lundi, 28 avril 2008

Tony Blair catholique ? Vraiment ?

1774730707.gif- ANGLETERRE : Tony Blair, un des architectes essentiels du culte mondial de la mort, s’est converti à l’Eglise Catholique le 21 décembre dernier. Que faut-il en penser ? Petite analyse en 3 phases : Tony Blair avant, pendant et après sa « conversion ».

 

1) AVANT : Déjà à l’époque où il n’était que député travailliste, il avait personnellement voté 3 fois en faveur de l’autorisation de l’avortement « jusqu’au jour de naissance ». Devenu Premier Ministre, il a promu la pratique des avortements secrets sur des écolières sans information des parents, ainsi que la pilule du lendemain pour les jeunes femmes ; il était l’avocat principal de la recherche destructive sur des embryons humains dans les laboratoires anglais; il a personnellement porté à la victoire les objectifs des homosexuels en Angleterre – et ailleurs. Son Gouvernement, viscéralement pro-avortement, anti-familial et anti-chrétien, était complice du projet de contrôle des populations à l’ONU. Sur le terrain religieux, Blair a fait fermer plusieurs agences d’adoption catholiques de Grande-Bretagne en raison de leur refus de confier des enfants à des couples homosexuels ; il a rendu illégale dans les écoles catholiques l’éducation morale basée sur les 10 commandements ; il a privé de subsides publics les œuvres de charité catholiques en leur enlevant le statut d’association d’utilité publique. La politique de Tony Blair – du Labour rouge-sang - est continuée aujourd’hui par son successeur Gordon Brown. En résumé, John Smeaton, directeur de la plus importante association pro-vie anglaise, le SPUC, a déclaré en février 2007 quand il y avait les premières rumeurs de conversion de Tony Blair au Catholicisme : « On peut dire qu’il n’y a virtuellement aucun domaine d’objectifs éthiques pro-vie ou pro-famille qui n’ait pas été rendu pire par le Gouvernement de Blair. » Témoignage terrifiant !

 

2) PENDANT : Sa demande de baptême – « pour pouvoir accompagner ma femme et mes enfants au banc de communion » - fut d’abord repoussée par le cardinal Cormac Murphy O’Connor, archevêque catholique de Londres. Mais Tony Blair s’est tourné vers Benoît XVI auquel il a rendu visite à Rome en automne 2007, pour recevoir l’autorisation de devenir catholique, ce qui fut accordé. Le cardinal O’Connor s’exécuta en recevant Tony Blair le 21 décembre 2007, pendant une cérémonie privée dans la résidence du cardinal, dans l’Eglise Catholique, laissant les Catholiques perplexes, car aucun acte de repentance de la part de Blair ne fut connu.

 

3) APRES : Au contraire, on peut lire dans la presse que, le 3 avril 2008, Tony Blair a participé à Londres au gala annuel de STONEWALL, principal mouvement homosexuel en Angleterre, où Blair avait justement fait le discours principal lors du dîner de 2007. Il a accepté qu’on vende aux enchères « de boire en privé une tasse de thé avec Tony Blair », ce qui a procuré un don de 25.000 Euro à cette association homosexuelle. La même semaine, Tony Blair est accueilli, dans la cathédrale Westminster (catholique) de Londres, pour parler en chaire de sa « Fondation Tony Blair », qui doit « promouvoir le respect, l’amitié et la compréhension entre les croyances religieuses majeures », en voulant faire de la religion « une force positive dans le monde », tout en excluant « les tendances exclusionistes et extrémistes dans les religions d’aujourd’hui » : bref, le programme du NEW AGE ! Par ailleurs, on peut lire dans la presse que les lois de Tony Blair portent des fruits toujours plus amères : pour la première fois un évêque anglican, Mgr Antony Priddis de Hereford, a été condamné début février par un tribunal anglais à un cours de ré-éducation sexuelle et une amende de 47.345 Livres Sterling pour avoir refusé la direction d’un mouvement de jeunesse à un homosexuel, ce grâce aux lois de Tony Blair.

source : UNEC 

samedi, 29 mars 2008

Le "gender" est-il une "idéologie" ?

ROME, Dimanche 23 mars 2008 (ZENIT.org) - Le « gender » est-il une « idéologie » ? Marguerite A. Peeters analyse les tenants et aboutissants dans cet entretien accordé à Zenit. Marguerite Peeters est belgo-américaine. Elle a récemment évoqué ce thème lors du congrès international organisé à Rome par le conseil pontifical pour les Laïcs, à l'occasion des 20 ans de « Mulieris dignitatem ».  L'auteur est rédactrice en chef de l' « Interactive Information Services » (cf. iis@skynet.be ), un service d'information spécialisé dans l'étude de la mondialisation, de ses concepts-clefs et de ses mécanismes opérationnels

Zenit - Au congrès qui a marqué les 20 ans de « Mulieris Dignitatem », vous êtes intervenue sur « l'idéologie du gender ». Si beaucoup parlent du gender, peu savent précisément de quoi il s'agit...

1043998668.jpgMarguerite A. Peeters - Gender se traduit diversement en français : entre autres, par égalité des sexes, égalité des genres, parité, sexospécificité, autonomisation de la femme ou diversité des genres ou des sexes. La multiplicité de ces expressions crée une confusion sémantique qui relève en fait d'une stratégie utilisée pour cacher le véritable sens du gender et éviter les définitions claires. Souvent le mot est utilisé dans sa langue originale, l'anglais. Le gender n'est pas à proprement parler une idéologie, mais un phénomène culturel, un processus subtil de déconstruction culturelle et anthropologique. Il est le fruit d'un long parcours révolutionnaire occidental qui, en particulier depuis la révolution française, a été mu par une conception faussée de l'égalité entre les sexes et une volonté perverse de « libérer » l'individu de tout cadre normatif donné par la nature, la tradition, la révélation et Dieu lui-même. L'objectif du gender est de permettre à chacun de choisir « librement » sa fonction sociale, son identité ou orientation sexuelle, sa « forme de famille ». Le gender considère la vocation de la femme en tant que mère et épouse comme une construction sociale contraire à l'égalité, comme un « stéréotype » à déconstruire. La déconstruction se fait  prioritairement par l'éducation des enfants (à l'insu des parents), mais aussi à travers les media, les législations, les politiques, les procédures décisionnelles dites « consensuelles », les « sessions de formation », la propagande tout azimut. La nouvelle culture favorise la promotion des divers droits des lesbiennes, homosexuels, bisexuels et transsexuels. On peut dire que le gender a déjà créé une culture mondiale dans laquelle parler de complémentarité homme-femme est devenu discriminatoire et contraire à l'éthique. Une nouvelle éthique mondiale du « libre choix » ainsi compris menace de remplacer les cultures traditionnelles non-occidentales et l'éthique judéo-chrétienne.

Zenit - Quelle est l'ampleur du phénomène ?

Marguerite A. Peeters - Incommensurable. Depuis la conférence de Pékin de 1995, lorsque ce concept est devenu l'objet d'un prétendu consensus mondial, le gender  s'est intégré au cœur des politiques internationales, régionales, nationales et locales, des instruments juridiques (comme le Protocole de Maputo en Afrique), des manuels scolaires, des codes éthiques des entreprises, des ONGs de développement, des Objectifs pour le Développement du Millénaire (ODM) censés être atteints d'ici 2015. Il s'est imposé comme priorité transversale de la coopération internationale. D'ores et déjà, le gender a pénétré dans nos sociétés par tous ses pores. Nous sommes maintenant en pleine phase d'application. Les agents de transformation exercent sur les pays en voie de développement une pression maximale. Dans de nombreux pays, notamment africains, des ministères du genre ont déjà remplacés les ministères de la famille : même s'il semble s'agir d'abord de promouvoir le développement social de la femme, la porte est désormais ouverte dans les pays en voie de développement à une déconstruction anthropologique opérée par des ingénieurs sociaux radicaux venant d'ailleurs. Le gender avance masqué.

Zenit - Pourquoi dites-vous que le mot « idéologie » ne convient pas ?

Marguerite A. Peeters - Parce qu'il évoque des systèmes de penser se rattachant à la modernité occidentale dont on a dit avec raison en 1989 qu'ils étaient finis en tant que systèmes, c'est-à-dire dans leur dimension intégrée, intellectuellement cohérente, clairement identifiable, totalisante, se rattachant à des « maîtres » à l'origine de « grandes théories » ayant donné naissance à des écoles de pensée : pensons au marxisme-léninisme, au nihilisme, au structuralisme, au kantisme, au positivisme, au modernisme, au nominalisme, à l'existentialisme athée et même, je dirais, au féminisme. Ces idéologies se sont déconstruites d'elles-mêmes les unes après les autres et le processus de déconstruction qu'elles ont enclenché ne charrie maintenant que des résidus. En Occident, depuis mai 68, le passage à la postmodernité s'est accéléré sans qu'on s'en rende compte ; on a basculé du rationalisme moderne à l'irrationnel postmoderne. En tant que processus ambivalent, diffus, insaisissable, sournois, opérant de l'intérieur des institutions et des cultures, difficile à identifier clairement, humainement incohérent, le gender appartient pleinement à la postmodernité occidentale. Les résidus du féminisme sont l à, mais le gender va encore plus loin dans la voie du radicalisme : il « célèbre » culturellement la diversité des choix de comportements sexuels au nom d'une égalité de pouvoir de tous les citoyens.

Zenit - Tout est-il négatif dans ce concept ?

Marguerite A. Peeters - Comme tous les concepts postmodernes, le gender opère une double déconstruction : d'une part celle du dessein de Dieu, et d'autre part celle des abus de la modernité. Le gender tente de répondre aux désordres réels du machisme, de l'autoritarisme, du cléricalisme, du paternalisme, de la domination de l'homme sur la femme qui est une conséquence du péché originel, comme nous le révèle le récit de la Genèse. Parlant à la femme après la chute, Yahvé dit : « Ta convoitise te poussera vers ton mari et lui dominera sur toi. » (Gen. 3, 16) Le gender répond à la domination masculine, non par l'amour et la réconciliation, mais par une révolte et une prise de pouvoir de la femme (empowerment) qui cherche à devenir l'égale de l'homme en termes de pouvoir social. Plaisir, pouvoir, possession de « connaissance » : ces tentations ont été les grands thèmes de la révolution féministe et sexuelle occidentale qui s'est mondialisée dans les années 1990 ; à travers le gender, elles sont même devenues une norme de la coopération internationale actuelle. Depuis la Genèse, on n'invente rien.

Zenit - Que déconstruit le gender ?

Marguerite A. Peeters - La structure anthropologique de l'homme et de la femme telle qu'elle a été créée par Dieu, qui est Père, Fils et1538661926.jpg Saint-Esprit. Autrement dit, le dessein d'amour trinitaire de Dieu sur l'homme et la femme. Le combat dans lequel nous sommes concerne l'homme lui-même, son origine divine et sa prédestination trinitaire. La mort de l'homme n'est-elle pas une conséquence de la « mort de Dieu » proclamée par Feuerbach et Nietzsche ? Nous sommes tous faits pour être père ou mère, fils ou fille, époux ou épouse, frère ou soeur. Or en niant la complémentarité anthropologique homme-femme, en voulant faire de tous des citoyens radicalement « égaux », en s'attaquant à la maternité comme une injustice sociale, en réduisant l'homme et la femme à leur fonction sociale, en en faisant des « partenaires » liés entre eux par un « contrat », on crée une culture qui empêche la réalisation de notre vocation humaine universelle.

Zenit - Un signe des temps, d'après vous ?

Marguerite A. Peeters - Oui, la « fin des idéologies » ne signifie pas pour autant la fin du processus antéchristique dont Saint Jean parlait déjà dans sa première épître (2, 18) : « déjà maintenant beaucoup d'antéchrists sont survenus ; à quoi nous reconnaissons que la dernière heure est là ». Nous savons qu'avant le retour du Christ, comme nous l'annonce Saint Paul dans la seconde lettre aux Thessaloniciens (2, 3-4), « doit venir l'apostasie et se révéler l'Homme impie, l'Etre perdu, l'Adversaire, celui qui s'élève au-dessus de tout ce qui porte le nom de Dieu ou reçoit un culte, allant jusqu'à s'asseoir en personne dans le sanctuaire de Dieu, se produisant lui-même comme Dieu ». Du début à la fin de l'histoire, nous sommes dans un combat apocalyptique. Nous pensons aussi à la question du Christ : « Quand le Fils de l'Homme reviendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? » L'aspect le plus préoccupant de la révolution culturelle mondiale et de l'ingénierie sociale qu'elle opère à une vitesse foudroyante est son lien direct avec l'apostasie. Nous avons constaté en Occident que la révolution culturelle n'a pas été sans conséquences pour la foi. C'est ce que nous rappelait, en novembre dernier, le Patriarche œcuménique Bartholomé : « La philosophie des Lumières en Occident et la révolution française ont déclenché une véritable révolution culturelle visant a remplacer la tradition précédemment chrétienne du monde occidental par une nouvelle conception de l'homme et de la société qui n'est pas chrétienne. »

Zenit - Quelle attitude les chrétiens doivent-ils avoir face à la révolution culturelle ?

Marguerite A. Peeters - Le premier service que l'Eglise ait rendre à l'humanité est d'être et de rester elle-même. Les chrétiens ne sont-ils pas appelés, pour emprunter à nouveau les mots du Patriarche, « à revenir à la plénitude, la jeunesse et la pureté de la tradition chrétienne de l'Eglise primitive » ? L'Eglise ne peut se compromettre avec des paradigmes, des programmes, des « valeurs », une éthique venant d'ailleurs. Or, souvent par ignorance, beaucoup de chrétiens se laissent séduire par la nouvelle éthique, ce qui les entraîne parfois jusqu'à l'infidélité au Magistère.

Zenit - Vous avez adressé votre livre « La mondialisation de la révolution culturelle occidentale : concepts-clefs, mécanismes opérationnels » prioritairement aux africains. Pourquoi ?

Marguerite A. Peeters - L'Occident doit faire son mea culpa et mesurer sa part de responsabilité dans le processus de déconstruction culturelle mondiale actuellement en cours. Le gender est un produit occidental qui est maintenant imposé à l'Afrique comme condition d'aide au développement. Or le gender menace les dons que Dieu lui-même a faits à l'âme africaine ; le sens de la paternité humaine et divine et d'une fraternité qui est filiale et non purement horizontale, la grâce de l'esprit d'enfance, la célébration de la maternité et de la vie.

samedi, 02 février 2008

Complot subversif contre la Famille : l'aveu maçonnique

50d11230db3e8870082a78af790ee0ec.jpg"Depuis 40 ans, le combat que nous menons a toujours été le même : contraception, libération des comportements sexuels, avortement, homosexualité et euthanasie... Nous avions l'appui d'une grande fraternelle parlementaire souhaitant arracher l'homme à l'obscurantisme multi-séculaire et le faire descendre du ciel à la terre"
Pierre Simon, ancien grand-maître, sur France-Culture le 8 octobre 2007

lundi, 19 mars 2007

La «loi sur l’homophobie» au Brésil impliquerait une persécution religieuse

Un projet de loi pourrait être voté au Sénat fédéral

ROME, Vendredi 16 mars 2007 (ZENIT.org) – Un projet de loi sur l’homophobie proposée par l’assemblée des députés du Brésil, et visant à punir comme un crime tout type de rejet de l’homosexualité a été soumis au vote des membres du Sénat fédéral le 15 mars.

Les sénateurs ont toutefois, pour l’instant, refusé de procéder au vote, apparemment en raison du nombre important de messages de courrier électronique et d’appels téléphoniques reçus ces derniers jours, de la part de citoyens appelant à renoncer à ce projet.

Selon l’avocate et présidente de la Fédération de Sao Paolo des Mouvements en Défense de la Vie, Maria das Dores Dolly Guimarães, si ce projet était voté, « outre les droits prévus dans la Constitution à l’intention de tout citoyen, la personne homosexuelle, par le simple fait d’être homosexuelle, obtiendra des privilèges ».

« L’homosexualité cessera d’être un vice pour devenir un mérite. Et qui osera critiquer ce comportement sera traité comme un criminel », a-t-elle affirmé.

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samedi, 17 février 2007

Comment résister au lobby gay ?

Sur Liberté Politique, Thierry Boutet explique que ce ne sont pas les revendications des gays qu'il faut satisfaire mais le droit des enfants qu'il faut protéger et donc que, même l'adoption simple (défendue par François Bayrou, voire par Nicolas Sarkozy avec le "tiers de confiance") est une menace :

"Les couples gay ne peuvent avoir un droit à l’adoption pour la simple raison qu’il n’existe pas de droit à l’enfant, pas plus chez les homosexuels que chez les hétérosexuels. L’enfant n’est pas un objet de droit, il est sujet de droit. Considérer une personne humaine comme un objet de droit c’est le mettre au rang de l’esclave.

 

la suite sur http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2007/02/comment_r...

mardi, 13 février 2007

« Le mariage, c’est l’union d’un homme et d’une femme »

Lyon : Déclaration commune des chrétiens, juifs et musulmans sur le mariage

ROME, Lundi 12 février 2007 (
ZENIT.org) – « Les récits fondateurs de l’humanité sont bâtis sur la différence et la complémentarité de l’homme et de la femme. Les croyants en voient l’attestation dans les récits de la création que leur transmet la Parole de Dieu : ‘Au commencement, Dieu créa l’homme et la femme’ ».

C’est ce qu’affirment les responsables chrétiens, juifs et musulmans de la région de Lyon dans une déclaration commune sur le mariage, publiée sur le site du diocèse.

(cf. http://catholique-lyon.cef.fr)

samedi, 03 février 2007

Les agences catholiques d’adoption face aux couples homosexuels

ZENIT, Agence d'information - Le monde vu de Rome.

 


ZF07020209

2007-02-02

Grande-Bretagne : Les agences catholiques d’adoption face aux couples homosexuels

Déception du cardinal Murphy O’connor

ROME, Vendredi 2 février 2007 (ZENIT.org) – Malgré l’appel des évêques et des autres confessions religieuses en Grande-Bretagne, le Premier ministre a annoncé que les agences catholiques d’adoption ne pouvaient être exemptées des lois qui préviennent les discriminations.

L’une de ces lois est « L’Equality Act 2006 », qui entrera en vigueur au mois d’avril après l’approbation du Parlement le mois prochain. Celle-ci interdit de refuser des biens, un service, ou d’accorder des facilités sur la base du sexe. Cette loi obligerait par conséquent les agences catholiques à accepter les demandes d’adoption de couples homosexuels.

Dans une déclaration, le cardinal Cormack Murphy O’connor, président de la Conférence épiscopale d’Angleterre et du Pays de Galles, s’est dit profondément déçu par cette décision.

La semaine dernière, le cardinal avait souligné dans une lettre envoyée au Premier ministre Tony Blair et aux membres de son cabinet que la réglementation prévue obligerait les agences catholiques à « agir contre les principes de l’enseignement catholique ».

L’exemption demandée par l’Eglise catholique de Grande-Bretagne, appuyée par les évêques d’Ecosse, l’Eglise anglicane et le Conseil musulman de Grande-Bretagne a été refusée. Le premier ministre a fait savoir que l’Eglise avait 21 mois pour appliquer la loi.

Le cardinal Murphy O’connor a affirmé : « Ce débat a soulevé des questions cruciales pour le bien commun de notre société. Nous pensons qu’il est urgent d’arriver à un nouveau consensus sur la manière de protéger le rôle public des organisations religieuses et défendre leurs droits ».

« Nous sommes profondément déçus par la décision du Premier ministre de ne pas accorder d'exemption à nos agences », a-t-il déclaré.

« Nous espérons que le débat parlementaire affrontera certaines des questions fondamentales basées sur le bien-être de l’enfant dont les besoins doivent toujours être mis au premier plan », a poursuivi le cardinal.

« Cela dit, nous remarquons et apprécions que le gouvernement ait dit souhaiter que l’expérience et l’excellent travail de nos agences ne soient pas perdus, surtout en faveur des enfants qui sont dans le besoin », a-t-il ensuite ajouté.

« Nous apprécions qu’une période de deux ans ait été prévue pour permettre une évaluation indépendante ».

« Nous soulignons que l’un des objectifs de cette période sera de ‘garantir que la précieuse compétence de ces agences d’adoption inspirées de la foi, à trouver une famille aux enfants plus vulnérables, et à offrir une vaste gamme de services post-adoption, soit maintenue et développée’. Durant cette période, les autorités locales continueront à soutenir et financer nos agences catholiques dans leur travail fondamental », a souligné le cardinal O’connor.

Le cardinal Murphy O’connor a ensuite réaffirmé le désir des évêques de collaborer avec le gouvernement : « Une partie importante de notre tradition catholique est de travailler de manière constructive avec le gouvernement, dans une coopération basée sur le respect mutuel, où l’on peut agir avec confiance et intégrité au service du bien commun ».