vendredi, 16 mai 2008
Alain Escada dénonce les liens entre mai 68, le gauchisme et la pédophilie
En ce mois de mai où les anciens combattants soixante-huitards sont mis à l'honneur avec complaisance par tous les média et où la commémoration du quarantième anniversaire de cette insurrection subversive permet à toutes les factions de l'extrême gauche de bénéficier d'une vaste opération marketing à bon marché, Alain Escada a voulu rompre avec le ronron ambiant et envoyer un joli pavé dans la mare.18:39 Publié dans Culture, Europe, Histoire, Médias, Politique, Social | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : alain escada, mai 68, gauchisme, trotskisme, communisme, révolution sexuelle, pédophilie
mardi, 13 mai 2008
Mai 68 : "tout le monde couchait avec tout le monde"
"C'était le droit au désir pour tous. Auparavant, on vivait des amours interrompues qui s'arrêtaient au dernier stade («mes parents ne veulent pas», «je veux rester vierge pour le mariage»). Désormais, une jeune fille pouvait choisir qui elle voulait, désobéir à la norme sociale, parentale, familiale... (...) Disons-le: ce fut une époque où tout le monde couchait avec tout le monde, par désir autant que par curiosité. On aurait dit des enfants lâchés dans une pâtisserie! Enfin, on pouvait tout avoir, tout goûter! On se disait qu'il ne fallait rien refuser, même pas les expériences homosexuelles."Mai 68, événement symbole de la libération sexuelle et des perversions. Le journaliste et essayiste Jean-Claude Guillebaud écrit dans Sud-Ouest à propos de la pédophilie : "Des crétins dans le vent allaient jusqu'à vanter la permissivité en ce domaine, sans que cela ne suscite beaucoup de protestations". Dans L'Humanité, Jean-Pierre Rosenczveig, président du tribunal pour enfants de Bobigny et responsable de l'Association pour la promotion de la citoyenneté des enfants et des jeunes, expliquait en 1997, l'inertie de la société : "La justice et la police du pays sont à l'image d'un peuple. Il y a quelques années, tout le monde se gobergeait à écouter l'écrivain Matzneff qui racontait dans une émission de Bernard Pivot comment il aimait bien faire l'amour avec des gamines de douze-treize ans, "le sel de sa vie sexuelle", disait-il. Les Français que nous sommes n'ont pas d'un seul bloc fermé leur poste de télévision et contesté la parole de Matzneff. Tout le monde a plus ou moins entendu cette "sexualité différente" qui, somme toute ferait partie "du libre choix des uns et des autres". Aujourd'hui, on parle enfin de crime contre l'humanité."
En 1977, plusieurs intellectuels signent une pétition en faveur d'inculpés maintenus en détention provisoire pendant trois années dans une affaire de pédophilie. Les signataires s'appellent Louis Aragon, Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Roland Barthes, Francis Ponge, André Glucksmann, Bernard Kouchner, François Chatelet, Patrice Chéreau, Philippe Sollers, Félix Guattari, Jack Lang... Si le journal Le Monde qui a publié cette pétition, fait aujourd'hui son autocritique, Libé joue sur les deux tableaux : Serge July avoue que son journal a "légitimé des pratiques parfois criminelles". Mais c'est encore Libération qui publie les cris outrés de Philippe Sollers parlant d'une "offensive de droite ou réactionnaire".
13:29 Publié dans Ethique, Europe, France, Histoire, Médias, Politique, Social | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mai 68, cohn-bendit, libération, pédophilie, gauchisme, philippe sollers, communisme
samedi, 10 mai 2008
Mai 68 ou l'immoralité au pouvoir
"On s'était inventé un ennemi formidable et mythique, le judéo-christianisme, pour mieux souligner la singularité de notre temps. Mai 68, c'est l'acte d'émancipation de l'individu, qui sape la morale collective. Désormais, on n'a plus d'ordre à recevoir de personne. Ni de l'Eglise, ni de l'armée, ni de la bourgeoisie, ni du parti… Et puisque l'individu est libre, il n'a plus d'autre obstacle face à son désir que lui-même. «Vivre sans temps morts, jouir sans entraves»: c'est la merveilleuse promesse d'un nouveau monde. S'est alors manifestée une véritable jubilation à l'idée de terrasser l'ordre qui avait marqué notre enfance. Nous allions passer de la répression à la conquête! Mai 68, c'est une révolution antiautoritaire, antitraditionaliste, dans laquelle la sexualité agit comme un phare. Tout d'un coup, l'irruption de la volupté! Au XVIIIe siècle, on disait «je vous aime» pour dire «je vous désire». Cette fois, on dit «je te désire» au lieu de dire «je t'aime»."14:38 Publié dans Culture, Ethique, Europe, France, Histoire, Médias, Politique, Religion, Social | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mai 68, pascal bruckner, sexualité, ordre naturel, subversion
vendredi, 09 mai 2008
Mai 68, Michel Polac et la pédophilie
On nous présente Mai 68 comme une étape indispensable à la libération de l'individu. Anniversaire oblige, pas moyen d'échapper à la propagande soixante-huitarde. C'est pourquoi nous voulons rappeler la vérité : mai 68 était une œuvre de subversion prête à banaliser les pires travers.
Michel Polac, journaliste et écrivain, ancien chroniqueur à l'hebdomadaire gauchiste Charlie-Hebdo, fut en 1968 l'un des organisateurs de la grève de l'ORTF. Dans l'un de ses livres, il parle de son expérience homosexuelle et... pédophile !
« Oui, j’ai vécu cela à 14 ans avec I. J’ai défailli comme on disait au XVIIIe siècle, rien qu’en frôlant son ventre nu avec mon ventre. (...) De même avec un autre I. à 28 ans, il avait 18 ans environ, mais ce fut moins foudroyant car je l’avais pris pour un tapin : et enfin à 40 ans, avec ce curieux gamin un peu bizarre, sauvage, farouche, un rien demeuré, fils de paysan, orphelin peut-être, qui devait avoir 10, 11 ans, peut-être moins, et qui m’a si étrangement provoqué jusqu’à se coucher nu dans ma chambre d’hôtel en me racontant une obscure histoire de relation sexuelle avec un homme de son entourage et je me suis rapproché de lui, et il était nu sur le côté, et j’ai seulement baissé mon pantalon et ai collé mon ventre contre son cul, et j’ai déchargé aussitôt, en une seconde, dans un éblouissement terrible, et il a eu un petit rire surpris comme s’il s’attendait à ce que je le pénètre, il paraissait si expérimenté, si précocement instruit, tout en ignorant ce que cela signifiait, tout en étant capable de préciser ce qu’il savait ou voulait. »
Extrait de 'Journal', récit autobiographique de Michel Polac, p.147
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jeudi, 08 mai 2008
Petite fiesta coco à l'ULB pour commémorer mai 68 - la rédactrice en chef du journal Le Soir est de la partie
Ce soir, à l'ULB, c'est la grande soirée de retrouvaille des cocos de tout poil.13:25 Publié dans Belgique, Culture, Europe, France, Histoire, Médias, Politique, Social | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : le soir, ulb, béatrice delvaux, alain krivine, ecolo
Mai 68 : de la révolution sexuelle à la pédophilie

Extrait d'un article intitulé Que reste-t-il de la révolution sexuelle de mai 68 ? paru dans le quotidien Le Monde du 28.02.2001
"(...) Ancienne secrétaire générale du Syndicat national unitaire des instituteurs (Snuipp-FSU), tendance Ecole émancipée, militante féministe dans les années 70, Danielle Czalczynski se souvient " des discussions souvent vives qui opposaient les hommes et les femmes sur le fait de “jouir sans entrave” même avec les enfants ". ![]()
Elle a vécu cette période à travers un double prisme : celui de femme et d'enseignante. " En tant qu'enseignante, j'ai été beaucoup marquée par la découverte des désirs enfantins mais j'étais opposée, en tant que femme, à ceux qui dérivaient sur les rapports entre adultes et enfants, en faisant abstraction du rapport de pouvoir. " Au sein de l'extrême gauche, le combat au sujet des thèses favorables à la pédophilie a en effet été vif. Hervé Hamon rappelle que c'est en partie sur cette question que le groupe Vive la révolution, dirigé à l'époque par Roland Castro et son journal Tout, s'est auto-dissous en 1971. " J'étais rédacteur en chef adjoint de Politique Hebdo et nous avons refusé de passer un entretien avec René Schérer, professeur à Paris-VIII, en raison de ses positions pro-pédophiles", raconte Hervé Hamon. Le docteur Jean Carpentier, auteur en 1971 du tract "Apprenons à faire l'amour", diffusé dans les lycées et qui lui a valu un an d'interdiction d'exercice, évoque de la même manière l'arrêt du périodique Tankonalasanté, revue critique de l'institution médicale face aux tentatives d'un courant favorable à la pédophilie de s'en servir comme vecteur de ses idées.
Au nom des libertés, certains ont défendu la clémence dans certaines affaires de pédophilie. Le psychiatre Gérard Vallès a été signataire, en janvier 1977, aux côtés de Louis Aragon, André Glucksmann, Félix Guattari, Bernard Kouchner, Jack Lang ou Jean-Paul Sartre, d'une pétition demandant la remise en liberté, après trois ans de détention préventive, de trois hommes comparaissant devant les assises des Yvelines pour " attentat à la pudeur sans violence sur mineurs de quinze ans ". (...)"
De quoi nous éclairer sur l'apologie de la pédophilie pratiquée dans les milieux gauchistes soixante-huitards sous couvert de libération sexuelle.
11:06 Publié dans Europe, France, Histoire, Médias, Politique, Social | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mai 68, extrême-gauche, révolutionnaire, stalinien, maoiste
mardi, 06 mai 2008
Mai 68 et la pédophilie
Le monde nouveau dont rêvaient les soixante-huitards devait banaliser la pédophilie.12:29 Publié dans Culture, Europe, France, Histoire, Médias, Politique, Social | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mai 68, extrême-gauche, daniel cohn-bendit, pédophilie
lundi, 28 avril 2008
Sermon
Cinquième dimanche après Pâques, le 27.04.2008« Je suis sorti du Père et … je retourne au Père ».
À quelques jours du retour de Notre Seigneur à son Père, la liturgie de ce dimanche nous donne ses paroles qui doivent être les nôtres.
Comme Notre Seigneur, nous sommes sortis du Père et nous devons retourner au Père. Nous sommes sortis du Père par la création et nous devons retourner au Père car le Père a tout créé pour Lui.
Toutes les créatures sont sorties du Père et toutes doivent retourner au Père. Les créatures sans intelligence retournent nécessairement au Père qui les a créées mais les créatures intelligentes peuvent malheureusement refuser ce retour au Père : c'est le mystère de l'Enfer éternel. Nous catholiques, nous voulons retourner au Père et la question qui se pose alors est la suivante : comment pouvons-nous retourner au Père ?
Le retour au Père est impossible sans la pratique des vertus et de ces vertus qui nous mettent en contact direct avec le Père : les vertus théologales. Ces trois vertus sont nécessaires pour retourner au Père.
La foi est la lumière qui éclaire la route du retour vers le Père mais nous savons bien que la foi seule est insuffisante. Celui qui marche vers un but déterminé a le ferme espoir d'y parvenir. La foi qui nous guide dans notre retour vers le Père doit être accompagnée par la ferme espérance de parvenir jusqu'au Père. Cependant, foi et espérance sont encore insuffisantes pour réaliser notre retour au Père.
Pour rendre ce retour possible, la foi et l'espérance doivent être perfectionnées par la charité qui est un amour de bienveillance envers Dieu et le prochain vu en Dieu. Par la charité, Dieu et le prochain sont aimés pour eux-mêmes et non pour le bien qu'ils pourraient procurer à ceux qui les aiment comme dans l'amour de concupiscence.
Cette charité est un amour surnaturel et qui veut donc le bien surnaturel du prochain et pas seulement ni d'abord son bien naturel.
La charité veut principalement le bien surnaturel du prochain et quel est-il si ce n'est que le prochain puisse retourner au Père par la pratique des trois vertus théologales. La charité ne veut pas d'abord que le prochain puisse manger à sa faim, se vêtir et se loger décemment car tous ces biens sont purement naturels et à eux seuls ne permettent pas au prochain de retourner au Père. Il est donc bon de vouloir le bien-être matériel du prochain mais seulement en dépendance de son bien-être surnaturel à savoir la pratique des vertus théologales. Ainsi il n'est plus possible de confondre humanitarisme et philanthropie qui sont de bonnes choses mais purement naturelles avec la charité qui est un amour bien supérieur car surnaturel.
Nourrir les pauvres est une bonne chose, mais cela n'est pas suffisant pour retourner au Père car cette action est naturelle tandis que le retour au Père est surnaturel. Il ne suffit pas de passer toute sa vie à nourrir les pauvres pour retourner au Père car une action naturelle et bonne, voire très bonne lorsqu'elle est prolongée pendant toute une vie, reste radicalement incapable d'un résultat surnaturel comme le retour au Père. Il faut donc nourrir les pauvres (œuvre purement naturelle) et pratiquer l'amour surnaturel de bienveillance qui est la charité ! L'un ne va pas sans l'autre.
Jésus en montant au Ciel nous a obtenu la grâce de Le suivre par la pratique de la foi, de l'espérance et de la charité afin de réaliser nous aussi notre retour vers le Père, ainsi soit-il !
17:57 Publié dans Religion, sermons, Social | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : vertus théologales, foi, espérance, charité
samedi, 29 mars 2008
Le "gender" est-il une "idéologie" ?
ROME, Dimanche 23 mars 2008 (ZENIT.org) - Le « gender » est-il une « idéologie » ? Marguerite A. Peeters analyse les tenants et aboutissants dans cet entretien accordé à Zenit. Marguerite Peeters est belgo-américaine. Elle a récemment évoqué ce thème lors du congrès international organisé à Rome par le conseil pontifical pour les Laïcs, à l'occasion des 20 ans de « Mulieris dignitatem ». L'auteur est rédactrice en chef de l' « Interactive Information Services » (cf. iis@skynet.be ), un service d'information spécialisé dans l'étude de la mondialisation, de ses concepts-clefs et de ses mécanismes opérationnels
Zenit - Au congrès qui a marqué les 20 ans de « Mulieris Dignitatem », vous êtes intervenue sur « l'idéologie du gender ». Si beaucoup parlent du gender, peu savent précisément de quoi il s'agit...
Marguerite A. Peeters - Gender se traduit diversement en français : entre autres, par égalité des sexes, égalité des genres, parité, sexospécificité, autonomisation de la femme ou diversité des genres ou des sexes. La multiplicité de ces expressions crée une confusion sémantique qui relève en fait d'une stratégie utilisée pour cacher le véritable sens du gender et éviter les définitions claires. Souvent le mot est utilisé dans sa langue originale, l'anglais. Le gender n'est pas à proprement parler une idéologie, mais un phénomène culturel, un processus subtil de déconstruction culturelle et anthropologique. Il est le fruit d'un long parcours révolutionnaire occidental qui, en particulier depuis la révolution française, a été mu par une conception faussée de l'égalité entre les sexes et une volonté perverse de « libérer » l'individu de tout cadre normatif donné par la nature, la tradition, la révélation et Dieu lui-même. L'objectif du gender est de permettre à chacun de choisir « librement » sa fonction sociale, son identité ou orientation sexuelle, sa « forme de famille ». Le gender considère la vocation de la femme en tant que mère et épouse comme une construction sociale contraire à l'égalité, comme un « stéréotype » à déconstruire. La déconstruction se fait prioritairement par l'éducation des enfants (à l'insu des parents), mais aussi à travers les media, les législations, les politiques, les procédures décisionnelles dites « consensuelles », les « sessions de formation », la propagande tout azimut. La nouvelle culture favorise la promotion des divers droits des lesbiennes, homosexuels, bisexuels et transsexuels. On peut dire que le gender a déjà créé une culture mondiale dans laquelle parler de complémentarité homme-femme est devenu discriminatoire et contraire à l'éthique. Une nouvelle éthique mondiale du « libre choix » ainsi compris menace de remplacer les cultures traditionnelles non-occidentales et l'éthique judéo-chrétienne.
Zenit - Quelle est l'ampleur du phénomène ?
Marguerite A. Peeters - Incommensurable. Depuis la conférence de Pékin de 1995, lorsque ce concept est devenu l'objet d'un prétendu consensus mondial, le gender s'est intégré au cœur des politiques internationales, régionales, nationales et locales, des instruments juridiques (comme le Protocole de Maputo en Afrique), des manuels scolaires, des codes éthiques des entreprises, des ONGs de développement, des Objectifs pour le Développement du Millénaire (ODM) censés être atteints d'ici 2015. Il s'est imposé comme priorité transversale de la coopération internationale. D'ores et déjà, le gender a pénétré dans nos sociétés par tous ses pores. Nous sommes maintenant en pleine phase d'application. Les agents de transformation exercent sur les pays en voie de développement une pression maximale. Dans de nombreux pays, notamment africains, des ministères du genre ont déjà remplacés les ministères de la famille : même s'il semble s'agir d'abord de promouvoir le développement social de la femme, la porte est désormais ouverte dans les pays en voie de développement à une déconstruction anthropologique opérée par des ingénieurs sociaux radicaux venant d'ailleurs. Le gender avance masqué.
Zenit - Pourquoi dites-vous que le mot « idéologie » ne convient pas ?
Marguerite A. Peeters - Parce qu'il évoque des systèmes de penser se rattachant à la modernité occidentale dont on a dit avec raison en 1989 qu'ils étaient finis en tant que systèmes, c'est-à-dire dans leur dimension intégrée, intellectuellement cohérente, clairement identifiable, totalisante, se rattachant à des « maîtres » à l'origine de « grandes théories » ayant donné naissance à des écoles de pensée : pensons au marxisme-léninisme, au nihilisme, au structuralisme, au kantisme, au positivisme, au modernisme, au nominalisme, à l'existentialisme athée et même, je dirais, au féminisme. Ces idéologies se sont déconstruites d'elles-mêmes les unes après les autres et le processus de déconstruction qu'elles ont enclenché ne charrie maintenant que des résidus. En Occident, depuis mai 68, le passage à la postmodernité s'est accéléré sans qu'on s'en rende compte ; on a basculé du rationalisme moderne à l'irrationnel postmoderne. En tant que processus ambivalent, diffus, insaisissable, sournois, opérant de l'intérieur des institutions et des cultures, difficile à identifier clairement, humainement incohérent, le gender appartient pleinement à la postmodernité occidentale. Les résidus du féminisme sont l à, mais le gender va encore plus loin dans la voie du radicalisme : il « célèbre » culturellement la diversité des choix de comportements sexuels au nom d'une égalité de pouvoir de tous les citoyens.
Zenit - Tout est-il négatif dans ce concept ?
Marguerite A. Peeters - Comme tous les concepts postmodernes, le gender opère une double déconstruction : d'une part celle du dessein de Dieu, et d'autre part celle des abus de la modernité. Le gender tente de répondre aux désordres réels du machisme, de l'autoritarisme, du cléricalisme, du paternalisme, de la domination de l'homme sur la femme qui est une conséquence du péché originel, comme nous le révèle le récit de la Genèse. Parlant à la femme après la chute, Yahvé dit : « Ta convoitise te poussera vers ton mari et lui dominera sur toi. » (Gen. 3, 16) Le gender répond à la domination masculine, non par l'amour et la réconciliation, mais par une révolte et une prise de pouvoir de la femme (empowerment) qui cherche à devenir l'égale de l'homme en termes de pouvoir social. Plaisir, pouvoir, possession de « connaissance » : ces tentations ont été les grands thèmes de la révolution féministe et sexuelle occidentale qui s'est mondialisée dans les années 1990 ; à travers le gender, elles sont même devenues une norme de la coopération internationale actuelle. Depuis la Genèse, on n'invente rien.
Zenit - Que déconstruit le gender ?
Marguerite A. Peeters - La structure anthropologique de l'homme et de la femme telle qu'elle a été créée par Dieu, qui est Père, Fils et
Saint-Esprit. Autrement dit, le dessein d'amour trinitaire de Dieu sur l'homme et la femme. Le combat dans lequel nous sommes concerne l'homme lui-même, son origine divine et sa prédestination trinitaire. La mort de l'homme n'est-elle pas une conséquence de la « mort de Dieu » proclamée par Feuerbach et Nietzsche ? Nous sommes tous faits pour être père ou mère, fils ou fille, époux ou épouse, frère ou soeur. Or en niant la complémentarité anthropologique homme-femme, en voulant faire de tous des citoyens radicalement « égaux », en s'attaquant à la maternité comme une injustice sociale, en réduisant l'homme et la femme à leur fonction sociale, en en faisant des « partenaires » liés entre eux par un « contrat », on crée une culture qui empêche la réalisation de notre vocation humaine universelle.
Zenit - Un signe des temps, d'après vous ?
Marguerite A. Peeters - Oui, la « fin des idéologies » ne signifie pas pour autant la fin du processus antéchristique dont Saint Jean parlait déjà dans sa première épître (2, 18) : « déjà maintenant beaucoup d'antéchrists sont survenus ; à quoi nous reconnaissons que la dernière heure est là ». Nous savons qu'avant le retour du Christ, comme nous l'annonce Saint Paul dans la seconde lettre aux Thessaloniciens (2, 3-4), « doit venir l'apostasie et se révéler l'Homme impie, l'Etre perdu, l'Adversaire, celui qui s'élève au-dessus de tout ce qui porte le nom de Dieu ou reçoit un culte, allant jusqu'à s'asseoir en personne dans le sanctuaire de Dieu, se produisant lui-même comme Dieu ». Du début à la fin de l'histoire, nous sommes dans un combat apocalyptique. Nous pensons aussi à la question du Christ : « Quand le Fils de l'Homme reviendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? » L'aspect le plus préoccupant de la révolution culturelle mondiale et de l'ingénierie sociale qu'elle opère à une vitesse foudroyante est son lien direct avec l'apostasie. Nous avons constaté en Occident que la révolution culturelle n'a pas été sans conséquences pour la foi. C'est ce que nous rappelait, en novembre dernier, le Patriarche œcuménique Bartholomé : « La philosophie des Lumières en Occident et la révolution française ont déclenché une véritable révolution culturelle visant a remplacer la tradition précédemment chrétienne du monde occidental par une nouvelle conception de l'homme et de la société qui n'est pas chrétienne. »
Zenit - Quelle attitude les chrétiens doivent-ils avoir face à la révolution culturelle ?
Marguerite A. Peeters - Le premier service que l'Eglise ait rendre à l'humanité est d'être et de rester elle-même. Les chrétiens ne sont-ils pas appelés, pour emprunter à nouveau les mots du Patriarche, « à revenir à la plénitude, la jeunesse et la pureté de la tradition chrétienne de l'Eglise primitive » ? L'Eglise ne peut se compromettre avec des paradigmes, des programmes, des « valeurs », une éthique venant d'ailleurs. Or, souvent par ignorance, beaucoup de chrétiens se laissent séduire par la nouvelle éthique, ce qui les entraîne parfois jusqu'à l'infidélité au Magistère.
Zenit - Vous avez adressé votre livre « La mondialisation de la révolution culturelle occidentale : concepts-clefs, mécanismes opérationnels » prioritairement aux africains. Pourquoi ?
Marguerite A. Peeters - L'Occident doit faire son mea culpa et mesurer sa part de responsabilité dans le processus de déconstruction culturelle mondiale actuellement en cours. Le gender est un produit occidental qui est maintenant imposé à l'Afrique comme condition d'aide au développement. Or le gender menace les dons que Dieu lui-même a faits à l'âme africaine ; le sens de la paternité humaine et divine et d'une fraternité qui est filiale et non purement horizontale, la grâce de l'esprit d'enfance, la célébration de la maternité et de la vie.13:11 Publié dans Culture, Ethique, International, Politique, Religion, Social | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : belgique et chrétienté, homosexualité, gay, anthropologie
Des aveugles discriminés par des chauffeurs de taxi islamistes
On sait que les musulmans ne mangent pas de cochon, le hallouf maudit. Au point que dans de nombreux quartiers à forte concentration de populations d'origine extra-européenne, on ne sert plus la moindre viande de porc dans les cantines scolaires. Et que cette viande de porc disparaît dans ces mêmes quartiers des étals des commerçants, hallal oblige.11:35 Publié dans International, Politique, Religion, Social | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : belgique et chrétienté, islamisation, musulmans, chiens d'aveugle










