mardi, 15 décembre 2009
Tous présents à la marche pro-vie du 17 janvier à Paris
GRANDE MARCHE POUR LA VIE 2010 à Paris, le 17 janvier 2010 :
Le Collectif "Papa, Maman et Moi", Belgique et Chrétienté, Jeunes Pour la Vie et Pro Vita s'associent pour organiser un car qui partira de Bruxelles (départ à 9h15 du parking de la Basilique de Koekelberg). Réservation obligatoire.
L'aller-retour est fixé à 15 euros par personne à verser au cpte 001-2322584-92 du Collectif "Papa, Maman et Moi" avec la mention "car 17 janvier" (infos : 02.503.55.21 / 0485.89.87.08, info@bechrist.be )
Vous ne pouvez venir à Paris ce jour-là mais vous voulez participer aux frais d'organisation de ce car belge ? Tout don est le bienvenu au cpte 001-2322584-92 du Collectif ¨Papa, Maman et Moi" avec la mention "soutien au car 17 janvier" et permettra d'aider la venue de familles nombreuses.
17:57 Publié dans AGENDA, Belgique, Ethique, Europe, France, Militantisme, Politique, Religion, Social | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : marche pro-vie, avortement, ivg, paris, belgique et chrétienté
jeudi, 10 décembre 2009
Cour européenne des droits de l'homme contre la Vie
Offensive pro-avortement à Strasbourg
Trois Irlandaises, « A », « B », et « C », toutes trois confrontées à une grossesse non désirée, toutes trois dans des circonstances difficiles, ayant toutes les trois pris la décision d’aller avorter au Royaume-Uni et victimes, chacune, de complications post-abortives, ont fait demander à la Cour européenne des droits de l’homme de reconnaître qu’elles avaient subi une violation de leurs droits humains du fait de l’interdiction de l’avortement en Irlande.
L’audience s’est déroulée mercredi matin ; j’y étais.
C’est une affaire non seulement symbolique, mais surtout potentiellement désastreuse pour le droit du respect de la vie que l’Irlande défend contre les vents et marées de l’européisme. Un « oui » de la Cour signifierait l’impossibilité juridique pour les 47 Etats membres du Conseil de l’Europe de poser des restrictions importantes à l’avortement, en établissant que l’interprétation juste de la Convention européenne des droits de l’homme comporte un « droit » à l’avortement.
La Cour européenne des droits de l’homme est précisément chargée de vérifier la bonne application de la Convention par les Etats qui l’ont signée. C’est un rôle qu’elle a déjà exercé contre la liberté de l’enseignement en Allemagne, contre les crucifix dans les écoles publiques italiennes, et pour l’accès à l’avortement en Pologne, dans une affaire dont celle en cours est une sorte de prolongement aggravant.
JEANNE SMITS
14:26 Publié dans Ethique, Europe, Politique, Religion, Social | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : avortement, pro-vie, ivg, cour européenne des droits de l'homme, irlande, chrétienté
Être un ultra-catholique...
Le P. James V. Schal, un jésuite qui enseigne la science politique à la Georgetown University, une personnalité catholique très connue aux États-Unis, vient de donner le 7 décembre à InsideCatholic (ici) un petit billet qui n’est pas sans intérêt… Le voici. Enjoy…
« Un de mes amis m’a écrit à propos d’une directrice d’école, une religieuse, parlant à un parent d’élève et demandant de l’argent pour son établissement. Le monsieur était décrit comme un “ultra catholique”. Mon ami m’a demandé : “C’est quoi un ultra catholique ; le savez-vous ?” De toute évidence, la directrice “non ultra” pensait que c’était bien de siphonner l’argent dont elle avait besoin d’un parent “ultra”. Rien ne la liait. Une fois l’argent obtenu, l’établissement non ultra poursuivrait son petit bonhomme de chemin non ultra.
L’ultra était juste bon pour son argent – s’il en avait. Mais ses idées étaient, disons, ultra.
Évidemment, je ne peux pas m’empêcher de définir ce qu’est un ultra catholique aujourd’hui. Il y a des tentations auxquelles ont a du mal à résister. Pour faire bref : dans le monde multi-descripteur d’aujourd’hui, un ultra catholique c’est quelqu’un qui est un catholique croyant, un oiseau plutôt rare. Notre pays est rempli d’ex – contestataires, non pratiquants, c’est-mon-choix, fichez-moi-la-paix – catholiques. Ils nous enseignent qu’ils se sentent mieux que leurs infortunés coreligionnaires estimant naïvement que le catholicisme est, de manière crédible, la chose la plus intelligente qu’on puisse trouver dans le domaine public ou privé. Dans le domaine public, ceux qu’on cite le plus souvent comme “autorité” sur ce que les catholiques croient, ce sont les dissidents. Les catholiques constituent le seul groupe dont personne n’a besoin de parler avec exactitude.
Un ultra catholique adoubé tient le Credo de Nicée pour vrai. Il pense qu’il y a une autorité divine dans l’Église. Il sait, qu’en tant que pécheur, il a besoin du pardon. Mais il n’utilise pas ses péchés pour justifier une croisade de justice sociale. Il fait de curieuses choses, comme d’aller à la Messe tous les dimanches, même quand elle est célébrée en latin. Il pense que c’est très bien d’avoir des enfants. Il préfère travailler pour vivre. Il sait aussi que l’Église est assiégée par la culture ambiante. Il appartient à la minorité réelle.
Le mot “ultra” vient du latin et il signifie “au-delà”. Nous avons des choses comme les ultra-virus, les ultrasons, les rayons ultraviolets. Au Moyen Âge, un pape était dit “ultramontain” s’il venait non pas d’Italie mais d’au-delà des montagnes. Dans la France de l’époque moderne, les ultramontains étaient ces catholiques qui maintenaient l’alliance avec Rome. Les jésuites, qu’en disparaisse cette pensée, étaient dits appartenir à ce groupe étranger dans le régime gallican. Les ultramontains ne pensaient pas que le gouvernement français était divin. Cette dernière opinion était considérée comme plutôt extrémiste. Je sais que cette vision négative de la gloire française est assez difficile à saisir pour un contemporain moyen. Nous ne voyons d’autorité divine ni à Rome ni à Paris mais en nous-mêmes.
Cependant, un ultra catholique aujourd’hui est quelqu’un qui s’évertue à faire ce que l’Aquinate a fait : il a distingué entre ceux qui pratiquaient volontiers la vertu, parce qu’il savait que c’était la plus noble chose à faire, et ceux qui ne la pratiquait que pour observer le minimum de la loi.
Dans ce qui est, nous l’espérons, une entreprise pionnière, nous avons même vu un évêque expliquant à un Kennedy [Patrick, député Démocrate du Rhode Island] ce que signifiait être catholique. L’évêque Thomas Tobin de Providence a lu ce que le député Kennedy a dit lors de ses mandats : il était catholique mais n’était pas “d’accord” avec tout ce que l’Église défendait – une position assurément peu originale.
L’évêque n’a fait que s’interroger sur ce que le député ne défendait pas, et si ces choses “non défendues” étaient centrales dans l’Église – ce qu’elles sont évidemment. Dès le commencement, quand ces vues sélectives sur le catholicisme sont apparues, les évêques locaux n’ont pas semblablement enquêté sur les hommes politiques en tenant pour cette doctrine confuse qui consiste a décider de soi-même ce que c’est que d’être catholique, comme si un homme politique était lui-même véritablement le Pape.
Passons maintenant au caractère de l’ultra catholique. Nous avons tous rigolé de ces gens se disant “plus saints que l’Église”. Cette dernière remarque n’est pas un compliment. Contrairement au député du Rhode Island, il se trouve des catholiques qui ajoutent des choses plutôt que d’en enlever comme c’est la mode d’aujourd’hui. Habituellement, ces ajouts ne sont vraiment ni erronés ni mauvais. La plupart des dévotions – comme le port du scapulaire – sont en ces sens des ajouts. L’Aquinate a dit que ce n’était pas ajouter à la loi qui était un problème, mais que c’était en ôter.
Dans le monde contemporain, le véritable ennemi de la culture libérale est un “fanatique”. Il se cramponne à quelque chose. Nous en sommes désormais arrivés au point où le fanatique s’identifie le mieux avec l’ultra catholique. Ce qui est dangereux, ce ne sont pas des conceptions hérétiques du christianisme, c’est le christianisme lui-même, surtout dans sa forme catholique. Quand tant de catholiques ne savent plus eux-mêmes ce qu’ils sont et ce qu’ils croient, nous reconnaissons le chrétien qui définit ses propres croyances à partir de celui qui maintient les vérités de la foi évidentes d’elles-mêmes et révélées.
Quand les non ultra catholiques s’identifient eux-mêmes à la culture désordonnée, l’ultra catholique est laissé à lui-même. Les papes adressent leurs textes aux “hommes de bonne volonté”. Nous lisons dans l’Évangile de saint Jean : “Je leur ai donné ta parole ; et le monde les a haïs” [Jean, 14, 17]. De toute évidence, tous les hommes ne sont pas de bonne volonté. »
11:05 Publié dans Culture, Ethique, International, Politique, Religion, Social | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ultra-catholique, foi, dogme, christ-roi, messe en latin, politique
mardi, 08 décembre 2009
Des militants pro-vie belges rejoindront la marche d'Amsterdam
Marche pour la Vie à Amsterdam
Départ: Basilique de Koekelberg (Bxl), 10h45
Retour prévu à 21h
Prix : 10 euro (aller + retour)
Contact: 28march2010@gmail.com jvl-jpv@live.be ou 02.649.08.79
Inscription: versement sur 088-2142578-37 avec mention nom, prénom + Amsterdam
Organisé par l'asbl Jeunes pour la Vie (www.jeunespourlavie.org)
17:46 Publié dans AGENDA, Belgique, Ethique, Europe, Politique, Social | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
jeudi, 26 novembre 2009
Radio Courtoisie recevra Alain Escada ce dimanche
Ce dimanche 29 novembre à midi, le Dr Dickès recevra Alain Escada au cours de l'émission qu'il anime sur Radio Courtoisie.
Fréquences FM de Radio Courtoisie en Mhz :
Paris et Ile-de-France, 95,6 | Caen, 100,6 | Chartres, 104,5 | Cherbourg, 87,8 | Le Havre 101,1 | Le Mans, 98,8.
Radio Courtoisie par satellite :
Sur le bouquet satellites CanalSat, si vous êtes abonné, pressez le bouton RADIO de votre télécommande et choisissez "Radio Courtoisie" dans la liste de radios proposées.
14:24 Publié dans AGENDA, Ethique, Europe, Médias, Politique, Religion, Social | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : belgique et chrétienté, alain escada, civitas, radio courtoisie, catholique, politique
mercredi, 25 novembre 2009
Herman Van Rompuy ne défendra pas les valeurs catholiques
Depuis la nomination d'Herman Van Rompuy à la présidence du Conseil de l'Union Européenne, on peut lire à différents endroits et notamment sur internet des propos qui laisseraient à penser que l'ex-Premier ministre belge est un défenseur des valeurs catholiques.14:51 Publié dans Belgique, Culture, Ethique, Europe, Politique, Religion, Social | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : herman van rompuy, président du conseil de l'union européenne, catholique, bilderberg, belgique et chrétienté, cvp, cd&v, démocrate-chrétien, europe
lundi, 09 novembre 2009
21-22 novembre : "Une jeunesse avide de chrétienté"
Comme ce fut déjà le cas d'autres fois, les jeunes membres et sympathisants de Belgique et Chrétienté sont invités à participer au week-end de formation organisé par France Jeunesse Civitas les 21 et 22 novembre prochains à Châteauroux (Indre).
Des co-voiturages sont possibles à partir de Bruxelles.
18:00 Publié dans AGENDA, Belgique, Culture, Ethique, France, Histoire, Militantisme, Politique, Religion, Social | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : belgique et chrétienté, france jeunesse civitas, philosophie politique, doctrine sociale de l'eglise
Nos jeunes se forment
La prochaine réunion pour jeunes de Belgique et chrétienté aura lieu le samedi 14 novembre à 19h30. M. Christophe Buffin nous y donnera la deuxième d'une série de six conférences consacrées à Comprendre la démocratie contemporaine. L'exposé de ce 14 novembre traitera de La Révolution française ; Rousseau, Voltaire, l’Encyclopédie, la Franc-Maçonnerie, Edmund Burke et Joseph de Maistre ; la Révolution industrielle ; les régimes parlementaires ; la pensée libérale. Bien évidemment, il n'y a aucun obtsacle à ce que vous suiviez la deuxième conférence si vous avez raté la première.
Comme d'habitude, la conférence sera suivie du repas (participation demandée : 7 €).
Infos ? info@bechrist.be
17:49 Publié dans AGENDA, Belgique, Culture, Ethique, Histoire, Politique, Religion, Social | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : belgique et chrétienté, philosophie politique, doctrine sociale de l'eglise
mercredi, 04 novembre 2009
Mgr Gaidon dénonce le consensus mou
Monseigneur Maurice Gaidon, ancien évêque de Cahors, dans son livre Un évêque français entre crise et renouveau de l’Église, aux Éditions de l'Emmanuel :
« Je pense que notre langage manque de vigueur et que le souffle prophétique est trop absent de nos textes savamment mesurés et dignes des résolutions votées en fin de “meeting radical-socialiste” ! (...) Un texte se dilue quand il est revu et corrigé dans une assemblée d’une centaine de membres dont certains ne parlent jamais alors que d’autres prennent la parole sans complexes. Dans une assemblée en partie noyautée par de “grosses mitres” qui préparent soigneusement certaines élections et se partagent les “postes clés” de l‘épiscopat (...). Nous n’aimons pas sortir d’un ton conciliant et recherchons avant tout le réconfort d’un consensus mou (…) ».
11:55 Publié dans Culture, Ethique, Europe, France, Politique, Religion, Social | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mgr gaidon, eglise, catholique, chrétienté, christ-roi, épiscopat
lundi, 02 novembre 2009
L'autorité parentale
Comme toute société, la famille ne peut pas subsister sans une autorité. Celle-ci s’exerce selon une double modalité : l’autorité qui dirige la marche de la famille toute entière, détenue par le mari, et celle qui permet aux enfants d’être guidés jusqu’à leur maturité, détenue par le père et la mère, qui se complètent l’un l’autre dans cette tâche.
L’autorité du mari sur son épouse nous est magnifiquement rappelée par saint Paul dans son épître aux Ephésiens, qui établit une analogie entre le mariage et l’union du Christ à l’Eglise :
« Que les femmes soient soumises à leurs maris comme au Seigneur, car le mari est le chef de la femme comme le Christ est le chef de l’Eglise, son corps, dont il est le Sauveur. Or de même que l’Eglise est soumise au Christ, les femmes doivent être soumises à leurs maris en toutes choses » (Eph V, 22-24).
Cette autorité du mari est éclairée par cette réflexion de Dieu, au moment de créer Eve : « Il n’est pas bon que l’homme soit seul : je lui ferai une aide semblable à lui » (Gen II, 18). La femme est certes aide, c’est-à- dire adjointe, assistante qui se soumet à l’autorité du chef, mais aussi de même nature que le mari : cette autorité ne s’exerce pas à l’égard d’un mineur ou d’une servante, mais de celle qui est la chair de sa chair, les os de ses os et avec qui le mari ne fait plus qu’un. Pie XII le rappelle dans une allocution aux jeunes époux (10/09/1941) :
« Mais envers la femme que vous avez choisie pour compagne de votre vie, quelle délicatesse, quel respect, quelle affection votre autorité ne devra-telle pas témoigner et pratiquer en toutes circonstances, joyeuses ou tristes ! ».
Il est à noter que cette subordination de la femme à son mari comporte un aspect pénible depuis la chute originelle : la punition d’Eve consiste également à ressentir douloureusement cette domination du mari (Gen III, 16), de même que l’homme éprouvera de la peine pour accomplir son travail. Mais comme l’homme moderne veut retourner au fruit défendu, se faire de nouveau Dieu mais sans plus connaître le châtiment de son orgueil, en conséquence la femme refuse cette juste subordination et prétend à une parfaite égalité avec l’homme. C’est la fin de la hiérarchie familiale qui entraîne la débâcle de la famille. Il est vrai qu’instaurer une démocratie dans la famille est une gageure : la majorité des voix semble difficile à atteindre lorsque les avis divergent.
La femme peut bien sûr exposer son avis ou présenter ses objections. La sagesse populaire n’a-t-elle pas d’ailleurs ciselé cette sentence : « Ce que femme veut, Dieu veut » ? Nous pouvons aussi rappeler ce que répondait Jean Jaurès à des camarades socialistes qui lui reprochaient la première communion de sa fille Madeleine : « Vous faites sans doute ce que vous voulez de votre femme, moi pas… ». Il n’empêche que l’épouse chrétienne s’humiliera en laissant le dernier mot à son mari et en le secondant loyalement dans ses vues, faisant le sacrifice généreux de sa volonté propre.
L’autorité des parents vis à vis de leurs enfants diffère sensiblement : il ne s’agit plus de deux personnes humaines majeures qui s’unissent volontairement pour fonder ensemble une famille, il s’agit d’un père et d’une mère qui dirigent leurs enfants afin de les faire parvenir à l’âge adulte. Cette autorité est plus absolue, on parle ici d’un pouvoir dominatif, mais elle est aussi transitoire : un jour, les enfants auront leur autonomie et décideront par eux-mêmes de la direction à donner à leur existence. Cette autorité s’effrite également de nos jours sous les coups de butoir des droits de l’enfant, de l’immixtion croissante de l’Etat et de la destruction de la famille qui entraîne en particulier la disparition de l’autorité paternelle.
La mentalité moderne nous pousse à considérer les enfants non plus comme des adultes en formation, des mineurs qui doivent attendre avant d’exercer leurs droits, mais comme des adultes en miniature, devant s’affranchir au plus tôt de toutes contraintes, tout en maintenant, cela s’entend, les obligations impérieuses de notre monde moderne, comme le devoir de consommation ou de dépravation morale. Ainsi, le devoir de juste correction qu’ont les parents ne peut-il plus s’exercer qu’avec de grandes précautions. Les enfants peuvent à tout moment appeler le 119 : le pouvoir civil viendra alors rappeler à l’ordre les parents fautifs. Certes, le pouvoir civil doit protéger les enfants maltraités et il n’interdit pas une juste correction. Il est cependant profondément subversif de mettre à disposition des enfants un tel service d’écoute téléphonique qui ne peut qu’effrayer les parents et leur faire renoncer à leur obligation de correction : « Celui qui ménage sa verge hait son fils, mais celui qui l’aime le corrige de bonne heure » (Prov XIII, 24).
L’Etat tend à s’ingérer toujours plus dans l’éducation, réduisant comme peau de chagrin l’autorité des parents. Le gouvernement actuel n’a-t-il pas interdit le regroupement scolaire ? Une famille pouvait autrefois confier un enfant à une autre famille pratiquant l’école à la maison. C’est désormais chose durement réprimée. L’Etat pose en principe que : « Tout mineur accueilli hors du domicile des parents jusqu’au quatrième degré ou de son tuteur est placé sous la protection des autorités publiques » (article L227-1 du code de l’action sociale et des familles). Les parents ne peuvent donc pas déléguer leur autorité et confier leurs enfants aux personnes de leur choix, l’Etat se déclare de droit le responsable des enfants dans ces cas. Ainsi, dès que sept mineurs sont accueillis pour ne serait-ce qu’une nuit hors du domicile familial, l’Etat impose ses règles contraignantes de régime de déclaration d’un séjour, d’encadrement des mineurs et de normes des bâtiments. Dernière étape : s’attribuer l’autorité sur les enfants dans tous les cas et la déléguer aux familles sous certaines conditions. Léon XIII rappelle justement, dans Rerum Novarum :
"L’autorité paternelle se saurait être absorbée par l’Etat, car elle a sa source là où la vie humaine prend la sienne. “Les fils sont quelque chose de leur père” ; ils sont en quelque sorte une extension de sa personne ; et, pour parler avec justesse, ce n’est pas immédiatement par eux-mêmes qu’ils s’agrègent et s’incorporent à la société civile, mais par l’intermédiaire de la société domestique dans laquelle ils sont nés. […] Ainsi, en substituant à la providence paternelle la providence de l’Etat, les socialistes vont contre la justice naturelle et brisent les liens de la famille ».
La destruction du lien familial avec la multiplication des divorces, des unions libres et des PACS donne l’algarade finale, le coup fatal à tout exercice d’autorité parentale. Les enfants sont ballottés entre leurs géniteurs, courtisés par le père et la mère afin de capter leur préférence. Les enfants n’ont plus deux parents, mais deux copains qui rivalisent de démagogie pour se les mettre dans la poche. Les nouveaux barbares ne viennent pas de l’extérieur : notre société leur sert de matrice elle-même.
L’autorité parentale, malgré tous ces obstacles, ne devra pas démissionner ou renoncer à s’exercer. Comme à une plante il faut un tuteur pour qu’elle pousse droit, aux petits d’hommes il faut des parents qui veillent avec amour, patience et fermeté à leur formation. Le but ultime du mariage n’est-il pas de peupler le ciel d’élus ?
Abbé Ludovic Girod, Prieur de Prunay
Extrait de La Sainte Ampoule n° 179 de novembre 2009
12:02 Publié dans International, Religion, sermons, Social | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : famille, autorité parentale, enfants, éducation, catholique, parents, époux













