mercredi, 09 décembre 2009
Mieux vaut être musulman en Suisse que chrétien en Libye
Après le référendum sur les minarets en Suisse, Mouammar Kadhafi avait déclaré que ce vote «avait donné un argument aux pays musulmans pour interdire les constructions des églises». Le journal sénégalais Le Quotidien fait le point sur la situation des chrétiens en Libye, pays totalement musulman. Edifiant.
L’envoyé spécial du journal à Tripoli a récolté des témoignages à l´occasion de la célébration, mardi 1er septembre 2009, des 40 ans de pouvoir du colonel Mouammar Kadhafi.
«Ici, il suffit juste qu´on vous voit avec une croix pour vous détester», a déclaré au journal, un catholique nigérian, ajoutant: «Les gens n’aiment pas les chrétiens dans ce pays».
Estimés à environ un million, les chrétiens se retrouvent surtout parmi les travailleurs européens, asiatiques, africains et les migrants africains, en grande partie du Nigeria, du Cameroun et du Ghana. En transit pour se rendre en Italie ou dans un autre pays d´Europe, ils sont obligés de se conformer aux normes en vigueur dans le pays. De ce fait, ils célèbrent la messe le vendredi au lieu du dimanche.
En Libye, comme dans la plupart des pays arabes, le vendredi est le seul jour non ouvrable de la semaine.Les catholiques ne disposent que d´une seule église à Tripoli, la capitale.
Elle est située dans le quartier de Dakhara, non loin du port, à l´extrémité de la ville. Elle accueille chaque vendredi des milliers de chrétiens pour la messe. En dehors des taxis, très peu de véhicules fréquentent la zone de l’église. Les rares automobilistes qui traversent la place devant le lieu de culte catholique roulent à vive allure. «C´est tout comme pour fuir un endroit maudit. Il n´est pas rare de voir un véhicule rouler en trombe vers la foule», rapporte le Quotidien (…)Au-delà de la pratique religieuse, les chrétiens libyens sont aussi victimes d´agressions de jeunes. «Ils ont des couteaux et prennent tout ce que ce qu´ils trouvent sur leurs victimes. Ceux qui résistent sont facilement poignardés», a dénoncé un autre Nigérian, notant que tous les Libyens, même les plus jeunes, portent une arme.
Source /Via Salon Beige
19:04 Publié dans International, Médias, Politique, Religion | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : suisse, référendum, islamisation, immigration, minarets, kadhafi, chrétiens
jeudi, 03 décembre 2009
Le totalitarisme démocratique proposé par Cohn-Bendit à la suite du référendum suisse contre les minarets
Interrogé à propos du référendum suisse, Daniel Cohn-Bendit donne libre cours à sa conception très personnelle de la démocratie et de l'Histoire de la Suisse. Les Suisses apprécieront. Extraits :
"(...) La limite démocratique est à mes yeux franchie. Je suis pour une démocratie directe "encadrée" par une Constitution qui ne permette pas de voter sur n'importe quoi. Une votation comme celle des minarets, qui cible une communauté en particulier, restera une tache noire sur la réputation de la Confédération. Pour l'effacer, les Suisses n'ont qu'une solution: se mobiliser et revoter (...)
Les Suisses ont voté comme le feraient sans doute une bonne partie des Européens : avec l'angoisse vis-à-vis de l'islam rivée au corps, avec en tête les images des attentats-suicides au Pakistan et en Afghanistan (...) C'est toute la difficulté de l'islam, dont la réalité est aujourd'hui défigurée par des petits groupes extrémistes ultra-violents. Mais cela n'excuse rien car, pardonnez-moi, la Suisse nous a dans l'histoire habitués à ce genre d'attitude. Je pense évidemment à la Seconde Guerre mondiale. La Suisse n'a alors eu aucun problème à sacrifier ceux qui butaient contre ses frontières et demandaient l'asile. Le problème helvétique, c'est cet égoïsme des riches (...)
La priorité de l'élite politique suisse hostile à ce vote doit être de remobiliser la population en vue d'un nouveau référendum. Ce sera dur, et alors? Capituler devant cette angoisse populaire serait une défaite pour tous les démocrates. Le moment est venu d'un grand débat en Suisse sur le sujet de l'immigration. La Suisse ne doit pas se laisser ligoter par cette décision populaire jusqu'à la fin des temps.
Cette interdiction des minarets, indigne à mes yeux, ne peut pas être ignorée par l'Union (...) On ne peut pas continuer les relations bilatérales comme si de rien n'était. Le Parlement européen, doté de nouvelles compétences par le Traité de Lisbonne, devrait d'ailleurs très vite interroger à ce sujet la nouvelle haut représentante de l'UE pour les Affaires étrangères (...)"
Ces propos hallucinants pourraient prêter à sourire si ils n'étaient l'expression la plus aboutie de la conception de la démocratie au sein de la classe politique française et européenne actuelle. D'ailleurs la conclusion de Cohn-Bendit qui consiste à faire appel au Traité de Lisbonne et aux institutions européennes pour faire plier la Suisse (qui ne fait pas partie de l'Union Européenne) est symptomatique. C'est dire la liberté qu'il reste désormais aux Nations membres de l'UE...
12:14 Publié dans Culture, Europe, Politique, Religion | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : suisse, minarets, référendum, daniel cohn-bendit, islamisation, europe chrétienne
mercredi, 02 décembre 2009
Du référendum suisse contre les minarets à la vision de la démocratie
Des minarets suisses ou du non français à Lisbonne?
Cet article du Courrier international n'hurle pas avec les loups. Ecrit à propos du refus des Suisses de voir se construire des minarets sur leur sol, il s'adapte finalement bien au referendum français renié par notre classe politique :
" Rarement aura-t-on vu se creuser en Suisse un tel fossé entre les élites et les citoyens ordinaires.
Mes collègues des médias s’inquiètent et font erreur : le résultat du référendum n’est pas l’expression de la peur, mais du courage. Une majorité de Suisses, en dépit de toutes les injonctions, se sont arrogé la liberté d’exprimer une autre opinion que celle souhaitée par les politiques et les intellectuels. Il faut avoir une vision bien étriquée de la démocratie pour considérer qu’un référendum ne devrait aller que dans un sens. La démocratie, c’est un pouvoir d’Etat fondé sur le choix. Il n’y a qu’en Corée du Nord ou à Cuba que les gens, si tant est qu’on leur demande leur avis, disposent d’un bulletin sans choix possible.
Les inquiétudes répandues aujourd’hui par les fonctionnaires européens ou les journalistes allemands sont tout aussi erronées : l’Union européenne en particulier, mue par son ambition de devenir un Etat, s’est transformée en un instrument de déni de la démocratie. Nombre d’institutions de Bruxelles sont conçues du haut vers le bas, et fondées sur une solide méfiance vis-à-vis de leurs propres populations. En Suisse, c’est exactement le contraire : ici, la démocratie s’est implantée en tant que mode de gouvernement fondé sur la méfiance institutionnalisée du bas vers le haut. Les initiatives et les référendums, les droits élémentaires du peuple sont l’épée de Damoclès des citoyens contre la classe politique. Ce qui est dénigré dans les journaux allemands comme des “dommages collatéraux” ou l’expression d’une “peur diffuse”, ce sont les “systèmes de contrôle” essentiels de l’un des plus anciens Etats de droit de la planète".
On peut se demander si on n'assiste pas par ces exemples à la démonstration du paradoxe de la démocratie, de ses limites ou simplement de sa triste réalité, leurre pour les peuples et outil du politique.
18:19 Publié dans Médias, Politique, Religion | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : suisse, minarets, islamisation, démocratie, europe chrétienne, référendum, pays réel
vendredi, 19 décembre 2008
Luxembourg - un référendum contre l'euthanasie ?
Il y a eu un Luxembourgeois à se saisir de la possibilité du référendum pour tenter de faire capoter ensemble la révision constitutionnelle et la loi sur l’euthanasie.
Voici donc LE Luxembourgeois qui s’oppose à tout l’establishment politico-médiatique qui voulait cacher la possibilité du référendum.
Il s’appelle Jeannot Pesché. Brasseur à la retraite, catholique pratiquant, il est connu au Luxembourg pour son blog sur les acouphènes. Il a été également signataire d’une pétition organisée par le conseil diocésain pour le maintien du dimanche comme jour de repos.
Dès le 4 décembre il lançait sur le forum de RTL un appel à tous les Luxembourgeois opposés à la révision de la Constitution de se présenter directement auprès de lui pour obtenir 25.000 signatures.
Car l’article 114 de la Constitution stipule que dans le cas d’une révision constitutionnelle, tout citoyen peut demander l’organisation d’un référendum s’il obtient au moins 25.000 signatures. Le référendum tient lieu alors de seconde lecture.
Concrètement, ce citoyen doit réunir un « comité d’initiative » composé d’au moins cinq citoyens, qui fait une demande écrite au Premier ministre dans les 14 jours qui suivent le vote en première lecture. Le Premier ministre vérifie la régularité de la demande. Il ne lui appartient pas d'en juger l'opportunité.
Une fois que le Premier ministre a donné son accord, chaque commune doit informer les électeurs qu'ils peuvent soutenir la demande d'organisation d'un référendum en apposant leur signature sur la liste d'inscription. Les listes sont closes au bout de deux mois.
Le Premier ministre a reçu hier la lettre de Jeannot Pesché.
16:34 Publié dans Ethique, Europe, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : luxembourg, euthanasie, jeannot pesché, référendum, grand-duc henri, catholique
vendredi, 13 juin 2008
Merci aux Irlandais : ils ont dit NON en notre nom !
Le peuple irlandais a parlé : c’est NON au Traité européiste de Lisbonne !
Le NON du peuple irlandais résonne comme ceux des peuples français et néerlandais en 2005.
C’est une giffle historique à tous ceux qui entendent nous imposer le mondialisme par l’intermédiaire de l’oligarchie technocratique apatride.
Aujourd’hui, peuples et nations d’Europe, nous sommes tous des Irlandais !
17:06 Publié dans Culture, Europe, Politique, Social | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : traité européen, irlande, référendum, souveraineté, patriotisme, chrétienté
vendredi, 06 juin 2008
NON au Traité de Lisbonne !
Irlande : Le NON en tête des sondages
Ludovic de Danne, 06.05.2008
A moins d'une semaine du référendum sur le Traité de Lisbonne le NON va peut être l'emporter. Depuis l'enquête de la Commission référendaire irlandaise du 28 avril dernier, qui révélait que 80% des Irlandais ne savaient pas ce qui se trouvait dans le traité de Lisbonne, le NON a lentement progressé pour arriver désormais en tête selon un sondage du "Times/TNS mrbi poll" du 5 juin[1].NON : 35 % (+17)
OUI : 30 % (-5)
Ne Savent Pas : 28 % (-12 points)
N'iront pas voter 7%
L'issue du scrutin peut encore paraître incertaine du fait d'un nombre encore très élevé d'indécis. Il faut espérer que l'adage "Dans le doute, abstiens-toi" fonctionne comme ce fut le cas lors du premier référendum irlandais sur le Traité de Nice en 2001.
Le camp du OUI aura fait bien d'autres erreurs. Avec une campagne référendaire déséquilibrée, tant sur le plan financier que médiatique certains irlandais se sont sentis agressés. En effet, appuyés par les eurocrates bruxellois tout semblait bon pour des élites irlandaises au comble de l'arrogance quitte à terrifier les électeurs en insistant sur les "graves conséquences" que pourrait provoquer un NON irlandais. Il était de surcroît vivement suggéré de voter OUI afin de ne pas passer pour des nuls ou des parias, parce que l'Irlande "serait redevable" d'une Europe dont elle avait tant bénéficié.
La méconnaissance du Traité comme moyen d'explication méprisant n'est pas une raison suffisante pour trouver un raison à son rejet progressif. De plus en plus d'Irlandais se sont rendus compte, pour différentes raisons, à la fois de droite (perte de souveraineté, immigration massive, avortement) ou de gauche (droits sociaux, dumping social, neutralité militaire, mondialisation) qu'ils doivent rejeter ce traité.
Apparaît ainsi nettement une opposition idéologique applicable à toute l'Europe entre les tenants de l'aventure mondialiste (Europe de Bruxelles, ultralibérale) et ceux de la garantie nationale ou alter européenne (Europe de la coopération, Europe des Nations)
Malgré cette mascarade, le référendum aura fait émerger de nombreux thèmes dont celui de l'immigration[2].
16:18 Publié dans Europe, Politique, Social | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, référendum, irlande, souveraineté, droite nationale












L’envoyé spécial du journal à Tripoli a récolté des témoignages à l´occasion de la célébration, mardi 1er septembre 2009, des 40 ans de pouvoir du colonel Mouammar Kadhafi.