mardi, 10 juin 2008
Principe non négociable
Le mariage entre homme et femme est un "principe non négociable" pour que "cohabitent de manière correcte vie civile et vie chrétienne", a plaidé le cardinal José Saraiva Martins lors de l'homélie du pèlerinage annuel de Fatima le 13 mai dernier.12:29 Publié dans Ethique, Europe, Religion | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mariage, belgique et chrétienté, cardinal saraiva martins, catholique, vie chrétienne
lundi, 04 février 2008
Mgr Rey dénonce le Traité de Lisbonne et ses dispositions anti-famille
L'évêque de Fréjus-Toulon relève les reculs en matière éthique intégrés dans le traité de Lisbonne. Ils concernent des points essentiels et non-négociables : le respect de la Vie, le mariage, la famille, la protection de la vie des plus faibles.
Voici le texte de monseigneur Rey :
"Le vote du Parlement français rassemblé solennellement à Versailles le 4 février, puis celui des deux chambres séparément le 7 février, va autoriser la ratification du traité modificatif européen, dit de Lisbonne. Il est destiné à remplacer le projet de Constitution, que Français et Hollandais ont rejeté par voix référendaire en 2005.
L’incorporation dans le nouveau texte soumis aux élus de la nation de la Charte européenne des droits fondamentaux accordera de fait à ce “mini-traité” une valeur juridique contraignante pour les Etats signataires.
Cette Charte représente sur plusieurs points une rupture intellectuelle et morale avec les autres grandes formulations juridiques internationales, en présentant une vision relativiste et évolutive des droits de l’homme qui met en cause les principes du droit naturel.
Tout d’abord, la Charte stipule avec raison que “le droit de se marier et de fonder une famille est garanti”. Mais elle se garde de spécifier le sexe des conjoints. Elle dissocie explicitement la notion de mariage, de celle de famille. Ceci constitue une rupture avec la Déclaration universelle des droits de l’homme, adoptée à l’ONU en 1948, laquelle définissait la famille comme l’union d’un homme et d’une femme, et faisait d’elle le socle anthropologique de la société.
De même, le texte proposé, qui consacre le principe de non-discrimination pour orientation sexuelle, ouvre ainsi la porte à la jurisprudence européenne pour reconnaître l’équivalence de tous les types de mariage, tant en ce qui concerne l’adoption d’enfants que la procréation médicalement assistée (cf. la récente condamnation de la France par la Chambre haute européenne des droits de l’homme, parce qu’elle avait refusé l’adoption d’un enfant par une femme célibataire homosexuelle). Progressivement, le droit à l’enfant prévaut sur le droit de l’enfant, en particulier celui de naître ou celui d’avoir un père et une mère.
Par ailleurs, la Charte restreint considérablement le domaine de la protection de la vie humaine. S’il est rappelé que seule la personne humaine a droit à la vie, la protection de l’enfant à naître est mise en cause, puisque, selon l’un des derniers avis rendus par le Tribunal européen, “l’enfant à naître n’est pas considéré comme une personne”. L’embryon humain, notamment in vitro, ne bénéficie plus d’une protection pénale. C’est ainsi que la Charte interdit seulement le clonage à but reproductif sans jamais mentionner le clonage embryonnaire à des fins thérapeutiques. Il s’agit, là encore, d’un net recul par rapport aux précédents instruments juridiques européens, en particulier par rapport à la Convention de biomédecine du Conseil de l’Europe adopté en 1997, qui précisait “qu’est interdite toute intervention ayant pour but de créer un être humain génétiquement identique à un autre être humain, vivant ou mort... ”.
La recherche sur les embryons surnuméraires, le diagnostic préimplantatoire, la fabrication d’embryons hybrides..., risque de ne plus être encadrée sur le plan juridique.
Enfin, la disparition de “l’interdiction d’infliger à quiconque la mort intentionnellement”, comme le reconnaissait la Convention européenne des droits de l’homme de 1950, ouvre-t-elle le champ à une dépénalisation de l’euthanasie et du suicide médicalement assisté ?
Dans sa première encyclique Dieu est amour, Benoît XVI souligne que “L’Eglise veut servir la formation des consciences dans le domaine politique et contribuer à faire grandir les perceptions des véritables exigences de la justice” . Au moment où nos parlementaires vont se prononcer sur le processus d’unification européenne, puissent-ils ne pas oublier les fondements éthiques qui garantissent le respect de la personne humaine, depuis sa conception jusqu’à sa mort naturelle, et qui sont constitutifs d’une humanité respectueuse du droit des plus faibles".
11:19 Publié dans Ethique, Europe, France, Politique, Religion | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Belgique et Chrétienté, Mgr Rey, Traité de Lisbonne, euthanasie, avortement, homosexualité, mariage
mardi, 13 février 2007
« Le mariage, c’est l’union d’un homme et d’une femme »
Lyon : Déclaration commune des chrétiens, juifs et musulmans sur le mariage
ROME, Lundi 12 février 2007 (ZENIT.org) – « Les récits fondateurs de l’humanité sont bâtis sur la différence et la complémentarité de l’homme et de la femme. Les croyants en voient l’attestation dans les récits de la création que leur transmet la Parole de Dieu : ‘Au commencement, Dieu créa l’homme et la femme’ ».
C’est ce qu’affirment les responsables chrétiens, juifs et musulmans de la région de Lyon dans une déclaration commune sur le mariage, publiée sur le site du diocèse.
12:40 Publié dans Ethique, France, Politique, Religion | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mariage, homosexuel, gay, droit naturel, catholique
samedi, 10 février 2007
Colombie : Le pape préoccupé par les lois sur la vie et la famille
ROME, Vendredi 9 février 2007 (ZENIT.org) – Le pape a déclaré ce vendredi que les lois touchant à la vie humaine, la maladie et la famille le préoccupent de manière particulière.
Benoît XVI a reçu ce matin les lettres de créance du nouvel ambassadeur de Colombie près le Saint-Siège, Juan Gómez Martínez, ancien maire de Medellín et ancien gouverneur de l’Etat d’Antioquía.
« En tant que pasteur de l’Eglise universelle, je ne peux m’empêcher d’exprimer ma préoccupation pour les lois qui concernent des questions très délicates comme la transmission et la défense de la vie, la maladie, l’identité de la famille et le respect du mariage ».
« Sur ces thèmes et à la lumière de la raison naturelle et des principes moraux et spirituels qui viennent de l’Evangile, l’Eglise catholique continuera à proclamer sans cesse la grandeur inaliénable de la dignité humaine », a affirmé l’évêque de Rome.
Le pape a lancé un appel « à la responsabilité des laïcs présents dans les organes législatifs, au gouvernement et dans l’administration de la justice, afin que les lois expriment toujours les principes et les valeurs conformes au droit naturel et qui promeuvent l’authentique bien commun ».
14:57 Publié dans Ethique, International, Politique, Religion | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mariage, famille, identité, catholique
jeudi, 18 janvier 2007
Noces de Cana
Noces de Cana, 2° dimanche après l’Epiphanie : 14.01.2007
L’évangile des noces de Cana nous rappelle l’importance de la cellule de base de toute société : le mariage. Cette importance est telle que notre Seigneur a voulu être présent à des noces pour sanctifier le mariage. Par sa présence, Il a fait du mariage, une réalité surnaturelle c’est-à-dire un sacrement. Et saint Paul précise qu’il s’agit d’un grand sacrement. L’importance du mariage apparaît aussi dans le fait que le mariage est la vocation la plus commune parmi les hommes.
Cependant, le mariage n’est pas la seule vocation possible qui se présente à l’homme ; le célibat dans lequel l’homme renonce au mariage pour des raisons supérieures est la seconde vocation possible. Malheureusement, le célibat est souvent décrié comme contraire à la nature humaine, voire comme humainement impossible. Nous avons heureusement l’exemple de notre Seigneur, de saint Jean-Baptiste, de saint Jean et saint Paul qui nous montre très clairement que le célibat est parfaitement conforme et possible à la nature humaine.
Il y a deux types de célibat : le célibat consacré et le célibat non consacré. Le célibat consacré est le célibat que nous trouvons dans la vocation sacerdotale et dans la vocation religieuse. Ce célibat est consacré par le vœu public de chasteté que font ceux qui veulent vivre dans le célibat consacré. Il y a aussi le célibat non consacré qui concerne les laïcs qui pour l’amour de Dieu ont choisi de renoncer au mariage. Certains de ces laïcs font parfois le vœu privé de chasteté. Le célibat non consacré est souvent choisi par des laïcs qui désirent se donner entièrement à une bonne œuvre comme l’enseignement, la médecine, l’aide à un parent handicapé.
Nous devons maintenant parler de ceux qui ne supportent plus le célibat qu’ils ont pourtant librement choisi. Ce dégoût du célibat librement choisi dans le passé peut se rencontrer aussi bien dans le célibat consacré que dans le célibat non consacré. A ce moment-là, celui ou celle qui éprouve un tel dégoût de son célibat n’arrive plus à s’épanouir et la tentation de se libérer du célibat se présente alors avec beaucoup de force.
C’est le cas de tous les prêtres qui réclament depuis longtemps et avec toujours plus de force le droit de se marier. C’est le cas aussi de certains qui vivent dans le célibat non consacré sans s’y épanouir. Ils subissent leur état de célibataire et cela se remarque aux trois signes suivants. Premier signe, ils considèrent souvent que d’une façon générale, les prêtres parlent trop du mariage, des personnes mariées et de la famille nombreuse. Deuxième signe, ils sont souvent aigris et ils en veulent un peu à tout le monde. Troisième signe, ils sont souvent envieux des joies simples et innocentes que manifestent les gens mariés.
Le mariage est une bonne chose ; c’est un grand sacrement nous dit saint Paul. Le célibat est meilleur que le mariage et c’est l’enseignement de saint Paul. Mais saint Paul précise que chacun reçoit de Dieu sa vocation : tel est appelé par Dieu au mariage, tel autre au célibat consacré ou non consacré. Il s’agit de vivre nous dit saint Paul chacun dans la vocation qu’il a reçue de Dieu sans mépriser la vocation du prochain et sans l’envier. Il y a des personnes mariées qui envient les célibataires ou qui les méprisent et il y a aussi des personnes qui vivent dans le célibat qui envient ou méprisent les personnes mariées.
Notre Seigneur en assistant aux noces de Cana et en y faisant son premier miracle nous montre que les uns et les autres sont dans l’erreur. Si je suis dans les liens sacrés du mariage, je dois respecter et même vénérer l’état plus parfait du célibat. Si je vis dans l’état plus parfait du célibat, je dois respecter ceux qui vivent dans les liens sacrés du mariage. La sainteté ne consiste ni dans le mariage ni dans le célibat mais seulement à vivre le plus parfaitement possible la vocation que Dieu nous a donnée.
06:41 Publié dans Religion, sermons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mariage, évangile, sacrement, vocation, catholique










