vendredi, 24 octobre 2008
Le Christ moqué à Namur
Pourquoi avoir utilisé la personne de Notre-Seigneur ?
Un collectif de pseudo artistes a placé un grand Jésus en papier mâché affalé sur un fauteuil regardant la télévision, sur la plateforme du parking de la place d'Armes à Namur. Le collectif se justifie :
«Namur, c'est une gentille petite ville mais elle dort un peu trop. D'ailleurs, même Jésus ne sait plus trop quoi y faire. Alors lui aussi décide de passer son temps à regarder la télé, se couper de l'extérieur, devenir un petit légume. Notre message, c'est de faire comprendre à tous que la Ville n'appartient pas qu'aux autorités, aux politiciens... Faut pas toujours attendre les autorisations pour entreprendre quelque chose.»
Autour d'un bon petit café bien chaud, la bande se lance au jeu des pronostics. Combien de temps le Jésus téléphage restera-t-il en place ? Le moins lontemps possible, espérons-le.
Si vous souhaitez réagir, vous pouvez envoyer un courriel à namurappellevivants@yahoo.com
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mardi, 08 juillet 2008
Très précieux Sang 2008 (sermon)
Nous avons commencé ce mois de juillet avec la fête du très précieux Sang et ce dimanche, j'aimerais dire quelques mots sur le très précieux Sang de Notre Seigneur.
Chaque jour, à chaque messe, le prêtre prononce ces paroles de la consécration du calice : « Ceci est le calice de mon sang qui sera versé pour vous et pour beaucoup en rémission des péchés. »
Par ces paroles, le prêtre rappelle la valeur expiatoire du Sang de Jésus et il suggère la triste réalité du refus de la grâce du très précieux Sang de Notre Seigneur.
En effet, le Sang de Jésus a une valeur universelle pour effacer les péchés de tous les hommes de tous les temps : c'est le rachat de tous les hommes par le Sang de Jésus. En droit, Notre Seigneur a payé la dette qui découle des péchés de tous les hommes et c'est dans ce sens que nous pouvons affirmer qu'Il a versé son Sang pour tous les hommes.
Mais ce rachat doit être ensuite accepté par chaque homme en particulier et c'est toute la doctrine de l'application à chaque âme de la valeur expiatoire universelle du Sang de Jésus. Cette application nécessite une adhésion volontaire pour recevoir toute l'efficacité du très précieux Sang. Saint Augustin le résume de façon admirable en disant : « Dieu qui t'a racheté sans toi, ne te sauvera pas sans toi. » Le rachat par le Sang du Christ est universel et indépendant de notre volonté tandis que le salut par ce même Sang n'est pas universel et il dépend de notre bonne volonté.
En effet, il y a eu des hommes ; il y a des hommes et il y aura encore des hommes qui ne veulent pas du salut offert par le Sang de Notre Seigneur. Rachetés par le Sang du Christ, ils refusent d'être aussi sauvés par ce Sang. Et c'est pourquoi dans les paroles de la consécration du calice, le prêtre ne dit pas que le Sang du Christ est versé pour tous mais seulement pour beaucoup.
L'application de la vertu universelle du Sang de Jésus à chaque âme se fait tout spécialement par la fréquentation des sacrements et en particulier par la réception du baptême et de la pénitence.
Celui qui refuse le sacrement de baptême refuse que la vertu du très précieux Sang lui soit appliquée : racheté par le Sang du Christ, il ne pourra pas être sauvé contre son gré par le Sang du Christ. Le Sang du Christ doit couler sur chaque âme afin qu'elle soit sauvée.
Le sacrement de pénitence a été institué pour ôter le principal obstacle au salut : le péché mortel. Or c'est le Sang de Jésus qui efface le péché. Donc celui qui refuse le Sang de Jésus ne pourra être délivré du péché mortel ; il ne pourra pas être sauvé. Et c'est pourquoi, le sacrement de pénitence est appelé la seconde planche de salut, la première étant le sacrement de baptême. Chaque fois qu'une âme reçoit l'absolution sacramentelle, elle se plonge dans le Sang de Jésus.
Aimons le saint sacrifice de la messe qui met à notre disposition le Sang de Jésus sans lequel il n'y a de salut pour personne ! C'est pourquoi certains pensent que quand il n'y aura plus de messe, ce sera la fin du monde. Aimons donc notre sainte messe ! Et à chacune de nos confessions, pensons à ce Sang qui nous purifie de nos péchés ! Ainsi soit-il !
11:21 Publié dans Religion, sermons | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : catholique, christ-roi, jésus-christ, calice, sang du christ
mardi, 03 juin 2008
Sacré-Cœur 2008 (sermon)
Le Sacré-Cœur de Jésus est l'amour de Dieu pour les hommes. L'amour de Dieu a deux caractéristiques qui le distinguent de l'amour des hommes.L'amour de Dieu est un amour créateur. La raison de la création est l'amour de Dieu pour les hommes. Les premiers chapitres de la Bible montrent que Dieu aime ce qu'Il a fait. La création est une grandiose manifestation de l'amour de Dieu.
L'amour de l'homme n'est pas créateur. Ce que l'homme aime, il ne l'a pas créé tandis que Dieu aime et n'aime que ce qu'il a créé.
L'amour de Dieu est aussi et uniquement un amour de bienveillance ; un amour qui veut le bien de ce qui est aimé. Dieu aime ses créatures c'est-à-dire qu'Il leur veut du bien, tout le bien qui est proportionné à la nature de chaque être. Cet amour de Dieu est uniquement bienveillant car Dieu ne retire rien de l'amour qu'Il porte à ses créatures. Le fait que Dieu aime ses créatures ne lui ajoute rien car Il est lui-même à l'origine de toute la bonté qui se trouve dans ses créatures.
L'amour de l'homme n'est pas toujours un amour de bienveillance; il est parfois, si ce n'est souvent, un amour de concupiscence.
Souvent, l'homme recherche son propre bien quand il aime; son amour n'est pas toujours désintéressé. Cet amour de concupiscence peut devenir un égoïsme tandis que l'amour de Dieu n'est jamais et ne sera jamais un égoïsme.
Tel est l'amour du Sacré-Cœur : un amour créateur et un amour uniquement de bienveillance. Le Sacré-Cœur a tout créé par amour et il veut le bien de tous les hommes. Ce bien est d'abord naturel. Le Sacré-Cœur veut le bien naturel de tous les hommes à savoir le bien du corps, le bien de l'intelligence et le bien de la volonté. Pour le bien du corps, il a créé pour ce qui sert à la nutrition et à la guérison des hommes. Pour le bien de l'intelligence, il a créé toutes ces disciplines
scientifiques qui permettent de connaître cette nature qui vient de l'amour du Sacré-Cœur. Pour le bien de la volonté, il donne les lois de la bonne éducation.
Ce bien est enfin surnaturel par la communication de la grâce sanctifiante, des vertus théologales et des dons du Saint-Esprit. Le Sacré-Cœur veut surtout le bien surnaturel pour les hommes qu'Il a créé. Mais malheureusement, les hommes ne veulent pas de ce bien surnaturel. Ils ne veulent pas de la foi qu'ils qualifient de mythes; ils ne veulent pas de l'espérance car ils mettent tout leur espoir dans les progrès des sciences.
Les hommes ne veulent plus de la charité. Ils parlent sans cesse de l'amour, mais l'amour des hommes est souvent une caricature de la charité. L'amour des hommes est souvent un amour de concupiscence alors que la charité est un amour de bienveillance. Lorsque l'amour des hommes est un amour de bienveillance, cet amour est encore bien souvent très loin de la charité. Lorsque l'amour des hommes est un amour de bienveillance, cet amour s'arrête à un amour naturel. On veut le bien naturel comme donner à manger à celui qui à faim, mais le bien de la volonté est souvent ignoré et que dire du bien surnaturel ? Qui veut encore le bien surnaturel des hommes ?
Cette fête du Sacré-Cœur nous invite donc à considérer quel est l'amour qui bat dans nos cœurs. Est-ce un amour de concupiscence qui débouche trop souvent dans l'égoïsme ? Est-ce un amour de bienveillance qui se limiterait seulement à nourrir les affamés ? Est-ce un véritable amour de charité qui cherche le bien surnaturel de tous les hommes ?
Seul cet amour est semblable à l'amour du Sacré-Cœur pour tous les hommes. Il est venu pour allumer ce feu sur la terre et il ne désire qu'une chose que ce feu embrase tout l'univers !
Ainsi soit-il !
11:34 Publié dans Religion, sermons | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sacré-coeur, charité, dieu, christ-roi, catholique, jésus-christ, chrétienté
mardi, 20 mai 2008
Très Sainte Trinité 2008
Nous célébrons ce dimanche le mystère central de notre sainte religion car c'est le mystère de ce que Dieu est en lui-même. Ce mystère nous enseigne qu'en Dieu, il y a trois personnes.
Le mot mystère n'est pas synonyme d'absurdité : la Trinité n'est pas une absurdité. Il n'est pas étonnant que ce que Dieu est en lui-même puisse échapper à l'intelligence humaine. Il faut être Dieu pour comprendre parfaitement ce que Dieu est en Lui-même.
Notre expérience quotidienne nous donne la connaissance de ce qu'est une personne. Ce mot de personne, nous ne l'attribuons pas à des animaux ou à des végétaux mais seulement à des êtres doués d'intelligence et de volonté. Pierre est une personne, mais le chien Castor n'est pas une personne. L'expérience quotidienne nous montre aussi qu'une personne a une unité qui la rend distincte de toute autre personne : Pierre est distinct de Jacques et on ne peut les confondre.
Pierre et Jacques sont des personnes humaines.
Le mystère de la très sainte Trinité nous enseigne qu'en Dieu, il y a trois personnes divines. Des personnes distinctes les unes des autres.
Ces personnes sont le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Il est donc impossible de confondre le Père avec le Fils, ou le Fils avec le Saint-Esprit.
L'expérience quotidienne enseigne que la pluralité des personnes humaines ne contredit pas l'unité de la nature humaine. Il y a plusieurs personnes humaines, mais il y a une seule nature humaine. Pierre et Jacques sont deus personnes humaines, mais Pierre et Jacques n'ont qu'une seule et même nature humaine. L'unité est du côté de la nature ; la pluralité est du côté des personnes.
Dans la Trinité, il y a pluralité et unité ; pluralité du côté des personnes et unité du côté de la nature. Il y a trois personnes divines distinctes les unes des autres, mais ces trois personnes n'ont qu'une seule et même nature divine.
Le mystère de la très sainte Trinité n'affirme pas la pluralité de la nature divine, ce serait une absurdité. Le mystère de la très sainte Trinité affirme la pluralité des personnes divines dans l'unité de la nature divine commune aux trois personnes divines.
Saint Paul écrit : « Sans la foi, il est impossible de plaire à Dieu.» Ce qui signifie que sans la foi au mystère de la très sainte Trinité, il est impossible de plaire à Dieu. Celui qui refuse que le Fils est une personne divine ne peut plaire à Dieu.
La très sainte Trinité est un mystère, par conséquent elle n'est pas l'aboutissement d'un raisonnement plus ou moins subtil et compliqué.
La très sainte Trinité est un mystère qui est cru par la soumission de l'intelligence à la Parole de Dieu. En effet, seul Dieu peut dire à l'homme ce qu'il est en lui-même. Aucun homme, quelque soit son intelligence, n'aurait pu le deviner.
Mon Dieu, je crois en votre Parole, je crois que vous êtes un seul Dieu en trois personnes, le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Ainsi soit-il !
15:14 Publié dans Religion, sermons | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : trinité, évangile, jésus-christ, dieu, catholique











