mardi, 15 juillet 2008
Bref historique de la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus - conférence spirituelle
Introduction
Nous ne trouvons ni le nom, ni l'idée complexe de la dévotion au Sacré-Cœur dans les premiers siècles de l'Eglise. Mais nous pouvons y découvrir au moins éparses les vérités dont nous avons maintenant la synthèse.
C'est aux XIe-XIIe siècles que nous trouvons les premières traces de la dévotion au Sacré-Cœur. Cette dévotion semble venir de la dévotion envers le côté ouvert de Jésus.
À partir du XIIe siècle, les textes relatifs à la dévotion au Sacré-Cœur se multiplient en particulier avec sainte Mechtilde, sainte Gertrude et saint Bonaventure. Chez les deux premières, nous trouvons des exercices de piété en l'honneur du Sacré-Cœur.
Du XIIIe au XVe siècle, la dévotion au Sacré-Cœur se diffuse progressivement parmi les différents ordres en particulier les dominicains avec les mystiques rhénans et les chartreux qui avaient sous leurs yeux l'image du Sacré-Cœur dans leurs livres et leur ornementation architecturale.
Au XVIe siècle, la dévotion au Sacré-Cœur se constitue en exercices de piété bien déterminés selon les courants religieux. Un centre de référence est la Chartreuse de Cologne où saint Pierre Canisius puisa sa dévotion au Sacré-Cœur.
Au XVIIe siècle, cette dévotion qui est surtout pratiquée par des âmes mystiques devient de plus en plus ascétique c'est-à-dire pratiquée par tous les fidèles.
I. Les origines scripturaires de la dévotion au Sacré-Coeur
L'évangile de la fête du Sacré-Cœur donne l'origine scripturaire du culte du Sacré-Cœur. C'est le passage de l'évangile de saint Jean dans lequel est relaté le coup de lance qui transperce le côté de Jésus. Il en sort du sang et de l'eau, symboles de l'eucharistie et du baptême. Il y a donc un lien entre le Sacré-Cœur et les sacrements, en particulier le sacrement d'amour.
II. Le culte du Sacré-Cœur chez les Pères et les Docteurs de l'Eglise
Origène (185-254). Le grand exégète et théologien d'Alexandrie a deux passages très intéressants sur le Cœur de Jésus. Voici le premier passage : « Il est certain que Jean a reposé à proximité du cœur de Jésus, au milieu des plus profonds secrets de sa doctrine. C'est là qu'il a puisé les trésors de science et de sagesse qui étaient cachés en Jésus-Christ. » Ce passage rappelle l'invocation des litanies du Sacré-Cœur dans laquelle il est dit que dans le Cœur de Jésus se trouve tous les trésors de la sagesse et de la science. Voici le second passage : « L'âme repose sur la poitrine du Sauveur, parce que là est le cœur, dont le rôle principal est l'amour. »
Saint Grégoire de Nazianze (330-390). Evêque de Nazianze, Père et Docteur de l'Eglise, saint Grégoire a ces lignes magnifiques : « Y a-t-il un exemple plus grand que celui qui nous vient du cœur de Jésus ? Il est l'unique original de toute sainteté. Toutes les vertus y sont renfermées comme dans leur source. Et, parce que, seul, Il les possède d'une manière indépendante, Il nous les donne de son plein gré, par le seul mouvement de sa charité. » Ces paroles du saint docteur préludent aux invocations suivantes des litanies : Cœur de Jésus, source de vie et de sainteté ; Cœur de Jésus, abîme de toutes les vertus.
Saint Ambroise (339-397). Évêque de Milan et Docteur de l'Eglise, saint Ambroise s'exprime ainsi au sujet du Sacré-Coeur : « Son cœur, qui a été transpercé par la lance, est devenu notre cœur et par lui nous aimons le Père. »
Saint Paulin (353-431). Evêque de Nole, saint Paulin écrit que : « Jean, qui eut le bonheur de reposer sur la poitrine du Seigneur, puisa dans le cœur même de la Sagesse créatrice des pensées plus hautes que toute créature. »
Saint Anselme (1033-1109). Archevêque de Cantorbéry et Docteur de l'Eglise, saint Anselme est considéré comme le père de la Scolastique ou de l'exposition scientifique des données de la foi. Il meurt à Cantorbéry en 1109.
Dans sa 12e Méditation, nous lisons : « Vous vous êtes engagé à nous donner un cœur et un esprit nouveau, si nous rentrons en nous-mêmes, et vous avez promis de nous fixer dans votre Cœur et dans votre Ame … Je veux répondre à votre appel, ô mon Dieu, en revenant au cœur, c'est-à-dire à Vous-même qui êtes ce Cœur où mon âme vit … C'est ce cœur pur que je vous demande, ô mon Dieu, de créer en moi »
Dans sa 15e Méditation, il écrit : « Examinez, je vous prie, quel est le disciple qui repose sur le Cœur de Jésus … Sur le Cœur adorable, Jean s'enivra du vin de l'allégresse dans la contemplation de la divinité … En ouvrant ses bras, il nous montre qu'il désire ardemment nous serrer dans son Cœur … Cette blessure ne nous a-t-elle pas révélé les trésors infinis de sa bonté, c'est-à-dire, toute la charité de son Cœur pour nous ? »
Saint Bernard (1090-1153). Abbé de Clairvaux et Docteur de l'Eglise, saint Bernard a un beau passage sur le Sacré-Cœur dans un de ses sermons sur la Passion : Puissé-je mériter d'habiter dans votre Cœur tous les jours de ma vie … Votre Cœur a été blessé afin que nous puissions habiter en Lui, en Vous-même Qui n'aimerait un Cœur blessé de la sorte ? »
Saint Antoine de Padoue (1195-1231). Franciscain et Docteur de l'Eglise, saint Antoine de Padoue revient souvent dans ses écrits et ses sermons sur le Sacré-Cœur. Citons le passage suivant : « (La plaie du côté) mène à son Cœur et c'est là qu'il appelle l'âme dont il a fait son épouse … il lui a ouvert son côté et son Cœur pour qu'elle vienne s'y cacher … l'âme religieuse trouvera dans le Cœur de Jésus, avec un asile contre les machinations de Satan, une délicieuse retraite. »
Saint Bonaventure (1217-1274). Cardinal d'Albano et Docteur de l'Eglise, saint Bonaventure a eu une dévotion ardente et tendre envers le Sacré-Cœur. Il insiste en particulier sur son désir de pénétrer dans le Cœur de Jésus « pour y fixer sa demeure à jamais »
Saint Thomas d'Aquin (1225-1274). Dominicain et Docteur de l'Eglise, saint Thomas a écrit une œuvre abondante dans
laquelle nous trouvons de nombreux passages sur le Cœur de Jésus. Le Cœur de Jésus est pour lui la porte de la vie éternelle, le témoignage d'une très grande dilection, un principe de foi et de persévérance, le remède au péché.
Saint Pierre Canisius (1521-1597). Jésuite et Docteur de l'Eglise, saint Pierre Canisius fut un fidèle disciple et un apôtre zélé du Cœur de Jésus. Il brûlait d'un feu surnaturel puisé dans le sanctuaire de ce Cœur. Il méditait sur les souffrances du Cœur de Jésus qu'il saluait chaque matin tandis que le soir, son action de grâce était tournée vers ce même Cœur. Il commençait ses occupations en invoquant le Sacré-Cœur et dans son testament, il nous a laissé un monument de son Amour pour le Sacré-Cœur. Nous pouvons penser que cet amour pour le Sacré-Cœur lui a été donné par la Chartreuse de Cologne
Saint François de Sales (1567-1622). Évêque de Genève et Docteur de l'Eglise, saint François de Sales a aussi une adente dévotion envers le Sacré-Cœur de Jésus. Le pape Pie IX affirme qu'il a « jeté les germes de cette dévotion au Sacré-Cœur que nous la grande joie de merveilleusement propagée. »
Il parle du Sacré-Cœur dans le Traité de l'Amour de Dieu et dans une lettre de 1611 à sainte Jeanne de Chantal, il écrit que « Notre petite congrégation est un ouvrage du Cœur de Jésus et de Marie. Le Sauveur mourant nous a enfantés par l'ouverture de son Sacré-Cœur. » Il disait à religieuses de la Visitation : « Ne voulez-vous pas être les adoratrices et les servantes du Cœur de ce divin Sauveur ? »Il souhaitait qu'elles deviennent les filles du Sacré-Cœur de Jésus.
III. Le culte du Sacré-Cœur en Alsace entre 1152 et 1350
Haguenau. L'empereur Frédéric Barberousse agrandit la chapelle palatine, berceau de la ville de Haguenau, pour y placer deux reliques insignes de la Passion : une partie de la couronne d'épines et la sainte Lance qui a transpercé le côté du Christ. Un important pèlerinage se développa et la dévotion à la sainte Lance fut naturellement unie à la dévotion au Sacré-Cœur. La sainte Lance y séjourna d'environ 1152 à 1209.
Colmar. Le relais dans la dévotion au Sacré-Cœur a été fait par le couvent d'Unterlinden, à Colmar, sous la direction des dominicains. Certains de ces dominicains sont les grands représentants de la mystique rhénane. Dans ce couvent d'Unterlinden existait une fête de la plaie du Sacré-Côté. Cette fête se célébrait le vendredi après l'octave de la Fête-Dieu. Dans le même couvent, chaque vendredi de l'année était consacré au Sacré-Cœur. Plusieurs salles du couvent étaient également consacrées au Sacré-Cœur comme le réfectoire au Cœur très pur de Jésus, le dortoir au Cœur patient et la salle du chapitre au Cœur humble de Jésus.
Les mystiques rhénans. Le premier grand représentant de la mystique rhénane est saint Albert le Grand (1193-1280) qui enseignait la science du Sacré-Cœur et le lien entre le Sacré-Cœur et le sacrement de l'eucharistie.
Le deuxième grand nom est celui de Maître Eckart (1260-1327). Il a davantage insisté sur le lien entre le Sacré-Cœur et l'eucharistie. Il voulait unir les deux grandes dévotions populaires : dévotion au Cœur de Jésus et la dévotion à la sainte Hostie.
Le troisième grand représentant de la mystique rhénane est Tauler(1295-1361). Il a été l'élève de Maître Eckart. Il est considéré comme le plus prédicateur de langue allemande du temps de la foi et comme un des plus grands mystiques de tous les temps. Il connaît les écrits des deux grandes mystiques que sont sainte Mechtilde et sainte Gertrude la Grande. Il exhorte à se réfugier dans le Cœur de Jésus pour une transformation intérieure et profonde. Il demande aussi une communion de souffrance avec le Cœur de Jésus pour le salut des âmes. Il pousse à la communion pour recevoir les richesses contenues dans le Cœur de Jésus.
Le dernier nom à retenir est celui du bienheureux Henri Suso (1300-1366), disciple lui aussi de Maître Eckart. Suso eut toute sa vie un attachement profond au Cœur de Jésus. Dans les nombreuses souffrances de sa vie, il aimait à se réfugier dans le Sacré-Cœur.
IV. Le culte du Sacré-Cœur chez les saints depuis le XIIIe siècle
Sainte Mechtilde (1241-1298). Bénédictine du monastère de Helfta en Saxe, sainte Mechtilde est une des plus célèbres mystiques avec sainte Gertrude, religieuse du même monastère. Comme cette grande mystique, elle a été une grande zélatrice de la dévotion au Sacré-Cœur. Voici deux passages de ses écrits qui nous rapportent les grâces qu'elle a reçu du Sacré-Cœur. : « S'il me fallait écrire tous les biens qui me sont venus du très bénigne Cœur de Jésus, un livre gros comme celui des Matines n'y suffirait pas. » Et ailleurs, elle dit : « Par ce Cœur nous recevons la communication de tous les biens. »
Sainte Gertrude la Grande (1256-1303). Bénédictine du monastère de Helfta en Saxe, sainte Gertrude la Grande porta sa piété de préférence vers le Cœur de Jésus. Elle aimait réciter cette belle prière : « O Sainteté du Cœur de Jésus, consacrez mon cœur. Providence du Coeur de Jésus, veillez sur mon cœur. Immutabilité du Cœur de Jésus, affermissez mon cœur. Pureté du Cœur de Jésus, purifiez mon cœur. Obéissance du Cœur de Jésus, assujettissez mon cœur. Amabilité du Cœur de Jésus, découvrez-vous à mon cœur. »
Sainte Gertrude a joué un grand rôle dans le développement de la dévotion au Sacré-Cœur. Elle a influencé le chartreux Lansperge de la Chartreuse de Cologne (mort en1539) et le vénérable bénédictin Louis de Blois (mort en 1566) qui vous répandre ses écrits à savoir Le Héraut de la tendresse divine.
Sainte Catherine de Sienne (1347-1380). Tertiaire dominicaine, sainte Catherine de Sienne disait à Jésus : « … tant que je
ne serai pas parvenue à me cacher toute entière dans votre divin Cœur, je ne goûterai jamais le repos. » Elle écrivait à un prêtre : « Dans le côté du Christ, vous trouverez l'amour de son Cœur, car tout ce qu'il a fait pour nous, a été fait avec l'amour de ce Cœur. »
Saint Jean Eudes (1601-1680). Fondateur de la Congrégation des saints Cœurs de Jésus et de Marie, saint Jean Eudes est l'auteur du culte liturgique des Cœurs sacrés de Jésus et de Marie. Saint Pie X l'appelle le docteur et l'apôtre du culte liturgique du Sacré-Cœur.
Il brûlait d'un amour tout spécial pour les Cœurs de Jésus et de Marie. Sa congrégation célébra pour la première fois en 1672 la messe et l'office du Sacré-Cœur. » Grâce à son influence, la dévotion au Sacré-Cœur est passée du domaine privé au domaine public. Il s'est inspiré de la plupart de ces devanciers, en particulier de sainte Gertrude, saint François de Sales et du cardinal de Bérulle. Il nous présente le Sacré-Cœur comme l'Amour de Jésus pour son Père, comme le grand moyen de nous unir au Père.
Sainte Marguerite-Marie (1647-1690). Religieuse de la Visitation de Paray-le-Monial, sainte Marguerite-Marie est à l'origine de la diffusion dans le peuple de la dévotion au Sacré-Cœur grâce aux révélations dont elle a été favorisées par le Cœur de Jésus. Ces révélations ont été nombreuses mais deux seulement ont été qualifiées de grandes par le pape Pie XI à savoir celles de 1673 et de 1675.
La première grande apparition est la manifestation des cinq plaies toutes rayonnantes surtout celle du côté du Christ ; elle montre la charité de Dieu pour les hommes. La seconde grande apparition est la plus grande et la plus célèbre selon les mots de Pie XI. Cette apparition demande l'établissement d'une dévotion réparatrice au Sacré-Cœur en raison de l'indifférence et l'ingratitude des hommes devant un si grand amour. C'est la dévotion des premiers vendredis du mois et la demande de l'institution de la fête du Sacré-Cœur le vendredi après l'octave de la fête du très saint sacrement.
Le bienheureux Claude de la Colombière (mort en 1682), jésuite et confesseur de sainte Marguerite-Marie, a joué un rôle très important dans l'établissement du culte du Sacré-Cœur. Il a gagné plusieurs personnes à cette dévotion aussi bien en Angleterre qu'en France. Il a continué son rôle après sa mort selon les dires de sainte Marguerite-Marie elle-même. Enfin, il peut être considéré comme à l'introducteur de cette dévotion dans la Compagnie de Jésus.
V. Le culte du Sacré-Cœur et les souverains pontifes
Clément X (1670-1676). À la demande de saint Jean Eudes, Clément X fit publier six brefs concédant des indulgences en faveur de confréries en l'honneur du Sacré-Cœur.
Clément XIII (1758-1769). Ce pape approuva le 6 février 1765 pour le royaume de Pologne, l'office et la messe propres de la fête du Sacré-Cœur. Il étendit ce privilège aux religieux de la Visitation le 10 juillet de la même année, au diocèse de Rome et pour tous les diocèses qui en feraient la demande.
Pie VI (1800-1823). Par un décret de 1819, il éleva la fête du Sacré-Cœur au rite double de première classe pour la Terre sainte.
Pie IX (1846-1878). Le 23 août 1856, à la demande des évêques de France, Pie IX étendit la fête du Sacré-Cœur à l'Eglise universelle sous le rite double majeur. En 1864, lors de la béatification de Marguerite-Marie, il fit un pressant appel en faveur de la dévotion au Sacré-Cœur. En 1875, il proposa aux fidèles du monde entier un acte de consécration au Sacré-Cœur.
Léon XIII (1878-1903). En 1889, il engagea les fidèles à redoubler de piété envers le Sacré-Cœur. À la demande de plusieurs évêques, le 28 juin de la même année, Léon XIII étendit la fête du Sacré-Cœur au rite double de première classe. Au début de l'année 1899, il approuva les litanies du Sacré-Cœur. La même année, il publia l'encyclique Annum sacrum dans laquelle il annonçait son intention de faire une consécration du genre humain au Sacré-Cœur. Le 11 juin 1899 avait lieu cette consécration. Il recommandait la récitation de prières en l'honneur du Sacré-Cœur surtout pendant le mois de juin. Il invitait également à la pratique de la communion réparatrice et celle du premier vendredi du mois.
Saint Pie X (1903-1914). En 1906, en réponse à de nombreuses suppliques, il demanda le renouvellement annuel de la consécration du genre humain au Sacré-Cœur. Il approuva en 1908 l'apostolat de l'intronisation du Sacré-Cœur dans la famille par le Père Mateo Crawley. En 1909, il béatifia Jean Eudes en le qualifiant de père, d'apôtre et de docteur du culte liturgique du Sacré-Cœur.
Benoît XV (1914-1922). En 1921, il canonisa la grande confidente du Sacré-Cœur et il en profitant pour recommander la dévotion au Cœur de Jésus. La même année, il approuva un office et une messe propres en l'honneur du très saint Cœur eucharistique de Jésus dont la fête fut fixée au jeudi après l'octave de la Fête-Dieu.
L'encyclique du pape Pie XI, Miserentissimus Deus du 8 mai 1928. Dans cette encyclique, le pape Pie XI entend rappeler le devoir de réparer l'ingratitude des hommes envers la miséricorde infinie du Cœur de Jésus. La dévotion au Sacré-Cœur est justement une preuve de plus de cette miséricorde infinie. Il recommande pour réaliser ce devoir de réparation les demandes du Sacré-Cœur à savoir la communion réparatrice et l'heure sainte. Il joint à l'encyclique une Amende honorable à réciter chaque année lors de la fête du Sacré-Cœur. Et il élève cette même fête au rang de double de première classe avec octave.
L'encyclique du pape Pie XII, Haurietis aquas du 15 mai 1956. Cette encyclique a été écrite à l'occasion du bicentenaire de l'institution de la fête du Sacré-Cœur et du centenaire de l'extension de cette fête à l'Eglise universelle. Pie XII y rappelle l'importance de la dévotion au Sacré-Cœur et il insiste sur l'amour de Dieu pour le genre humain, amour symbolisé et matérialisé par le Sacré-Cœur de Jésus. Le pape reprend ensuite toute l'histoire de la dévotion au Sacré-Cœur.
Litanies du Sacré-Cœur
Elles sont approuvées par la Congrégation des Rites en 1889. Elles comptent 33 invocations en souvenir des 33 années de la vie du Christ. Ces invocations ont trois sources à savoir les litanies écrites par une visitandine de Dijon en 1678 (27 invocations ont été reprises) ; les litanies écrites par un jésuite français en 1688 (5 invocations ont été reprises) et une invocation introduite par la Congrégation des Rites.
10:55 Publié dans Religion, sermons | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sacré-cœur, jésus, christ-roi, belgique et chrétienté, eglise catholique
mercredi, 09 juillet 2008
Fixation maniaque chez RésistanceS
Il semble que l'association RésistanceS, organisation d'extrême gauche autoproclamée "observatoire de l'extrême droite" selon une vieille tactique moscovite, fasse une fixation maniaque sur "Belgique et Chrétienté". Fixation qui s'est encore accentuée depuis que nous nous sommes interrogés sur la présence de Manuel Abramowicz, président de l'asbl RésistanceS, lors d'une manifestation organisée en juin dernier par le Secours Rouge en soutien aux inculpés de cette association, dont son co-fondateur Bertrand Sassoye, qui a déjà purgé quelques années de prison en raison de ses activités terroristes au sein des Cellules Communistes Combattantes.11:55 Publié dans Belgique, Communiqués, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : manuel abramowicz, résistances, extrême gauche, belgique et chrétienté, secours rouge
vendredi, 27 juin 2008
La valeur de la Vie rappelée aux puissants
Mgr Cattenoz, archévêque d'Avignon, vient de publier un texte pour la vie, à lire. Extrait :
"Devant des chiffres accablants, devant une actualité brûlante sur de nombreux sujets sensibles, au moment où notre pays prend la présidence de l’Union Européenne, au moment où notre pays s’apprête à prendre des décisions graves touchant à la vie, je ne peux garder le silence. Évêque, successeur des apôtres, appelé à être témoin du Christ et de son l’Évangile, je voudrais inviter tous les chrétiens de mon diocèse, tous les hommes politiques, tous les hommes de bonne volonté et je pense tout particulièrement aux parents, tous je vous invite à avoir le courage de regarder la situation en face pour reconnaître tous les « non à la vie » qui ont marqué l’histoire de notre pays et de l’Europe depuis plus de quarante ans. Nous avons une véritable conversion à opérer [...]
L’Europe a dit “non à la vie” une première fois il y a quarante ans en refusant l’encyclique “Humanae Vitae”. Elle s’est fermée à la vie une deuxième fois en 1975 avec les lois sur l’avortement. Elle s’apprête à dire un troisième non à la vie avec les menaces qui pèsent sur la famille. Le Cardinal Christoph Schönborn déclarait récemment à la télévision autrichienne « L’Europe a dit trois fois non à son propre futur » et il ajoutait : « Ceci n’est pas d’abord une chose morale ; c’est une question de faits : l’Europe meurt pour avoir dit “non à la vie”. » [...]
09:41 Publié dans Ethique, Europe, France, Politique, Religion | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : belgique et chrétienté, mgr cattenoz, avortement, pro-vie, catholique, europe
lundi, 23 juin 2008
Il n'y aura pas de minaret à Bastogne
A diverses reprises, "Belgique et Chrétienté" avait appelé à la mobilisation contre le projet de construction d'un minaret à Bastogne. Cette mobilisation a payé. Le bourgmestre Philippe Collard a annoncé que son collège communal n'autorisera pas la construction d'un minaret réclamé par la communauté turque locale.14:20 Publié dans Belgique, Communiqués, Culture, Politique, Religion | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : belgique et chrétienté, bastogne, minaret, islam, mosquée, philippe collard
Le journal "Le Soir" accusé de racisme
On est toujours le raciste de quelqu'un.Le patron de la N-VA a saisi le Centre pour l'Egalité des Chances et la Lutte contre le Racisme (CECLR) pour incitation "à la haine et à la violence". Dans sa lettre au Centre, Bart De Wever cite quatre articles du quotidien Le Soir qui, selon lui, "dépassent les bornes" et sont empreints de xénophobie.
13:58 Publié dans Belgique, Médias, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : belgique et chrétienté, le soir, racisme, bart de wever, xénophobie, discrimination, flamands
jeudi, 19 juin 2008
Télé Bruxelles et l'islam : météo voilée...
13:16 Publié dans Belgique, Médias, Politique, Religion | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : télé bruxelles, islam, belgique et chrétienté, voile musulman, hidjab
mercredi, 18 juin 2008
Des vacances intelligentes et sympas pour nos jeunes

18:06 Publié dans AGENDA, Ethique, Europe, Militantisme, Politique, Religion | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : belgique et chrétienté, civitas, alain escada, jeunesse, université d'été, catholique
mardi, 10 juin 2008
Principe non négociable
Le mariage entre homme et femme est un "principe non négociable" pour que "cohabitent de manière correcte vie civile et vie chrétienne", a plaidé le cardinal José Saraiva Martins lors de l'homélie du pèlerinage annuel de Fatima le 13 mai dernier.12:29 Publié dans Ethique, Europe, Religion | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mariage, belgique et chrétienté, cardinal saraiva martins, catholique, vie chrétienne
samedi, 07 juin 2008
Le "Vif-l'Express" s'angoisse : et si Rome faisait de Mgr Léonard le nouveau Primat de Belgique ?
Cette semaine, la rédaction du Vif-l'Express s'angoisse. En couverture, une photo de l'évêque de Namur et un grand titre : Favori à la succession du Cardinal Danneels, Mgr Léonard va-t-il casser l'église belge ? A l'intérieur, six pages pour expliquer "comment il prépare l'église des réacs". On en frémit.16:28 Publié dans Belgique, Religion | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mgr léonard, évêque de namur, vatican, anne morelli, cardinal danneels, belgique et chrétienté
mercredi, 04 juin 2008
Vidéo militante, catholique et patriote

14:48 Publié dans Agit-Prop, Belgique, Culture, Ethique, France, Militantisme, Politique, Religion, Vidéos | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : belgique et chrétienté, france jeunesse civitas, catholique, patriote, christ-roi











