samedi, 14 juillet 2007

Anvers, capitale du communautarisme homosexuel

Du 12 au 15 juillet, la ville d'Anvers accueille un événement d'un genre particulier : les "eurogames", appellation hermétique désignant le championnat sportif homosexuel à l'échelon européen.

Les "eurogames" relèvent d'une initiative lancée en 1989 aux Pays-Bas.

Une fois de plus, il s'agit d'un exemple qui illustre bien le double langage du lobby homosexuel. D'un côté, ce lobby affirme plaider pour que les homosexuels soient traités sans différence avec les hétérosexuels. De l'autre côté, ce même lobby multiplie les initiatives distinguant les homosexuels du reste de la population. Il y a là une ambiguïté qui mériterait une analyse plus développée mais que l'on peut résumer par cette volonté omniprésente de prosélytisme du lobby homosexuel. Officiellement, ce lobby prétend lutter contre les discriminations. Mais en réalité, cherche-t-il autre chose que d'attirer le regard, de bénéficier d'un effet de mode et de se présenter comme "le" nouveau modèle de société ?

Un exemple parfait de cette mentalité : l'ouverture à Melbourne (Australie) d'un bar gay interdit aux hommes hétérosexuels, aux femmes et aux lesbiennes. Et un jugement d'un tribunal autorisant cette discrimination particulière.

Comment nier, dès lors, que nous assistons à une inversion des normes ?

Revenons à cette édition 2007 des "eurogames" qui se déroule à Anvers.

Est-ce bien de sport qu'il s'agit ? Un petit tour sur le site officiel de cet événement nous donne un aperçu du programme qui dépasse largement l'aspect sportif : entre deux compétitions, il y a aussi un festival du film gay et lesbien, des soirées gay, lesbiennes, drag queens, un festival de la chanson gay et même un concours Eurovision homosexuel.

Décidément, le communautarisme est bien au rendez-vous...

On est également en droit de s'interroger sur l'opportunité de mélanger à ce championnat sportif homosexuel deux journées sportives pour enfants ! Comment ne pas songer un seul instant que ce type d'activité participe dès le plus jeune âge au conditionnement qui influencera l'orientation sexuelle de ces enfants ?

Enfin, bien sûr, ces activités ne pourraient se tenir sans un important appui financier. D'où vient-il ? A la fois de subsides et de sponsoring. Le gouvernement flamand et la ville d'Anvers ont accordé, avec l'argent du contribuable, divers subsides à ces "eurogames". Quant à la liste des sponsors, on y trouve notamment la multinationale Coca-Cola, le rhum Bacardi, la vodka Eristoff, la brasserie Stella-Artois, la compagnie aérienne Brussels Airlines, la loterie Euro-millions, la représentation anversoise de Volvo et la société de transports en commun De Lijn. Un petit mot encore à propos des personnalités qui accordent leur soutien officiel à cette initiative : parmi elles les joueurs de foot Jean-Marie Pfaff et Gilles De Bilde, ainsi qu'Alain Courtois, l'ex-secrétaire-général de la fédération de foot belge reconverti en politique au MR. Autant savoir...

 

Alain Escada,

président de "Belgique et Chrétienté"

jeudi, 14 juin 2007

Le CDH ? Un leurre

L'ex-sénatrice Clotilde Nyssens (CDH) se présentait cette fois comme suppléante à la Chambre à Bruxelles.
Suite à l'habituelle présence sur cette liste de candidats "attrape-voix", il est plus que probable que cette suppléance l'amènera à combler une "chaise vide".
Se présentant volontiers comme la spécialiste des questions éthiques du CDH, Clotilde Nyssens fut donc interrogée brièvement par le journal Le Soir (11 juin 2007). Cette parlementaire souhaiterait-elle détricoter les textes qui règlent l'euthanasie, le mariage homosexuel, le clonage ? "Non, mais ne plus les étendre (...)", répond l'intéressée.
Voilà pour les naïfs qui croient encore que le CDH défendrait les valeurs chrétiennes, notamment en matière éthique. Adeptes du centre mou, ils se résignent dès l'adoption d'une mauvaise loi et n'entendent pas livrer le moindre baroud pour restaurer l'ordre naturel. Tout au plus prétendent-ils mener à l'occasion quelques batailles d'arrière-garde pour retarder l'étape suivante du déclin moral de notre pays. On connaît le résultat de ce lamentable marchandage. Il suffit de se souvenir des débats lors de l'adoption par le parlement de la modification législative autorisant le mariage homosexuel. Là de nombreux parlementaires parlaient de donnant-donnant : on accepte le mariage homosexuel et on ne rediscute plus de l'homoparentalité. De l'homoparentalité, on se contenta de n'en plus parler pendant quelques jours à peine, puis la machine destructrice des valeurs morales et familiales se remit en route.
D'abandon en abandon, nous voilà dans un pays où la vie n'est plus respectée, où le sens du mot famille est galvaudé au profit de l'inversion des normes et où les questions de bio-éthique sont laissées à des apprentis-sorciers. 
 
A une époque où le courage fait souvent défaut, répétons que les mauvaises lois doivent être défaites. Cela ne se fera pas en un jour, certes. Mais cela ne se fera certainement pas si l'on se résigne. 

 

Alain Escada,

président de "Belgique & Chrétienté"

http://belgiqueetchretiente.hautetfort.com/