jeudi, 22 février 2007

"Belgique et Chrétienté" reçoit le Dr.Dickès

L'homme artificiel
Le 18 février, le Docteur Dickès présentait à Bruxelles, pour le public de "Belgique & Chrétienté", une passionnante conférence sur "l'homme artificiel", thème du livre qu'il vient de publier, en collaboration avec sa fille Godeleine Lafargue, professeur de philosophie, aux éditions de Paris.
medium_2851621874.01._AA240_SCLZZZZZZZ_V45101314_.2.jpgMédecin, fondateur de la plus importante clinique du Nord-Pas de Calais, président de l'Association Catholique des Infirmières et Médecins (ACIM), directeur des Cahiers Saint-Raphaël, dernière revue médicale catholique de France, le Docteur Dickès suit au jour le jour les avancées scientifiques qui réduisent l'homme à un simple matériel biologique sans âme.
A ce titre, cette conférence était doublement réussie, associant une extrême rigueur scientifique, rendant les éléments présentés imparables, à une capacité pédagogique mettant ces informations à la portée du plus grand nombre.
Débutant sur un parallèle philosophique nous montrant que le Minotaure de la légende antique deviendrait réalité par les expériences démoniaques de savants dangereux, la première conclusion apparaissait vite : différents scientifiques ambitionnent de prendre la place de Dieu, d'être à la source de la vie et d'en changer même la forme.
Le tour d'horizon fut complet et effrayant. Brève synthèse de quelques points traités :
 
medium_DSCN2077.JPGL'Euthanasie ou la mort programmée des improductifs
C'est Attali, ex-conseiller du président François Mitterrand, qui, dès 1981, annonçait : "Je crois que l'important dans la vie ne sera plus de travailler, mais d'être en situation de consommer (...) Dès qu'il atteint 60-65 ans, l'homme vit plus longtemps qu'il ne produit et il coûte cher à la société. (...) L'euthanasie sera donc un des instruments essentiels de nos sociétés futures (...)".
 
Le foetus séparé de la matrice, matière à vendre
Bien informé des recherches en la matière, Attali continuait : "(...) Bientôt, on ira plus loin encore, en séparant le foetus de sa matrice, faisant de l'être humain un artefact, fabriqué sur mesure, avec des caractéristiques choisies à l'avance; et, peut-être, un jour, avec une mémoire et une conscience de soi prédéterminées. En devenant ainsi peu à peu des objets comme les autres, les êtres humains deviendront, pour ceux qui les achèteront (car ils se vendront), des objets de consommation, abandonnés dès qu'un nouveau modèle viendra exciter leur désir." (in L'Express, 2 janvier 2003)
 
medium_IMG_3603.gifLes réalités cachées de la fécondation in vitro
Cette technique, par transmission des anomalies génétiques du père, finit par doubler le nombre d'enfants génétiquement malades lesquels sont souvent porteurs de la stérilité paternelle. Il faut mentionner aussi les anomalies chromosomiques et les risques neurologiques qui entraînent  des retards mentaux. Sans parler d'un certain nombre de tumeurs malignes qui se développent chez les individus nés par fécondation in vitro : certains cancers  notamment des yeux (rétinoblastômes) et des reins, toutes tumeurs affectant l'enfant. Se voient aussi des troubles de la miction et de la vessie dont le risque est multiplié par 7. En février 2002, la célèbre revue médicale The Lancet attribuait aussi un taux de 9% de malformations graves chez les bébés conçus par fécondation in vitro. Ces malformations concerneraient les appareils uro-génitaux, cardio-vasculaires et musculo-squelettiques. Petit à petit se révèlent les méfaits des apprentis sorciers.
 
L'errance de l'être cloné
Un clone est à la fois : le fils de son père, le jumeau de son père, le fils et le beau-frère de sa mère, laquelle est sa belle-sœur, le fils et le petit-fils de ses grands-parents, le frère de son oncle, l'oncle de ses frères. Pas facile d'être un clone dans des circonstances pareilles.
 
medium_IMG_3591.gifLe bébé-médicament
Le principe des bébés-médicaments consiste à engendrer un enfant et l'utiliser pour s'en servir pour soigner un proche. Quelle sera la véritable nature des relations qui se développeront entre cet enfant et ses parents, lui qui a été conçu dans un but utilitaire ? Jusqu'où ira cette collaboration involontaire d'un donneur créé pour la circonstance ? Développé in utero jusqu'à un certain stade. Puis avorté. Il est alors dépecé pour récupérer ses tissus utiles. Des extractions de pancréas ont déjà été effectuées sur des foetus afin de soigner des diabétiques. De même des cellules cérébrales ont été prélevées sur des foetus vivants pour être greffés sur des moelles épinières ou des cerveaux atteints d'affections dégénératives comme la maladie de Parkibson. Certains ont été écorchés vifs afin de récupérer leur peau et en faire bénéficier des brûlés.
 
L'handiphobie menant à l'élimination des handicapés
Le mal venu, le mal fichu, tout comme celui qui est usé par le temps, devient un gêneur. Il faut le cacher pour ne plus le voir. Qu'il disparaisse ! Les handicapés se voient menacés d'extermination tant in utero qu'à la naissance. Les parents auront toujours le droit de porter plainte au nom d'un préjudice occasionné par l'état d'un enfant considéré comme imparfait. La Sécurité Sociale est alors tout à fait bien fondée d'obliger les femmes à avorter si une anomalie fœtale est détectée dans le cadre de la serveillance prénatale. Dès lors, on avorte pour un simple bec de lièvre. La société mortifère ne veut plus que des êtres parfaits...
 
L'expérience des chimères
Dans différents pays, des expériences scandaleuses sont menées, visant à observer l'évolution d'un être composé d'un mélange de cellules humaines et de cellules animales. La Corée expérimente des "hommes-lapins". Le congrès américain vient d'autoriser le mélange de cellules humaines et de cellules bovines (ce qui nous rappelle le parallèle avec la légende du Minotaure). Des savants fous, usurpant des droits, créent des monstres, à l'abri des regards. Toujours cette recherche d'un être artificiel, marchandise d'un temps futur.
 
Réagir, ne pas subir
Terminons sur cette citation :
"Le monde se divise en trois catégories de gens : un très petit nombre qui fait se produire les événements, un groupe plus important qui veille à leur exécution et les regarde s'accomplir, et enfin une vaste majorité qui ne sait jamais ce qui s'est produit en réalité." Son auteur ? Nicolas Murray Butler, président de la Pilgrim Society, membre éminent de la Fondation Carnegie, membre du Council on Foreigns Relations (CFR).
Ne soyons pas des moutons : il faut réagir, ne pas subir !
 
Alain Escada, président de Belgique et Chrétienté 
 
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