lundi, 02 novembre 2009

L'autorité parentale

doigtdedieu.jpgComme toute société, la famille ne peut pas subsister sans une autorité. Celle-ci s’exerce selon une double modalité : l’autorité qui dirige la marche de la famille toute entière, détenue par le mari, et celle qui permet aux enfants d’être guidés jusqu’à leur maturité, détenue par le père et la mère, qui se complètent l’un l’autre dans cette tâche.

L’autorité du mari sur son épouse nous est magnifiquement rappelée par saint Paul dans son épître aux Ephésiens, qui établit une analogie entre le mariage et l’union du Christ à l’Eglise :

« Que les femmes soient soumises à leurs maris comme au Seigneur, car le mari est le chef de la femme comme le Christ est le chef de l’Eglise, son corps, dont il est le Sauveur. Or de même que l’Eglise est soumise au Christ, les femmes doivent être soumises à leurs maris en toutes choses » (Eph V, 22-24).

Cette autorité du mari est éclairée par cette réflexion de Dieu, au moment de créer Eve : « Il n’est pas bon que l’homme soit seul : je lui ferai une aide semblable à lui » (Gen II, 18). La femme est certes aide, c’est-à- dire adjointe, assistante qui se soumet à l’autorité du chef, mais aussi de même nature que le mari : cette autorité ne s’exerce pas à l’égard d’un mineur ou d’une servante, mais de celle qui est la chair de sa chair, les os de ses os et avec qui le mari ne fait plus qu’un. Pie XII le rappelle dans une allocution aux jeunes époux (10/09/1941) :

« Mais envers la femme que vous avez choisie pour compagne de votre vie, quelle délicatesse, quel respect, quelle affection votre autorité ne devra-telle pas témoigner et pratiquer en toutes circonstances, joyeuses ou tristes ! ».

Il est à noter que cette subordination de la femme à son mari comporte un aspect pénible depuis la chute originelle : la punition d’Eve consiste également à ressentir douloureusement cette domination du mari (Gen III, 16), de même que l’homme éprouvera de la peine pour accomplir son travail. Mais comme l’homme moderne veut retourner au fruit défendu, se faire de nouveau Dieu mais sans plus connaître le châtiment de son orgueil, en conséquence la femme refuse cette juste subordination et prétend à une parfaite égalité avec l’homme. C’est la fin de la hiérarchie familiale qui entraîne la débâcle de la famille. Il est vrai qu’instaurer une démocratie dans la famille est une gageure : la majorité des voix semble difficile à atteindre lorsque les avis divergent.

La femme peut bien sûr exposer son avis ou présenter ses objections. La sagesse populaire n’a-t-elle pas d’ailleurs ciselé cette sentence : « Ce que femme veut, Dieu veut » ? Nous pouvons aussi rappeler ce que répondait Jean Jaurès à des camarades socialistes qui lui reprochaient la première communion de sa fille Madeleine : « Vous faites sans doute ce que vous voulez de votre femme, moi pas… ». Il n’empêche que l’épouse chrétienne s’humiliera en laissant le dernier mot à son mari et en le secondant loyalement dans ses vues, faisant le sacrifice généreux de sa volonté propre.

L’autorité des parents vis à vis de leurs enfants diffère sensiblement : il ne s’agit plus de deux personnes humaines majeures qui s’unissent volontairement pour fonder ensemble une famille, il s’agit d’un père et d’une mère qui dirigent leurs enfants afin de les faire parvenir à l’âge adulte. Cette autorité est plus absolue, on parle ici d’un pouvoir dominatif, mais elle est aussi transitoire : un jour, les enfants auront leur autonomie et décideront par eux-mêmes de la direction à donner à leur existence. Cette autorité s’effrite également de nos jours sous les coups de butoir des droits de l’enfant, de l’immixtion croissante de l’Etat et de la destruction de la famille qui entraîne en particulier la disparition de l’autorité paternelle.

La mentalité moderne nous pousse à considérer les enfants non plus comme des adultes en formation, des mineurs qui doivent attendre avant d’exercer leurs droits, mais comme des adultes en miniature, devant s’affranchir au plus tôt de toutes contraintes, tout en maintenant, cela s’entend, les obligations impérieuses de notre monde moderne, comme le devoir de consommation ou de dépravation morale. Ainsi, le devoir de juste correction qu’ont les parents ne peut-il plus s’exercer qu’avec de grandes précautions. Les enfants peuvent à tout moment appeler le 119 : le pouvoir civil viendra alors rappeler à l’ordre les parents fautifs. Certes, le pouvoir civil doit protéger les enfants maltraités et il n’interdit pas une juste correction. Il est cependant profondément subversif de mettre à disposition des enfants un tel service d’écoute téléphonique qui ne peut qu’effrayer les parents et leur faire renoncer à leur obligation de correction : « Celui qui ménage sa verge hait son fils, mais celui qui l’aime le corrige de bonne heure » (Prov XIII, 24).

L’Etat tend à s’ingérer toujours plus dans l’éducation, réduisant comme peau de chagrin l’autorité des parents. Le gouvernement actuel n’a-t-il pas interdit le regroupement scolaire ? Une famille pouvait autrefois confier un enfant à une autre famille pratiquant l’école à la maison. C’est désormais chose durement réprimée. L’Etat pose en principe que : « Tout mineur accueilli hors du domicile des parents jusqu’au quatrième degré ou de son tuteur est placé sous la protection des autorités publiques » (article L227-1 du code de l’action sociale et des familles). Les parents ne peuvent donc pas déléguer leur autorité et confier leurs enfants aux personnes de leur choix, l’Etat se déclare de droit le responsable des enfants dans ces cas. Ainsi, dès que sept mineurs sont accueillis pour ne serait-ce qu’une nuit hors du domicile familial, l’Etat impose ses règles contraignantes de régime de déclaration d’un séjour, d’encadrement des mineurs et de normes des bâtiments. Dernière étape : s’attribuer l’autorité sur les enfants dans tous les cas et la déléguer aux familles sous certaines conditions. Léon XIII rappelle justement, dans Rerum Novarum :

"L’autorité paternelle se saurait être absorbée par l’Etat, car elle a sa source là où la vie humaine prend la sienne. “Les fils sont quelque chose de leur père” ; ils sont en quelque sorte une extension de sa personne ; et, pour parler avec justesse, ce n’est pas immédiatement par eux-mêmes qu’ils s’agrègent et s’incorporent à la société civile, mais par l’intermédiaire de la société domestique dans laquelle ils sont nés. […] Ainsi, en substituant à la providence paternelle la providence de l’Etat, les socialistes vont contre la justice naturelle et brisent les liens de la famille ».

La destruction du lien familial avec la multiplication des divorces, des unions libres et des PACS donne l’algarade finale, le coup fatal à tout exercice d’autorité parentale. Les enfants sont ballottés entre leurs géniteurs, courtisés par le père et la mère afin de capter leur préférence. Les enfants n’ont plus deux parents, mais deux copains qui rivalisent de démagogie pour se les mettre dans la poche. Les nouveaux barbares ne viennent pas de l’extérieur : notre société leur sert de matrice elle-même.

L’autorité parentale, malgré tous ces obstacles, ne devra pas démissionner ou renoncer à s’exercer. Comme à une plante il faut un tuteur pour qu’elle pousse droit, aux petits d’hommes il faut des parents qui veillent avec amour, patience et fermeté à leur formation. Le but ultime du mariage n’est-il pas de peupler le ciel d’élus ?

Abbé Ludovic Girod, Prieur de Prunay

Extrait de La Sainte Ampoule n° 179 de novembre 2009

jeudi, 01 octobre 2009

... Sois un homme et refuse l'avortement

Une fois de plus, c'est la presse alternative et Catholique qui est en mesure de vous livrer un SCOOP:  Nos lecteurs se souviennent sûrement de ce petit film narrant l'histoire d'une jolie blonde se faisant abandonner par son Donjuan lorsqu'elle lui annonce sa grossesse... Pour ceux qui n'ont pas eu la chance de voir cette fiction, nous proposons une séance de rattrapage ici.

Maladie

Cependant, il n'y a pas que les femmes qui doivent faire face à de tels dilemmes : les hommes, souvent ont leur mot à dire, quand ils ne ressentent pas le besoin d'abandonner la jeune mère en difficulté. Fréquemment oubliés, souvent inconsidérés, ils ont pourtant leur responsabilité dans tout cela : se comporter en véritable homme, c'est donc assumer sa paternité...


...SOIS UN HOMME

mardi, 23 juin 2009

France : un évêque dénonce courageusement la "gay pride"

Mgr Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron a réagi sur le blog de son diocèse à la tenue samedi 20 juin d'une "gay pride" dans les rues de Biarritz :

Mgr aillet " L’organisation de la « Gay Pride 2009 » à Biarritz samedi 20 juin, ne peut que susciter mon indignation, comme elle suscite la réprobation de nombreuses familles et de nombreux habitants, quelles que soient leurs convictions religieuses. En effet, la participation à cette manifestation des « Sœurs de la perpétuelle indulgence », association notoirement connue pour son anticatholicisme et ses provocations blasphématoires , constitue un véritable outrage pour la foi catholique et pour la vie religieuse qui caractérisent si fortement l’âme, la culture et les traditions du Pays basque.
L’Eglise entend défendre et promouvoir, en toutes circonstances, la famille fondée sur le mariage entre personnes de sexe différent ainsi que le droit de chaque enfant d’être élevé par un père et une mère. Elle récuse, par conséquent, les revendications tapageuses dont la « Gay Pride » se fait l’écho au nom d’une infime minorité de nos concitoyens, mais elle respecte éminemment les personnes homosexuelles et compatit avec sollicitude aux souffrances et aux difficultés qui sont si fréquemment les leurs. Elle proclame que tout homme est enfant de Dieu et que chacun est appelé à la conversion et à la sainteté."

jeudi, 23 avril 2009

La courageuse Miss Californie défend la famille

Miss Californie discriminée en raison de son refus de soutenir le “mariage” homo

carrieprejean_headshotLa nuit de dimanche à lundi avait lieu le concours “Miss Amérique“. Un des membres du jury, le blogueur californien gay spécialiste en commérages en tous genres Perez Hilton, a demandé à Miss Californie si, maintenant que le parlement de l’Etat du Vermont avait légalisé les parodies homosexuelles de “mariage”, il ne fallait pas que tous les Etats suivent…

La Miss, Carrie Prejean, a déclaré : “En fait, je pense que c’est important que les Américains puissent choisir de légaliser ou de ne pas légaliser le “mariage” homosexuel. Mais vous savez, dans mon Etat, dans ma famille, on pense que le mariage, c’est entre un homme et une femme. Je ne veux offenser personne mais c’est comme ça que j’ai été élevée, je pense que le mariage unit un homme et une femme. Merci beaucoup !”

Carrie Prejean a alors été acclamée par la foule. Quelques huées ont bien été lancées du fond de la salle par une poignée de gays outrés… par tant de bon sens.

La vidéo de la scène :

Selon FoxNEWS.com, une dispute a éclaté dans un couloir du théâtre où avait lieu l’événement. Un homosexuel s’est mis à hurler : “Je pense que c’est dingue qu’elle ait fini 2ème au classement. Ses valeurs ne sont pas celles de 95% des gens présents dans le public”, sous-entendant qu’on y trouvait énormément d’homosexuels.

“Y a-t-il une règle non-écrite stipulant que les candidates à Miss Etats-Unis doivent être de l’avis des activistes homosexuels ?” s’est interrogé Ron Prentice, le Président du collectif “Protect Marriage - Yes On 8″ (site), artisan de la victoire de la proposition 8 au référendum du 4 novembre 2008.

Celle-ci amende la constitution de Californie et permet d’interdire les parodies homosexuelles de mariage dans cet Etat, rendant caduque la décision des juges activistes de la Cour suprême de Californie qui les avaient autorisé.

Hilton a, peu de temps après, traité Miss Californie de “stupide pute” (entre autres) sur son blog (vidéo)…

La demoiselle est arrivée en finale, a fait la course en tête jusqu’au dernier moment mais n’a finalement pas remporté le titre de Miss Etats-Unis. Il y avait hier sur la blogosphère nord-américaine des discussions très animées pour savoir si sa réponse avait pu lui coûter le titre. Hilton lui-même le sous-entend dans la vidéo…

carrieprejean_imagesDe son côté, la Miss a déclaré à FoxNEWS.com qu’elle n’avait “aucun regret” d’avoir répondu “honnêtement”. “Dieu a voulu tester ma foi” a-t-elle même confié.

“Nous sommes très fiers de Mademoiselle Prejean qui a dit le fond de sa pensée et défendu le mariage traditionnel. Elle représente la majorité silencieuse aux Etats-Unis et un point de vue en faveur duquel plus de 7 millions de citoyens de Californie se sont exprimés en novembre dernier. En fait, dans l’histoire, tous les Etats qui ont organisé des référendums sur cette questions ont voté en faveur du mariage traditionnel” a déclaré Ron Prentice.

Carrie Prejean a reçu les félicitations de son université, chrétienne, qui ne tarit pas d’éloges sur elle.

“Le tollé rencontré chez les homosexuels activistes montre à quel point ce lobby a l’intention d’imposer son programme, notamment le “mariage” entre personnes du même sexe, à la société. Miss Californie a été vilipendée par Perez Hilton dans une vidéo sur son blog pour avoir répondu respectueusement à sa question. Dire que nous sommes censés prendre au sérieux les leaders du mouvement homosexuel quand ils nous assurent que si le “mariage” homosexuel était légalisé, jamais ils n’imposeraient leur idéologie dans les écoles ! Merci, Miss Californie, d’avoir réaffirmé la véritable définition du mariage, même si vous saviez que votre réponse honnête hypothèquerait votre victoire.” a déclaré le collectif “Protect Marriage - Yes On 8″ dans un communiqué.

A noter que si Miss USA 2009 était nommée Miss Univers 2009, notre Miss Californie, arrivée deuxième, la remplacerait…

jeudi, 26 février 2009

Mariage homosexuel : les évêques portugais disent NON

Les évêques portugais s'opposent au Premier ministre

La Conférence épiscopale portugaise a réaffirmé son opposition à toute tentative
"d'assimiler les unions homosexuelles au mariage de familles constituées sur la base d'un amour entre un homme et une femme".

S La note pastorale entend répondre à l'engagement pris par le premier ministre portugais, le socialiste José Sócrates Carvalho Pinto de Sousa (photo), d'autoriser de telles unions s'il est réélu à l'automne prochain. La famille fondée sur le mariage entre un homme et une femme

"a le droit de voir reconnue son identité unique et incomparable, sans mélange et sans confusion avec d'autres formes de cohabitation".

Dénonçant «la tentative de détruire la société portugaise», les évêques soulignent qu'une loi qui autoriserait le mariage et l'adoption par des couples homosexuels

"constituerait un changement grave des bases anthropologiques de la famille et, avec elle, de toute la société, mettant en danger son équilibre".

"L'opposition de l'Eglise s'étend aussi à la possibilité d'adoption de la part de personnes homosexuelles".

Michel Janva

lundi, 20 octobre 2008

Week-end de formation pour les jeunes de Belgique et Chrétienté

faceee.jpgChers jeunes militants !

Vous pouvez déjà réserver les dates des 15 et 16 novembre 2008 pour un week-end de formation sur le thème : Notre parti : Dieu, Famille, Patrie. Vous y trouverez de nombreux intervenants de qualités, des ateliers pratiques sur la communication et l’art de débattre en public, …

Pour toutes les jeunes filles et tous les jeunes hommes de 16 à 35 ans soucieux de restaurer une nation chrétienne !

Inscrivez-vous en téléchargeant le tract et en renvoyant le coupon d’inscription. Pour tout renseignement : info@bechrist.be

Recto.pdf Verso.pdf

jeudi, 21 février 2008

France - Les défenseurs de la Famille s'organisent

019c8e5d72c6e403031193149ef0b0eb.jpgCe mardi 19 février, Alain Escada était l'un des intervenants d'un intéressant débat organisé à Saint-Cloud à propos des mesures à prendre pour défendre la Famille.
C'est l'association "Laissez-les-vivre" qui en avait pris l'initiative. Une dizaine d'associations (Mouvement Catholique des Familles, Institut Civitas, Action Familiale et Scolaire, Collectif "Papa, Maman et Moi",...) s'étaient jointes à ce projet d'organiser une série de débats en différentes villes de France sur le thème de la Famille. Pour ce premier test, plus de 150 personnes avaient fait le déplacement. Le débat était animé par deux journalistes, à savoir Jeanne Smits (Présent) et Philippe Maxence (L'Homme Nouveau). Quant aux intervenants, outre notre président, il y avait autour de la table Maître Isabelle Bredy, Hélène d'André (Civitas), Anne-Catherine de Lacoste (MCF), Pierre et Béatrice Vouters (LLV) et François Billot, auteur d'un livre sur l'affaire Vanneste (député UMP condamné pour homophobie).
Devant un public très intéressé et participatif, les intervenants ont dénoncé le contenu anti-famille du Traité de Lisbonne et les mesures anti-famille du gouvernement Sarkozy. Il a beaucoup été question de la limitation progressive de notre liberté de nous exprimer sur les sujets qui nous importent. Ainsi que de la façon dont l'Etat confisque insidieusement l'autorité parentale et s'arroge le droit de formater nos enfants.
Alain Escada a proposé quelques axes de réflexion pour la suite : agir de façon à donner plus de visibilité à notre combat, s'engager en politique (notamment à l'échelon local), se structurer (par la mise en place de réseaux, améliorer la communication et la coordination de nos efforts) et se professionnaliser (nos adversaires, eux, disposent de salariés payés à temps plein pour organiser la subversion).
Nul doute que des suites intéressantes pourront vous être annoncées bientôt.

samedi, 24 novembre 2007

La famille rebelle à la subversion

Le samedi 1er décembre, Alain Escada, président de "Belgique et Chrétienté", prendra la parole à la Quatrième Fête de l'Identité.
Cette journée est consacrée au thème "L'esprit rebelle au service de l'identité".
Alain Escada est invité à parler de "la famille traditionnelle rebelle à la subversion".
 
Lieu : Château Coloma : 25 rue J. De Pauw à Sint-Pieters-Leeuw 
accueil à partir de 12h30

jeudi, 14 juin 2007

Le CDH ? Un leurre

L'ex-sénatrice Clotilde Nyssens (CDH) se présentait cette fois comme suppléante à la Chambre à Bruxelles.
Suite à l'habituelle présence sur cette liste de candidats "attrape-voix", il est plus que probable que cette suppléance l'amènera à combler une "chaise vide".
Se présentant volontiers comme la spécialiste des questions éthiques du CDH, Clotilde Nyssens fut donc interrogée brièvement par le journal Le Soir (11 juin 2007). Cette parlementaire souhaiterait-elle détricoter les textes qui règlent l'euthanasie, le mariage homosexuel, le clonage ? "Non, mais ne plus les étendre (...)", répond l'intéressée.
Voilà pour les naïfs qui croient encore que le CDH défendrait les valeurs chrétiennes, notamment en matière éthique. Adeptes du centre mou, ils se résignent dès l'adoption d'une mauvaise loi et n'entendent pas livrer le moindre baroud pour restaurer l'ordre naturel. Tout au plus prétendent-ils mener à l'occasion quelques batailles d'arrière-garde pour retarder l'étape suivante du déclin moral de notre pays. On connaît le résultat de ce lamentable marchandage. Il suffit de se souvenir des débats lors de l'adoption par le parlement de la modification législative autorisant le mariage homosexuel. Là de nombreux parlementaires parlaient de donnant-donnant : on accepte le mariage homosexuel et on ne rediscute plus de l'homoparentalité. De l'homoparentalité, on se contenta de n'en plus parler pendant quelques jours à peine, puis la machine destructrice des valeurs morales et familiales se remit en route.
D'abandon en abandon, nous voilà dans un pays où la vie n'est plus respectée, où le sens du mot famille est galvaudé au profit de l'inversion des normes et où les questions de bio-éthique sont laissées à des apprentis-sorciers. 
 
A une époque où le courage fait souvent défaut, répétons que les mauvaises lois doivent être défaites. Cela ne se fera pas en un jour, certes. Mais cela ne se fera certainement pas si l'on se résigne. 

 

Alain Escada,

président de "Belgique & Chrétienté"

http://belgiqueetchretiente.hautetfort.com/

lundi, 21 mai 2007

extraits de conférences - "Belgique & Chrétienté"


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