mardi, 08 juillet 2008

Le Traité de Lisbonne a de plus en plus de plomb dans l'aile

non-cest-non2.jpgLe chancelier Alfred Gusenbauer et son ministre des infrastructures, Werner Faymann, qui doit le remplacer à la tête du Parti social-démocrate (SPÖ), viennent de se prononcer en faveur d'un référendum chaque fois que les traités concernent les intérêts de l'Autriche.

Le traité de Lisbonne a été ratifié par le Parlement de Vienne, mais 23 % seulement des Autrichiens se déclarent satisfaits de l'Europe.

vendredi, 27 juin 2008

La valeur de la Vie rappelée aux puissants

Mgr Cattenoz, archévêque d'Avignon, vient de publier un texte pour la vie, à lire. Extrait :

bebe.JPG"Devant des chiffres accablants, devant une actualité brûlante sur de nombreux sujets sensibles, au moment où notre pays prend la présidence de l’Union Européenne, au moment où notre pays s’apprête à prendre des décisions graves touchant à la vie, je ne peux garder le silence. Évêque, successeur des apôtres, appelé à être témoin du Christ et de son l’Évangile, je voudrais inviter tous les chrétiens de mon diocèse, tous les hommes politiques, tous les hommes de bonne volonté et je pense tout particulièrement aux parents, tous je vous invite à avoir le courage de regarder la situation en face pour reconnaître tous les « non à la vie » qui ont marqué l’histoire de notre pays et de l’Europe depuis plus de quarante ans. Nous avons une véritable conversion à opérer [...]

L’Europe a dit “non à la vie” une première fois il y a quarante ans en refusant l’encyclique “Humanae Vitae”. Elle s’est fermée à la vie une deuxième fois en 1975 avec les lois sur l’avortement. Elle s’apprête à dire un troisième non à la vie avec les menaces qui pèsent sur la famille. Le Cardinal Christoph Schönborn déclarait récemment à la télévision autrichienne « L’Europe a dit trois fois non à son propre futur » et il ajoutait : « Ceci n’est pas d’abord une chose morale ; c’est une question de faits : l’Europe meurt pour avoir dit “non à la vie”. » [...]

lundi, 09 juin 2008

Alain Escada sera l'invité de Radio-Courtoisie ce dimanche 15 juin

MICRO.jpgAlain Escada sera l'invité de Jean-Pierre Dickès pour Radio-Courtoisie ce dimanche 15 juin. Il répondra notamment aux questions concernant l'islamisation de l'Europe.
Passage en direct de 12h à 13h30.
Rediffusion le même jour de 16h à 17h30 et de minuit à 1h30 du matin.

vendredi, 06 juin 2008

NON au Traité de Lisbonne !

no_referendum.jpgIrlande : Le NON en tête des sondages

Ludovic de Danne, 06.05.2008

A moins d'une semaine du référendum sur le Traité de Lisbonne le NON va peut être l'emporter. Depuis l'enquête de la Commission référendaire irlandaise du 28 avril dernier, qui révélait que 80% des Irlandais ne savaient pas ce qui se trouvait dans le traité de Lisbonne, le NON a lentement progressé pour arriver désormais en tête selon un sondage du "Times/TNS mrbi poll" du 5 juin[1].

NON : 35 % (+17)

OUI : 30 % (-5)

Ne Savent Pas : 28 % (-12 points)

N'iront pas voter 7%

L'issue du scrutin peut encore paraître incertaine du fait d'un nombre encore très élevé d'indécis. Il faut espérer que l'adage "Dans le doute, abstiens-toi" fonctionne comme ce fut le cas lors du premier référendum irlandais sur le Traité de Nice en 2001.

Le camp du OUI aura fait bien d'autres erreurs. Avec une campagne référendaire déséquilibrée, tant sur le plan financier que médiatique certains irlandais se sont sentis agressés. En effet, appuyés par les eurocrates bruxellois tout semblait bon pour des élites irlandaises au comble de l'arrogance quitte à terrifier les électeurs en insistant sur les "graves conséquences" que pourrait provoquer un NON irlandais. Il était de surcroît vivement suggéré de voter OUI afin de ne pas passer pour des nuls ou des parias, parce que l'Irlande "serait redevable" d'une Europe dont elle avait tant bénéficié.

La méconnaissance du Traité comme moyen d'explication méprisant n'est pas une raison suffisante pour trouver un raison à son rejet progressif. De plus en plus d'Irlandais se sont rendus compte, pour différentes raisons, à la fois de droite (perte de souveraineté, immigration massive, avortement) ou de gauche (droits sociaux, dumping social, neutralité militaire, mondialisation) qu'ils doivent rejeter ce traité.

Apparaît ainsi nettement une opposition idéologique applicable à toute l'Europe entre les tenants de l'aventure mondialiste (Europe de Bruxelles, ultralibérale) et ceux de la garantie nationale ou alter européenne (Europe de la coopération, Europe des Nations)

Malgré cette mascarade, le référendum aura fait émerger de nombreux thèmes dont celui de l'immigration[2].



[1] http://www.ireland.com/newspaper/breaking/2008/0605/breaking84.htm

[2] Voir note jointe du 05.06.2008 sur l'immigration en Irlande

jeudi, 15 novembre 2007

La balkanisation de la Belgique, prélude à celle des différentes nations d'Europe ?

La situation institutionnelle belge suscite désormais l'attention quotidienne d'une quantité de média internationaux rassemblés à Bruxelles comme des médecins au chevet d'un mourant, prêts à assister à son dernier souffle.
Il est sans conteste que le spectacle pitoyable donné par l'ensemble de la classe politique belge a de quoi mériter l'étonnement. Jamais on a vu une telle rupture entre le pays légal et le pays réel : depuis plus de 150 jours, cette lamentable clique de politiciens s'acharne à ne pas traiter les vrais problèmes des Belges mais à se concentrer sur des querelles linguitiques, ne manquant pas une occasion de les attiser.
On chercherait en vain un homme politique belge soucieux d'offrir à ses concitoyens de quoi retrouver une fierté, un enthousiasme, un idéal. Non, tous, des parlementaires aux présidents de partis, convergent dans la même attitude : ridiculiser leur population aux yeux du monde entier. 
Pas un seul homme d'Etat pour défendre le bien commun, notion par eux incomprise.
Et les journalistes belges ne sont pas en reste. Depuis des années, ils portent une lourde responsabilité dans cette désunion.
 
Mais fait-on l'analyse correcte de cette situation ?
Et si, derrière l'éclatement de la Belgique, il n'y avait pas seulement, d'un regard international, une anecdote géopolitique mais les prémices d'un plus vaste mouvement ultérieur ?
Depuis longtemps, nous le savons, certains veulent faire sauter les nations. Partisans d'un gouvernement mondial et détenteurs des multinationales y voient des vestiges encombrants d'un passé dont il faut se débarrasser.
De toutes les nations européennes, la Belgique souffre le plus d'un déficit de sentiment identitaire. Elle est, par cet aspect, le premier domino idéal à faire tomber pour, petit à petit, entraîner les autres. Depuis des semaines, tous les mouvements autonomistes et séparatistes d'Europe guettent un signal de Bruxelles, légitimation de leurs propres offensives ultérieures.
 
Certains croient, de bonne foi, plus juste et plus efficace de défendre une identité locale qu'une identité nationale. Mais, au final, c'est l'ordre marchand qui sera vainqueur.
Quand les nations tomberont, ce ne seront pas les régions qui pourront offrir un bouclier solide face à la dictature mondialiste ou au melting-pot globalisé.
 
Quel que soit le drapeau, belge ou flamand, espagnol ou catalan, français ou basque, italien ou lombard, tout cela sera sans plus aucune importance si nos populations perdent les valeurs essentielles à leur survie. Dans tout l'Occident, en même temps que s'estompait son identité chrétienne, le matérialisme et le relativisme ont fait des ravages. Quelle que soit la ville européenne observée, on ne veut plus y servir ni Dieu ni la Patrie mais le Veau d'Or. Le tout dans un climat général d'abrutissement télévisuel et d'anéantissement moral.
 
Ceux qui veulent résister à cet effondrement doivent s'engager de toute urgence. Le temps presse.
 
Alain Escada,
président de "Belgique et Chrétienté"