lundi, 20 octobre 2008

Week-end de formation pour les jeunes de Belgique et Chrétienté

faceee.jpgChers jeunes militants !

Vous pouvez déjà réserver les dates des 15 et 16 novembre 2008 pour un week-end de formation sur le thème : Notre parti : Dieu, Famille, Patrie. Vous y trouverez de nombreux intervenants de qualités, des ateliers pratiques sur la communication et l’art de débattre en public, …

Pour toutes les jeunes filles et tous les jeunes hommes de 16 à 35 ans soucieux de restaurer une nation chrétienne !

Inscrivez-vous en téléchargeant le tract et en renvoyant le coupon d’inscription. Pour tout renseignement : info@bechrist.be

Recto.pdf Verso.pdf

mardi, 03 juin 2008

Sacré-Cœur 2008 (sermon)

2049118756.jpgLe Sacré-Cœur de Jésus est l'amour de Dieu pour les hommes. L'amour de Dieu a deux caractéristiques qui le distinguent de l'amour des hommes.

L'amour de Dieu est un amour créateur. La raison de la création est l'amour de Dieu pour les hommes. Les premiers chapitres de la Bible montrent que Dieu aime ce qu'Il a fait. La création est une grandiose manifestation de l'amour de Dieu.
L'amour de l'homme n'est pas créateur. Ce que l'homme aime, il ne l'a pas créé tandis que Dieu aime et n'aime que ce qu'il a créé.

L'amour de Dieu est aussi et uniquement un amour de bienveillance ; un amour qui veut le bien de ce qui est aimé. Dieu aime ses créatures c'est-à-dire qu'Il leur veut du bien, tout le bien qui est proportionné à la nature de chaque être. Cet amour de Dieu est uniquement bienveillant car Dieu ne retire rien de l'amour qu'Il porte à ses créatures. Le fait que Dieu aime ses créatures ne lui ajoute rien car Il est lui-même à l'origine de toute la bonté qui se trouve dans ses créatures.
L'amour de l'homme n'est pas toujours un amour de bienveillance; il est parfois, si ce n'est souvent, un amour de concupiscence.
Souvent, l'homme recherche son propre bien quand il aime; son amour n'est pas toujours désintéressé. Cet amour de concupiscence peut devenir un égoïsme tandis que l'amour de Dieu n'est jamais et ne sera jamais un égoïsme.

Tel est l'amour du Sacré-Cœur : un amour créateur et un amour uniquement de bienveillance. Le Sacré-Cœur a tout créé par amour et il veut le bien de tous les hommes. Ce bien est d'abord naturel. Le Sacré-Cœur veut le bien naturel de tous les hommes à savoir le bien du corps, le bien de l'intelligence et le bien de la volonté. Pour le bien du corps, il a créé pour ce qui sert à la nutrition et à la guérison des hommes. Pour le bien de l'intelligence, il a créé toutes ces disciplines
scientifiques qui permettent de connaître cette nature qui vient de l'amour du Sacré-Cœur. Pour le bien de la volonté, il donne les lois de la bonne éducation.
Ce bien est enfin surnaturel par la communication de la grâce sanctifiante, des vertus théologales et des dons du Saint-Esprit. Le Sacré-Cœur veut surtout le bien surnaturel pour les hommes qu'Il a créé. Mais malheureusement, les hommes ne veulent pas de ce bien surnaturel. Ils ne veulent pas de la foi qu'ils qualifient de mythes; ils ne veulent pas de l'espérance car ils mettent tout leur espoir dans les progrès des sciences.
Les hommes ne veulent plus de la charité. Ils parlent sans cesse de l'amour, mais l'amour des hommes est souvent une caricature de la charité. L'amour des hommes est souvent un amour de concupiscence alors que la charité est un amour de bienveillance. Lorsque l'amour des hommes est un amour de bienveillance, cet amour est encore bien souvent très loin de la charité. Lorsque l'amour des hommes est un amour de bienveillance, cet amour s'arrête à un amour naturel. On veut le bien naturel comme donner à manger à celui qui à faim, mais le bien de la volonté est souvent ignoré et que dire du bien surnaturel ? Qui veut encore le bien surnaturel des hommes ?

Cette fête du Sacré-Cœur nous invite donc à considérer quel est l'amour qui bat dans nos cœurs. Est-ce un amour de concupiscence qui débouche trop souvent dans l'égoïsme ? Est-ce un amour de bienveillance qui se limiterait seulement à nourrir les affamés ? Est-ce un véritable amour de charité qui cherche le bien surnaturel de tous les hommes ?

Seul cet amour est semblable à l'amour du Sacré-Cœur pour tous les hommes. Il est venu pour allumer ce feu sur la terre et il ne désire qu'une chose que ce feu embrase tout l'univers !

Ainsi soit-il !

mardi, 20 mai 2008

Très Sainte Trinité 2008

1161760289.jpgNous célébrons ce dimanche le mystère central de notre sainte religion car c'est le mystère de ce que Dieu est en lui-même. Ce mystère nous enseigne qu'en Dieu, il y a trois personnes.

Le mot mystère n'est pas synonyme d'absurdité : la Trinité n'est pas une absurdité. Il n'est pas étonnant que ce que Dieu est en lui-même puisse échapper à l'intelligence humaine. Il faut être Dieu pour comprendre parfaitement ce que Dieu est en Lui-même.

Notre expérience quotidienne nous donne la connaissance de ce qu'est une personne. Ce mot de personne, nous ne l'attribuons pas à des animaux ou à des végétaux mais seulement à des êtres doués d'intelligence et de volonté. Pierre est une personne, mais le chien Castor n'est pas une personne. L'expérience quotidienne nous montre aussi qu'une personne a une unité qui la rend distincte de toute autre personne : Pierre est distinct de Jacques et on ne peut les confondre.
Pierre et Jacques sont des personnes humaines.

Le mystère de la très sainte Trinité nous enseigne qu'en Dieu, il y a trois personnes divines. Des personnes distinctes les unes des autres.
Ces personnes sont le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Il est donc impossible de confondre le Père avec le Fils, ou le Fils avec le Saint-Esprit.

L'expérience quotidienne enseigne que la pluralité des personnes humaines ne contredit pas l'unité de la nature humaine. Il y a plusieurs personnes humaines, mais il y a une seule nature humaine. Pierre et Jacques sont deus personnes humaines, mais Pierre et Jacques n'ont qu'une seule et même nature humaine. L'unité est du côté de la nature ; la pluralité est du côté des personnes.

Dans la Trinité, il y a pluralité et unité ; pluralité du côté des personnes et unité du côté de la nature. Il y a trois personnes divines distinctes les unes des autres, mais ces trois personnes n'ont qu'une seule et même nature divine.

Le mystère de la très sainte Trinité n'affirme pas la pluralité de la nature divine, ce serait une absurdité. Le mystère de la très sainte Trinité affirme la pluralité des personnes divines dans l'unité de la nature divine commune aux trois personnes divines.

Saint Paul écrit : « Sans la foi, il est impossible de plaire à Dieu.» Ce qui signifie que sans la foi au mystère de la très sainte Trinité, il est impossible de plaire à Dieu. Celui qui refuse que le Fils est une personne divine ne peut plaire à Dieu.

La très sainte Trinité est un mystère, par conséquent elle n'est pas l'aboutissement d'un raisonnement plus ou moins subtil et compliqué.
La très sainte Trinité est un mystère qui est cru par la soumission de l'intelligence à la Parole de Dieu. En effet, seul Dieu peut dire à l'homme ce qu'il est en lui-même. Aucun homme, quelque soit son intelligence, n'aurait pu le deviner.

Mon Dieu, je crois en votre Parole, je crois que vous êtes un seul Dieu en trois personnes, le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Ainsi soit-il !

mercredi, 27 février 2008

Rappel

Prochains rendez-vous :

 

- jeudi 28 février : projection d'un film apologétique (en présence du réalisateur Matthias Babier)
 
L
'EXISTENCE DE DIEU

 Dieu existe-t-il? Si oui, peut-on le démontrer rationnellement? C’est à ces questions fondamentales pour l’existence des hommes que répond ce film documentaire.

Un film basé sur la participation de prêtres catholiques (les abbés Lorans, Lamerand, Lagneau, Thouvenot, Chautard, Knittel, Radier, Celier) qui, armés du savoir ancestral de l’Eglise catholique, identifient les principes philosophiques indispensables à la connaissance du reel (et donc de Dieu) et rétablissent ce que la modernité a coupé: le lien essentiel entre la raison et la foi. Durée: 95 minutes.

Un excellent sujet en cette mi-Carême !

 
- mardi 18 mars
L'Eglise et la Science - conférence donnée par Christophe Buffin de Chosal
 
- mardi 29 avril
Evolutionnisme, "Dessein intelligent" et créationnisme - conférence donnée par Christophe Buffin de Chosal
 
*******
Lieu : Maison des Ailes, 1 rue Montoyer à 1000 Bruxelles
19h00 : Accueil et stands de livres et revues
19h30 : Conférence/projection
entrée : 5 euros
 
Le DVD de la conférence de Christophe Buffin de Chosal consacrée à "L'islam et les croisades" est disponible au prix de 15 euros (+ 2 euros de frais d'envoi) et peut être commandé par virement au cpte 001-2322584-92.

jeudi, 31 janvier 2008

Agenda

Prochains rendez-vous de Belgique et Chrétienté :
 
298a4be9055bd59b6e4dd2fbd89e06e7.jpg- jeudi 28 février : projection d'un film apologétique
 
L
'EXISTENCE DE DIEU

 Dieu existe-il? Si oui, peut-on le démontrer rationnellement? C’est à ces questions fondamentales pour l’existence des hommes que répond ce film documentaire.

Un film basé sur la participation de prêtres catholiques qui, armés du savoir ancestral de l’Eglise catholique, identifient les principes philosophiques indispensables à la connaissance du reel (et donc de Dieu) et rétablissent ce que la modernité a coupé: le lien essentiel entre la raison et la foi. Durée: 95 minutes.

 
- mardi 18 mars
L'Eglise et la Science - conférence donnée par Christophe Buffin de Chosal
 
- mardi 29 avril
Evolutionnisme, "Dessein intelligent" et créationnisme - conférence donnée par Christophe Buffin de Chosal
 
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Lieu : Maison des Ailes, 1 rue Montoyer à 1000 Bruxelles
19h00 : Accueil et stands de livres et revues
19h30 : Conférence
entrée : 5 euros

lundi, 05 mars 2007

«La volonté de Dieu est votre sanctification»


Deuxième dimanche de carême

04.03.2007 

 

Dieu veut la sainteté pour chacun de nous. Qu’est-ce que la sainteté ? Dieu est saint parce qu’Il est séparé de tous les autres êtres : nul n’est comme Lui. La sainteté est la proximité avec Dieu et si un être est proche de Dieu, alors il est séparé de ce qui n’est pas Dieu. Dieu veut cette proximité avec chacun de nous. Cette proximité ou sainteté compte trois niveaux.

Le premier degré de sainteté ou de proximité avec Dieu est la sainteté commune. Cette sainteté commune consiste dans l’observation des commandements qui se résument au commandement de l’amour de Dieu et au commandement de l’amour du prochain. Ce premier degré est inséparable de la charité ou de l’état de grâce ; sans la charité, sans l’état de grâce, il n’y a aucune sainteté, aucune proximité d’avec Dieu.

Le deuxième degré de sainteté est la sainteté des conseils évangéliques. C’est la sainteté de tous ceux qui vivent selon les trois conseils évangéliques ou vœux de religion : chasteté, pauvreté et obéissance. Cette sainteté, cette proximité est donc réservée aux religieux et aux religieuses.

Le troisième degré de sainteté est la sainteté héroïque. L’héroïcité des vertus est requise pour être canonisé. Nous sommes ici au sommet de la sainteté et il est impossible d’imaginer une plus grande proximité entre Dieu et une personne humaine.

 

En quoi consiste l’héroïcité des vertus ? Elle demande quatre conditions : l’objet de la vertu doit être au-dessus des forces communes des hommes ; les actes doivent être accomplis avec facilité ; avec la joie de celui qui offre un sacrifice à Dieu ; et si l’occasion se présente, ces actes doivent être fréquents.

Il n’y a pas d’héroïcité, si ce qui est fait ne dépasse pas la forces communes des hommes comme donner sa vie pour un inconnu ou pardonner un meurtre. Mais il faut en plus que l’acte vertueux soit fait avec facilité et avec joie. Facilité et joie ont ensemble : comment se réjouir si ce qui est fait donner beaucoup d’efforts ? Il n’y a pas d’héroïcité, si on passe son temps à se plaindre des difficultés de la vie. Le saint respire la joie et non la tristesse : il offre un sacrifice à Dieu. Dieu peut permettre que ces actes soient répétés fréquemment par exemple pendant les temps de persécution ou pendant une maladie particulièrement douloureuse.

Voici quelques exemples de cette héroïcité. Pie IX a canonisé un petit garçon japonais du nom de Maxime qui demandait avec larmes d’être martyrisé ; il n’avait que 11 ans. Annette était la fille d’un ouvrier communiste. Après la mort de sa mère, elle élève ses quatre frères et sœurs. Non contente de s’occuper que leur corps, elle les convertit à la foi catholique. Son père qui s’est retrouvé au chômage se laisse entraîner par des amis pour commettre un vol dans une église. Annette s’interpose et meurt après avoir reçu un coup extrêmement violent. Elle n’a que 14 ans. Son geste si héroïque obtient la conversion de son père. Les exemples ne manquent pas. Au Kenya, au début du XXe siècle, un instituteur reste fidèle à Dieu malgré la persécution : sa fiancée l’abandonne en apostasiant, ses élèves menacent de le tuer pendant un de ses cours. Finalement, il meurt sauvagement assassiné par les persécuteurs. Un dernier exemple concerne une petite fille de Hongrie qui va résister à son institutrice communiste qui terminera ses jours dans un asile psychiatrique.

 

L’héroïcité est encore possible de nos jours et le ministère permet de voir de temps en temps ces magnifiques exemples. L’héroïcité ne s’invente pas ; elle ne tombe pas du ciel. Elle s’obtient par l’effort de chaque jour. Si nous sommes abonnés à la facilité, l’héroïcité n’apparaîtra jamais dans nos vies. Pour être un saint, saint Thomas nous dit qu’il n’y a qu’une solution : « Le vouloir, le vouloir et encore le vouloir » Et je pense que tout le problème est là : qui veut vraiment devenir saint ?

 

vendredi, 23 février 2007

L’hymne à la charité

Dimanche de la Quinquagésime : 18.02.2007

Si nous observons ce qui se passe dans le monde, nous sommes obligés de constater que les hommes parlent beaucoup de solidarité avec les pauvres, avec les plus démunis. Le tsunami de 2004 a été un grand exemple de solidarité à l’échelle planétaire : des dons ont été recueillis, des collectes ont été réalisées partout dans le monde pour venir en aide aux sinistrés du tsunami et encore plus récent, plusieurs pays ont décidé de donner quelque chose pour la reconstruction du Liban après la guerre entre Israël et le Hezbollah. Régulièrement, les hommes les plus riches du monde donnent des millions de dollars pour des œuvres humanitaires : lutte contre le cancer, lutte contre la pauvreté. Nous voyons aussi les personnes célèbres du cinéma, du sport, de la culture devenir des ambassadeurs de bonne volonté des institutions de l’ONU.

Et la grande question que nous pouvons nous poser devant tous ces éléments est la suivante : toute cette solidarité, toute cette générosité en millions de dollars, tout cet effort humanitaire vient-il ou non de la charité ?

La solidarité est une bonne chose mais la solidarité est purement naturelle ; la charité est surnaturelle. Même si je n’ai pas la charité, je peux être solidaire des malheureuses victimes du tsunami. En soi, il n’est pas mauvais de donner des millions de dollars mais même si je n’ai pas la charité, je peux donner des millions de dollars. Faire de l’humanitaire est aussi une bonne chose mais cela est encore naturel ; même sans la charité, je peux faire de l’humanitaire.
La charité ne consiste pas d’abord à être solidaires des malheureux, ni à donner de l’argent en abondance, ni à ne se lancer dans l’humanitaire. Toutes ces choses sont naturelles tandis que la charité est surnaturelle. Saint Paul nous prévient très clairement : « Quand je distribuerai tous mes biens pour nourrir les pauvres, si je n’ai pas la charité, cela ne me sert de rien » Il est donc tout à fait possible d’être solidaire, de donner largement de son argent sans avoir la charité.

La charité consiste en premier lieu non dans l’amour du prochain, non dans l’amour du pauvre mais dans l’amour de Dieu. Toute cette solidarité, toute cette largesse, tout l’humanitaire s’adressent uniquement et exclusivement à l’homme et rien qu’à l’homme. La charité consiste en premier lieu dans l’amour de Dieu et cet amour de Dieu est résumé dans les trois premiers commandements, les commandements de la première table de la Loi : l’adoration due à Dieu, le respect du à Dieu et la sanctification le jour du Seigneur.
Dans le monde d’aujourd’hui, où est l’adoration et le respect qui sont dus à Dieu ? Ceux qui se donnent totalement à la solidarité sont-ils des adorateurs de Dieu ? Les célébrités du cinéma, de la culture, du sport sont-ils les premiers à respecter le nom de Dieu ? Dans le monde d’aujourd’hui, où est la sanctification du jour du Seigneur ? A Bruxelles, où 65% de la population se dit catholique, moins de 5% seulement sanctifie le jour du Seigneur. La charité consiste en premier dans l’observation de ces trois commandements. Les péchés commis contre ces commandements sont en soi bien plus graves que tous les autres péchés ; bien plus graves que l’avortement ; bien plus graves que les péchés de la chair car tous ces péchés ne sont pas d’abord directement contre Dieu mais d’abord directement contre le prochain tandis que le non-respect du jour du Seigneur est un péché qui va directement contre Dieu.

Saint Paul nous aide à ne pas nous laisser tromper par les choses de ce monde, par ce qui se passe dans ce monde qui n’a pas en lui l’amour de Dieu. Celui qui aime Dieu, sera nécessairement solidaire du pauvre, il donnera largement de ses biens. Celui qui n’aime pas, et c’est le cas de l’homme moderne, pourra aussi être solidaire et donner largement de ses biens mais comme il lui manque la charité, cela ne sert de rien.