lundi, 26 mai 2008

Fête-Dieu 2008

1659024997.jpgNotre sainte Mère l'Eglise parce qu'elle a le sens de Dieu et le sens du respect qui est à Dieu présent dans l'eucharistie nous enseigne depuis tout petit à rendre à ce Dieu l'adoration et le respect qui lui sont dus.

Et le premier geste d'adoration qu'elle nous enseigne est le geste de la génuflexion. Tout petit, nous avons appris de nos parents à faire la génuflexion en entrant à l'église pour saluer et adorer le Dieu présent dans l'eucharistie. La foi nous dit que Dieu est présent dans cette église, dans le tabernacle et nous l'adorons par le geste simple de l'adoration. Et ce geste, nous devons encore le répéter en sortant de l'église et chaque fois que nous passons devant le tabernacle qui contient cette présence de Dieu dans l'eucharistie.

Elle nous enseigne surtout ce respect pour le Dieu présent dans l'eucharistie par la sainte liturgie. Ce respect est tellement grand que seul le prêtre est autorisé à toucher le Dieu présent dans l'eucharistie. Et le prêtre ne peut le toucher qu'avec deux doigts de chaque main. Ces doigts, la sainte liturgie l'oblige à les garder
joints depuis la consécration jusqu'à la purification des doigts de peur de répandre partout sur l'autel les parcelles de la sainte hostie.

Ce respect concerne aussi les vases sacrés qui sont en contact direct avec les saintes espèces à savoir le calice, la patène et le ciboire.
Seul le prêtre est autorisé à toucher ces vases sacrés lorsqu'elles contiennent les saintes espèces. Mais le lien entre les saintes espèces avec le calice et la patène est tel que seul le prêtre peut les toucher même lorsqu'elles ne contiennent plus le corps et le sang de Jésus-Christ. Et c'est pourquoi, à la messe, le cérémoniaire qui
dépose le calice sur l'autel est obligé de porter des gants pour ne pas toucher directement les vases sacrés.

Ce respect s'étend encore aux linges sacrés qui sont en contact direct avec le corps et le sang du Christ à savoir le corporal et le purificatoire. Le corporal, comme son nom l'indique, est destiné à recevoir le corps du Christ tandis que le purificatoire sert à purifier le calice au moment des ablutions. Seul le prêtre est autorisé par la sainte liturgie de toucher ses linges sacrés. Et c'est pourquoi, à la messe, le cérémoniaire est obligé de porter des gants lorsqu'il déplie le corporal sur l'autel avant d'y poser le calice.

Voilà le respect que la sainte Eglise nous inculque à travers la sainte liturgie et à travers ce simple geste de la génuflexion. En effet, la foi n'est seulement intérieure ; elle ne dit pas seulement être dans notre cœur, mais elle doit aussi se manifester à l'extérieur par ces génuflexions et tous ces gestes que nous demande la sainte liturgie.

Cette procession que nous allons faire dans quelques instants est justement un grand témoignage de notre respect et de notre adoration envers le Dieu présent dans l'eucharistie. Cette procession est également un important acte extérieur de notre foi en la présence de Dieu dans l'eucharistie. Que cette procession soit enfin une expiation pour tous les sacrilèges et toutes les irrévérences  commis contre la présence divine dans le sacrement de l'eucharistie !

Ainsi soit-il !

jeudi, 18 janvier 2007

Octave de Noël 2007

Octave de Noël 2007

 

Le début de la nouvelle année est l’occasion de faire un bilan de l’année écoulée pour que la nouvelle année que Dieu nous donne soit meilleure que la précédente.

 

Et d’abord un bilan par rapport à Dieu ? Est-ce que j’ai pris le temps de m’entretenir avec Dieu qui est notre Père ? La prière est justement un entretien avec Dieu pour L’adorer, pour Le remercier, pour demander son secours et sa miséricorde. Insistons tout particulièrement sur la prière du matin, sur la prière du soir et sur le chapelet quotidien. La prière regarde aussi la réception fréquente des sacrements de pénitence et de l’eucharistie. Certains communient tous les dimanches mais ils se confessent rarement or la fréquence de la communion doit suivre la fréquence de la confession : plus je communie ; plus je me confesse.

 

Ensuite, un bilan par rapport à mon prochain : ai-je vraiment pratiqué la charité et la justice envers mon prochain ? Tout d’abord la pratique de la charité. Les relations avec le souvent difficiles mais nous devons toujours garder la charité surtout dans les conflits inévitables qui nous opposent au prochain. Et la charité nous oblige à un minimum : donner au prochain les signes communs de dilection à savoir le saluer, répondre quand il nous salue, lui souhaiter une bonne année. La charité ne nous oblige pas à lui donner des signes spéciaux de dilection comme cela est normal entre deux amis par exemple. Il faut aussi préciser que la charité permet de réclamer que justice soit faite mais il est plus charitable de ne pas le faire.

L’autre vertu à examiner est la vertu de justice et tout spécialement l’injustice qui consiste à détruire ou à ternir la réputation du prochain. Nous devons reconnaître que nous ne faisons pas assez attention à cette forme d’injustice qui est pourtant fort répandu spécialement dans nos milieux. Il s’agit de la calomnie et de la médisance. Et là où il y a injustice, il faut une réparation proportionnée. N’oublions pas l’injustice dont sont victimes nos prêtres parce que nous n’hésitons pas à les juger pour avoir dit ou fait telle ou telle chose : cette injustice demande aussi une réparation proportionnée.

 

Pour terminer, il y a le bilan par rapport à nous-mêmes. Le devoir envers nous-mêmes revient à la lutte contre le défaut dominant, défaut qui peut empoisonner notre vie et rendre difficiles les relations avec le prochain. Dieu ne nous demande pas de devenir saints en un jour mais Il nous demande d’y travailler chaque jour. Parmi les défauts dominants, il y a l’orgueil qui nous incline à tout juger et à tout critiquer. Il y a ensuite l’avarice qui nous fait trouver que tout trop est trop cher ; cette avarice nous pousse à accumuler les choses inutiles sous prétexte que nous en aurons peut-être besoin un jour. Un autre défaut dominant est l’impureté qui se nourrit beaucoup de l’Internet. La lutte contre l’impureté doit être une lutte sereine, calme, paisible. C’est une lutte de longue haleine et il ne faut jamais capituler dans ce bon combat. Je passe sur les autres défauts dominants.

Il faut parler à présent d’un grave devoir envers nous-mêmes : le devoir de se détendre, de se reposer, de se ménager du temps libre. La nature elle-même nous montre l’importance du repos : après l’activité du jour, le repos de la nuit ; après le ralentie de l’hiver, la vitalité du printemps. Certains en font trop : ils ne prennent jamais de vacances ; ils n’ont jamais le temps de souffler ou de respirer ; ils disent toujours oui à toute activité qui se présente. Cet excès d’activité peut se rencontrer dans les choses pieuses. Le prix à payer peut être très cher : stress permanent, nervosité constante, menace sérieuse pour la santé, grande irritabilité. Cette boulimie de l’activité cache souvent un orgueil subtil car seul Dieu peut être toujours en activité sans en subir de dommage. Ces personnes s’illusionnent souvent en pensant que cette suractivité est nécessaire et ils oublient que les cimetières sont remplis de personnes indispensables.

 

Voici que le bon Dieu nous donne une nouvelle année : profitons-en pour redresser ce qui en 2006 n’a pas été conforme à sa très sainte volonté de Dieu.