mercredi, 09 juillet 2008

Ingrid Betancourt et l'humour du Bon Dieu

Extrait des Nouvelles de la France qui vient de Me Trémolet :

priere.jpg"Le décalage, pour Ingrid Betancourt, entre la foi catholique qu’elle manifeste publiquement et nos mœurs laïcistes, peut devenir une souffrance quasiment insupportable. [...] D’autres, d’un autre bord, mais qui ne parviennent jamais à se réjouir d’une bonne – d’une magnifique nouvelle – tellement ils sont habitués à n’en connaître que de mauvaises, feront la moue, et, d’un air désabusé, crieront à la supercherie, en faveur d’une féministe, écologiste, qui, de surcroît, fut plutôt de gauche ! Ceux-là, comme les autres, nous confortent dans cette constatation que le plus difficile à admettre, pour l’homme, n’est pas l’existence du mal, mais la possibilité du bien, ici-bas. Nous pensons beaucoup trop souvent que la victoire de Dieu, dans le temporel, ne survient, en définitive, que dans les catastrophes, les déluges, les pluies de feu et de soufre. [...]

Ingrid Betancourt, soutenue par l’intelligentsia marxiste, la gauche caviar et le Paris people et bobo, libérée par l’armée et le Président de son pays, tous deux suspects d’anticommunisme primaire, donc de fascisme, se retrouvant, d’un coup, icône de la prière publique, symbole de la dévotion à Marie, la femme au chapelet – la seule chaîne qu’elle accepte – n’est-ce pas la manifestation tangible de l’humour de Dieu ?

Sa victoire arrive toujours là où personne ne l’attend. Mais elle arrive, avec une telle surabondance dans l’évidence qu’il faut être sec comme un pharisien ou tordu comme un sadducéen pour refuser de la voir. Le monde entier se vautrait dans la sécularisation de toutes choses, le laïcisme impénitent et les ecclésiastiques eux-mêmes, en grand nombre, voulaient voir séparés l’Eglise et l’Etat, et, plus encore la prière et l’armée. Certains même en faisaient une doctrine nouvelle, issue des fumées du Concile. Les concepts d’Etat chrétien, de société chrétienne, d’institution chrétienne… avec leurs conséquences : le culte public rendu à Dieu, devaient disparaître au profit d’une religion plus discrète, plus personnelle, plus intérieure – vrai levain dans la pâte – et donc, la moins institutionnelle et la moins visible possible. Ces idées soi-disant nouvelles allaient de pair avec la désaffection pour le culte rendu à Marie, les formes populaires de la religion, et, tout, particulièrement, la plus critiquée, la plus ridiculisée, la récitation du chapelet.

Et voici que, le chapelet, la dévotion à Marie, la médaille miraculeuse, le Dieu des armées et le Sacré-Cœur avec, en prime un chef d’Etat très chrétien, reviennent, en triomphe devant les caméras du monde entier, par Ingrid Betancourt. [...] Qui a dit que nous devions rester attentifs aux signes des temps ? En voici un, de belle allure."

mardi, 08 juillet 2008

Ingrid Betancourt ose parler de sa foi

Ingrid Betancourt a été interrogée par le Journal Du Dimanche :

"Vous semblez beaucoup plus religieuse qu'avant votre enlèvement.
J'étais il y a quelques heures avec mes enfants et mon premier mari et ils m'ont dit: "Arrête de parler de religion, on va croire que tu es devenue une espèce de grenouille de bénitier." Ce n'est pas vrai mais, ce qui est certain, c'est que j'ai une foi immense. Je pense que ma libération est un miracle, je le pense vraiment. J'avais la foi avant mais c'était une foi de rituel. On y croit mais on peut s'en passer. Dans la jungle, je ne pouvais pas m'en passer. Ça a été ma force, puis c'est devenu une présence absolue. Pour moi, c'est une réalité plus que réelle. Comme je vois cette table, et que je la touche.

C'est une rencontre avec Dieu?
Oui, bien sûr. Pas mystique: je n'ai pas entendu de voix, je n'ai pas vu d'image. Mais j'ai une profonde conviction de son amour."

samedi, 05 juillet 2008

NON au terrorisme !

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Nous conseillons vivement la visite régulière du site de l'Observatoire Européen des Terrorismes et des Subversions :

vendredi, 30 mai 2008

Alain Escada à Paris pour dénoncer le mondialisme

1509662862.jpgHier soir, à Paris, c'est dans une salle comble qu'Alain Escada, président de Belgique et Chrétienté, a pris la parole aux côtés du Professeur Pierre Hillard et de Michel Tougne. C'est que ce rendez-vous dont le thème était "Le mondialisme ou la fin programmée des nations ?" avait été annoncé sur Radio-Courtoisie, dans Rivarol et Monde et Vie, ainsi que sur de nombreux sites internet comme Novopress, Les Manants du Roi, Nationspresse, La Porte Latine, e-deo, le Forum CatholiqueKyrollos, Action Catholique et Royale, etc.
 
Michel Tougne (de l'Institut Chrétien de Recherches et d'Etudes Sociales) rappela à quel point la nation est une structure naturelle. S'appuyant sur la doctrine sociale de l'Eglise et les enseignements pontificaux, il démontra qu'un catholique ne peut se résoudre à accepter l'effacement de la nation.
 
Ensuite, le Professeur Pierre Hillard, docteur en sciences politiques, dénonça la collusion entre mondialistes et régionalistes pour concrétiser la proclamation du baron de Rothschild selon laquelle le verrou qui doit sauter, c'est la nation. Utilisant de nombreux documents officiels de différentes institutions européennes, Pierre Hillard mit en exergue l'importance de l'éclatement de la Belgique dans ce scénario et la mise en place de régions transfrontalières. De même, Pierre Hillard, souligna l'avancée de la construction de blocs continentaux et l'utilité d'une fédération européenne pour satisfaire le plan mondialiste. Utilisant des documents officiels totalement méconnus en Europe, Pierre Hillard signala également l'état d'avancement du projet de monnaies uniques continentales en Amérique et en Asie, la disparition des monnaies nationales participant naturellement à la disparition des nations.
 
Il revint à Alain Escada de prononcer les mots de conclusion de cette soirée. Avec méthode et détails, il expliqua que le mondialisme est le fruit d'un travail patient, que le mondialisme est multiforme, que le mondialisme impose de nouvelles valeurs planétaires, que le mondialisme est tout sauf abstrait et, enfin, que le mondialisme est totalitaire. Puis, Alain Escada dressa la liste de quelques pistes devant servir à s'opposer à ce processus. Pour l'occasion, il rappela qu'en de telles circonstances il est impossible de rétablir l'ordre naturel sans le recours au surnaturel. Il insista ensuite sur l'importance de la reconstruction du tissu naturel, le besoin d'une bonne presse, de bonnes écoles, de bons mouvements de jeunesse, de réseaux professionnels, d'une solidarité interne, d'une préférence nationale et catholique dans notre façon de consommer, etc. Alain Escada termina par un vibrant appel à la mobilisation et au militantisme. Des associations où s'engager existent. A nous d'être déterminés !
 
Félicitons l'Institut Civitas et France Jeunesse Civitas pour l'organisation de cette remarquable soirée.

jeudi, 22 mai 2008

Le mondialisme ou la fin programmée des nations?

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Conférence organisée par l’institut Civitas et France Jeunesse Civitas sur le thème :

Le mondialisme ou la fin programmée des nations ?

Avec Pierre Hillard, docteur en sciences politiques

Michel Tougne de l’Institut Chrétien de Recherches et d’Etudes Sociales

Alain Escada, président de Belgique & Chrétienté et de France Jeunesse Civitas

 

Jeudi 29 mai à 20h15

à  l’ASIEM  6, rue Albert de Lapparent Paris VIIème

Entrée gratuite

à l’issue, librairie et dédicaces

samedi, 12 avril 2008

Gay jusque dans la tombe

1345420883.jpgToujours plus de communautarisme !
Les homosexuels danois disposent de leur premier espace privé post-mortem. L'association d'homosexuels Regnbuen a loué des espaces d'un cimetière de Copenhague afin que ceux-ci se retrouvent entre-eux outre-tombe.
Cela rappelle furieusement les parcelles réservées aux musulmans dans divers cimetières d'Europe.
Et après cela, tout ce beau monde viendra encore nous parler de discrimination !

vendredi, 11 avril 2008

Islamisation du Danemark

http://www.mosci.info/images/islam-schweiz.jpg
 
On a beaucoup parlé à travers le monde des caricatures danoises. Les média internationaux nous informent beaucoup moins de l'existence du DAMP, le parti musulman danois. Celui-ci ne cache pas ses ambitions : islamiser le Danemark. Le DAMP affirme qu'il y a déjà environ 700.000 musulmans au Danemark (sur un peu moins de cinq millions et demi d'habitants). Du coup, le DAMP rêve d'une forte représentation musulmane au parlement danois, considérant qu'ils seraient déjà quelques dizaines de parlementaires si tous les musulmans votaient pour un canndidat musulman.
Sur base d'un calcul démographique, le DAMP compte que les musulmans seront majoritaires au Danemark en 2020. Le DAMP compte également beaucoup sur l'adhésion de la Turquie à l'Union Européenne, car le parti musulman danois y voit une occasion de faire venir de nombreux nouveaux immigrés musulmans qui accentueront le phénomène démographique en cours.
Sur son site internet, le parti musulman danois renvoie, entre autres liens, vers le Black Panther Party, parti raciste noir installé aux Etats-Unis. Référence révélatrice...

jeudi, 10 avril 2008

Qui se soucie des catholiques de Chine ?

1737298675.jpgGrâce aux Jeux Olympiques, on n'a jamais autant parlé du Tibet. Et c'est légitime.
Par contre, pas un mot sur le sort des catholiques chinois. Certes, le Vatican tente un curieux arrangement avec le régime chinois. Mais ce n'est certainement pas pour aider la diplomatie vaticane que les média internationaux s'accordent sur un silence total par rapport aux persécutions commises contre les catholiques chinois et le clergé de l'Eglise clandestine.
C'est un comportement symptomatique chez l'Européen moderne. S'intéresser à la culture de l'autre et oublier la sienne. S'extasier des coutumes du Népal et mépriser les usages de notre terroir. Respecter les moines bouddhistes et se moquer d'un abbé en soutane. Se plonger dans la philosophie new-age et les écrits du Dalaï-Lama et dédaigner la lecture du moindre principe de doctrine catholique. Se soucier du sort de ceux qui lui sont les plus éloignés et fermer les yeux sur les maltraitances vécues par ceux qui lui sont plus proches.
La Chine est une ignoble dictature communiste. Elle n'a jamais cessé de l'être depuis Mao jusqu'à nos jours. La photo qui illustre nos propos et montre la façon dont le régime chinois exécute ses opposants témoigne d'une réalité indiscutable. Nous gardons en mémoire les victimes du communisme chinois, toutes ses victimes, les Tibétains compris mais pas seulement eux.

samedi, 29 mars 2008

Le "gender" est-il une "idéologie" ?

ROME, Dimanche 23 mars 2008 (ZENIT.org) - Le « gender » est-il une « idéologie » ? Marguerite A. Peeters analyse les tenants et aboutissants dans cet entretien accordé à Zenit. Marguerite Peeters est belgo-américaine. Elle a récemment évoqué ce thème lors du congrès international organisé à Rome par le conseil pontifical pour les Laïcs, à l'occasion des 20 ans de « Mulieris dignitatem ».  L'auteur est rédactrice en chef de l' « Interactive Information Services » (cf. iis@skynet.be ), un service d'information spécialisé dans l'étude de la mondialisation, de ses concepts-clefs et de ses mécanismes opérationnels

Zenit - Au congrès qui a marqué les 20 ans de « Mulieris Dignitatem », vous êtes intervenue sur « l'idéologie du gender ». Si beaucoup parlent du gender, peu savent précisément de quoi il s'agit...

1043998668.jpgMarguerite A. Peeters - Gender se traduit diversement en français : entre autres, par égalité des sexes, égalité des genres, parité, sexospécificité, autonomisation de la femme ou diversité des genres ou des sexes. La multiplicité de ces expressions crée une confusion sémantique qui relève en fait d'une stratégie utilisée pour cacher le véritable sens du gender et éviter les définitions claires. Souvent le mot est utilisé dans sa langue originale, l'anglais. Le gender n'est pas à proprement parler une idéologie, mais un phénomène culturel, un processus subtil de déconstruction culturelle et anthropologique. Il est le fruit d'un long parcours révolutionnaire occidental qui, en particulier depuis la révolution française, a été mu par une conception faussée de l'égalité entre les sexes et une volonté perverse de « libérer » l'individu de tout cadre normatif donné par la nature, la tradition, la révélation et Dieu lui-même. L'objectif du gender est de permettre à chacun de choisir « librement » sa fonction sociale, son identité ou orientation sexuelle, sa « forme de famille ». Le gender considère la vocation de la femme en tant que mère et épouse comme une construction sociale contraire à l'égalité, comme un « stéréotype » à déconstruire. La déconstruction se fait  prioritairement par l'éducation des enfants (à l'insu des parents), mais aussi à travers les media, les législations, les politiques, les procédures décisionnelles dites « consensuelles », les « sessions de formation », la propagande tout azimut. La nouvelle culture favorise la promotion des divers droits des lesbiennes, homosexuels, bisexuels et transsexuels. On peut dire que le gender a déjà créé une culture mondiale dans laquelle parler de complémentarité homme-femme est devenu discriminatoire et contraire à l'éthique. Une nouvelle éthique mondiale du « libre choix » ainsi compris menace de remplacer les cultures traditionnelles non-occidentales et l'éthique judéo-chrétienne.

Zenit - Quelle est l'ampleur du phénomène ?

Marguerite A. Peeters - Incommensurable. Depuis la conférence de Pékin de 1995, lorsque ce concept est devenu l'objet d'un prétendu consensus mondial, le gender  s'est intégré au cœur des politiques internationales, régionales, nationales et locales, des instruments juridiques (comme le Protocole de Maputo en Afrique), des manuels scolaires, des codes éthiques des entreprises, des ONGs de développement, des Objectifs pour le Développement du Millénaire (ODM) censés être atteints d'ici 2015. Il s'est imposé comme priorité transversale de la coopération internationale. D'ores et déjà, le gender a pénétré dans nos sociétés par tous ses pores. Nous sommes maintenant en pleine phase d'application. Les agents de transformation exercent sur les pays en voie de développement une pression maximale. Dans de nombreux pays, notamment africains, des ministères du genre ont déjà remplacés les ministères de la famille : même s'il semble s'agir d'abord de promouvoir le développement social de la femme, la porte est désormais ouverte dans les pays en voie de développement à une déconstruction anthropologique opérée par des ingénieurs sociaux radicaux venant d'ailleurs. Le gender avance masqué.

Zenit - Pourquoi dites-vous que le mot « idéologie » ne convient pas ?

Marguerite A. Peeters - Parce qu'il évoque des systèmes de penser se rattachant à la modernité occidentale dont on a dit avec raison en 1989 qu'ils étaient finis en tant que systèmes, c'est-à-dire dans leur dimension intégrée, intellectuellement cohérente, clairement identifiable, totalisante, se rattachant à des « maîtres » à l'origine de « grandes théories » ayant donné naissance à des écoles de pensée : pensons au marxisme-léninisme, au nihilisme, au structuralisme, au kantisme, au positivisme, au modernisme, au nominalisme, à l'existentialisme athée et même, je dirais, au féminisme. Ces idéologies se sont déconstruites d'elles-mêmes les unes après les autres et le processus de déconstruction qu'elles ont enclenché ne charrie maintenant que des résidus. En Occident, depuis mai 68, le passage à la postmodernité s'est accéléré sans qu'on s'en rende compte ; on a basculé du rationalisme moderne à l'irrationnel postmoderne. En tant que processus ambivalent, diffus, insaisissable, sournois, opérant de l'intérieur des institutions et des cultures, difficile à identifier clairement, humainement incohérent, le gender appartient pleinement à la postmodernité occidentale. Les résidus du féminisme sont l à, mais le gender va encore plus loin dans la voie du radicalisme : il « célèbre » culturellement la diversité des choix de comportements sexuels au nom d'une égalité de pouvoir de tous les citoyens.

Zenit - Tout est-il négatif dans ce concept ?

Marguerite A. Peeters - Comme tous les concepts postmodernes, le gender opère une double déconstruction : d'une part celle du dessein de Dieu, et d'autre part celle des abus de la modernité. Le gender tente de répondre aux désordres réels du machisme, de l'autoritarisme, du cléricalisme, du paternalisme, de la domination de l'homme sur la femme qui est une conséquence du péché originel, comme nous le révèle le récit de la Genèse. Parlant à la femme après la chute, Yahvé dit : « Ta convoitise te poussera vers ton mari et lui dominera sur toi. » (Gen. 3, 16) Le gender répond à la domination masculine, non par l'amour et la réconciliation, mais par une révolte et une prise de pouvoir de la femme (empowerment) qui cherche à devenir l'égale de l'homme en termes de pouvoir social. Plaisir, pouvoir, possession de « connaissance » : ces tentations ont été les grands thèmes de la révolution féministe et sexuelle occidentale qui s'est mondialisée dans les années 1990 ; à travers le gender, elles sont même devenues une norme de la coopération internationale actuelle. Depuis la Genèse, on n'invente rien.

Zenit - Que déconstruit le gender ?

Marguerite A. Peeters - La structure anthropologique de l'homme et de la femme telle qu'elle a été créée par Dieu, qui est Père, Fils et1538661926.jpg Saint-Esprit. Autrement dit, le dessein d'amour trinitaire de Dieu sur l'homme et la femme. Le combat dans lequel nous sommes concerne l'homme lui-même, son origine divine et sa prédestination trinitaire. La mort de l'homme n'est-elle pas une conséquence de la « mort de Dieu » proclamée par Feuerbach et Nietzsche ? Nous sommes tous faits pour être père ou mère, fils ou fille, époux ou épouse, frère ou soeur. Or en niant la complémentarité anthropologique homme-femme, en voulant faire de tous des citoyens radicalement « égaux », en s'attaquant à la maternité comme une injustice sociale, en réduisant l'homme et la femme à leur fonction sociale, en en faisant des « partenaires » liés entre eux par un « contrat », on crée une culture qui empêche la réalisation de notre vocation humaine universelle.

Zenit - Un signe des temps, d'après vous ?

Marguerite A. Peeters - Oui, la « fin des idéologies » ne signifie pas pour autant la fin du processus antéchristique dont Saint Jean parlait déjà dans sa première épître (2, 18) : « déjà maintenant beaucoup d'antéchrists sont survenus ; à quoi nous reconnaissons que la dernière heure est là ». Nous savons qu'avant le retour du Christ, comme nous l'annonce Saint Paul dans la seconde lettre aux Thessaloniciens (2, 3-4), « doit venir l'apostasie et se révéler l'Homme impie, l'Etre perdu, l'Adversaire, celui qui s'élève au-dessus de tout ce qui porte le nom de Dieu ou reçoit un culte, allant jusqu'à s'asseoir en personne dans le sanctuaire de Dieu, se produisant lui-même comme Dieu ». Du début à la fin de l'histoire, nous sommes dans un combat apocalyptique. Nous pensons aussi à la question du Christ : « Quand le Fils de l'Homme reviendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? » L'aspect le plus préoccupant de la révolution culturelle mondiale et de l'ingénierie sociale qu'elle opère à une vitesse foudroyante est son lien direct avec l'apostasie. Nous avons constaté en Occident que la révolution culturelle n'a pas été sans conséquences pour la foi. C'est ce que nous rappelait, en novembre dernier, le Patriarche œcuménique Bartholomé : « La philosophie des Lumières en Occident et la révolution française ont déclenché une véritable révolution culturelle visant a remplacer la tradition précédemment chrétienne du monde occidental par une nouvelle conception de l'homme et de la société qui n'est pas chrétienne. »

Zenit - Quelle attitude les chrétiens doivent-ils avoir face à la révolution culturelle ?

Marguerite A. Peeters - Le premier service que l'Eglise ait rendre à l'humanité est d'être et de rester elle-même. Les chrétiens ne sont-ils pas appelés, pour emprunter à nouveau les mots du Patriarche, « à revenir à la plénitude, la jeunesse et la pureté de la tradition chrétienne de l'Eglise primitive » ? L'Eglise ne peut se compromettre avec des paradigmes, des programmes, des « valeurs », une éthique venant d'ailleurs. Or, souvent par ignorance, beaucoup de chrétiens se laissent séduire par la nouvelle éthique, ce qui les entraîne parfois jusqu'à l'infidélité au Magistère.

Zenit - Vous avez adressé votre livre « La mondialisation de la révolution culturelle occidentale : concepts-clefs, mécanismes opérationnels » prioritairement aux africains. Pourquoi ?

Marguerite A. Peeters - L'Occident doit faire son mea culpa et mesurer sa part de responsabilité dans le processus de déconstruction culturelle mondiale actuellement en cours. Le gender est un produit occidental qui est maintenant imposé à l'Afrique comme condition d'aide au développement. Or le gender menace les dons que Dieu lui-même a faits à l'âme africaine ; le sens de la paternité humaine et divine et d'une fraternité qui est filiale et non purement horizontale, la grâce de l'esprit d'enfance, la célébration de la maternité et de la vie.

Des aveugles discriminés par des chauffeurs de taxi islamistes

409785210.jpgOn sait que les musulmans ne mangent pas de cochon, le hallouf maudit. Au point que dans de nombreux quartiers à forte concentration de populations d'origine extra-européenne, on ne sert plus la moindre viande de porc dans les cantines scolaires. Et que cette viande de porc disparaît dans ces mêmes quartiers des étals des commerçants, hallal oblige.
On sait moins que les musulmans considèrent les chiens comme des animaux impurs. Ce qui pose un nouveau type de problème : de plus en plus de commerçants et chauffeurs de taxi musulmans refusent tout contact avec des aveugles guidés par un chien. On recense des cas de ce genre aux Etats-Unis, au Canada, en Grande-Bretagne, en Australie, en Norvège,...
Dans la plupart des exemples recensés, on voit des chauffeurs de taxi refuser de charger des clients aveugles accompagnés de leur chien-guide. "Pas de chien, pas de chien, partez !". Ce qui est révélateur, c'est que les organisations islamistes ont soutenu ces chauffeurs "anti-chiens". La Muslim Association of Canada, par exemple, qui explique : "La salive des chiens annule la pureté rituelle nécessaire à la prière." Et Nihar Awad, directeur général du Council on American-Islamic Relation (CAIR), justifie le refus de chauffeurs de taxi de charger un aveugle et son chien en déclarant qu'ils agissent "en conformité avec leurs croyances religieuses".
Ce qui est momentanément rassurant, pour l'heure, c'est que les tribunaux appelés à se pencher sur de tels cas ont pratiquement toujours condamné les chauffeurs de taxi islamistes.

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