vendredi, 16 mai 2008

Alain Escada dénonce les liens entre mai 68, le gauchisme et la pédophilie

1275067097.gifEn ce mois de mai où les anciens combattants soixante-huitards sont mis à l'honneur avec complaisance par tous les média et où la commémoration du quarantième anniversaire de cette insurrection subversive permet à toutes les factions de l'extrême gauche de bénéficier d'une vaste opération marketing à bon marché, Alain Escada a voulu rompre avec le ronron ambiant et envoyer un joli pavé dans la mare.
Sur son blog http://alainescada.hautetfort.com/, chaque jour de ce mois de mai, Alain Escada dénonce ce qui, sous couvert de révolution sexuelle, visait à banaliser l'immoralité sous toutes ses formes, y compris la pédophilie. De façon minutieuse et documentée, Alain Escada démontre que gauchisme et pédophilie font bon ménage. Au-delà des nombreuses références à divers acteurs de Mai 68, Alain Escada cite les textes bolchéviques dans lesquels les soixante-huitards et leurs héritiers s'enracinent. Alain Escada rappelle également la complicité en ce domaine de différents journaux profilés à gauche.

samedi, 10 mai 2008

Mai 68 ou l'immoralité au pouvoir

943227447.gif"On s'était inventé un ennemi formidable et mythique, le judéo-christianisme, pour mieux souligner la singularité de notre temps. Mai 68, c'est l'acte d'émancipation de l'individu, qui sape la morale collective. Désormais, on n'a plus d'ordre à recevoir de personne. Ni de l'Eglise, ni de l'armée, ni de la bourgeoisie, ni du parti… Et puisque l'individu est libre, il n'a plus d'autre obstacle face à son désir que lui-même. «Vivre sans temps morts, jouir sans entraves»: c'est la merveilleuse promesse d'un nouveau monde. S'est alors manifestée une véritable jubilation à l'idée de terrasser l'ordre qui avait marqué notre enfance. Nous allions passer de la répression à la conquête! Mai 68, c'est une révolution antiautoritaire, antitraditionaliste, dans laquelle la sexualité agit comme un phare. Tout d'un coup, l'irruption de la volupté! Au XVIIIe siècle, on disait «je vous aime» pour dire «je vous désire». Cette fois, on dit «je te désire» au lieu de dire «je t'aime»."
(Pascal Bruckner, in L'Express, 15.08.2002)

vendredi, 09 mai 2008

Rome ne veut plus d'une gay pride exhibitionniste

Le nouveau maire de Rome contre l’exhibitionnisme de la Gay Pride

2028841269.jpgLe nouveau maire de Rome, Gianni Alemanno, ose s’en prendre à la Gay Pride :

« Je respecte les personnes homosexuelles, j'en connais quelques-unes et je ne fais pas dans la discrimination. Mais je crains que la Gay Pride soit tout autre chose, un acte d'exhibition sexuelle, et je suis opposé à toute forme d'exhibition, homosexuelle ou hétérosexuelle. Le problème, ce n'est pas oui ou non à l'homosexualité, mais oui ou non à l'exhibition. »

Il précise que la Gay Pride fera l'objet de discussions au conseil municipal afin de « trouver une formule qui n'offense personne ».

Mai 68, Michel Polac et la pédophilie

1063252739.jpgOn nous présente Mai 68 comme une étape indispensable à la libération de l'individu. Anniversaire oblige, pas moyen d'échapper à la propagande soixante-huitarde. C'est pourquoi nous voulons rappeler la vérité : mai 68 était une œuvre de subversion prête à banaliser les pires travers.

Michel Polac, journaliste et écrivain, ancien chroniqueur à l'hebdomadaire gauchiste Charlie-Hebdo, fut en 1968 l'un des organisateurs de la grève de l'ORTF. Dans l'un de ses livres, il parle de son expérience homosexuelle et... pédophile !

« Oui, j’ai vécu cela à 14 ans avec I. J’ai défailli comme on disait au XVIIIe siècle, rien qu’en frôlant son ventre nu avec mon ventre. (...) De même avec un autre I. à 28 ans, il avait 18 ans environ, mais ce fut moins foudroyant car je l’avais pris pour un tapin : et enfin à 40 ans, avec ce curieux gamin un peu bizarre, sauvage, farouche, un rien demeuré, fils de paysan, orphelin peut-être, qui devait avoir 10, 11 ans, peut-être moins, et qui m’a si étrangement provoqué jusqu’à se coucher nu dans ma chambre d’hôtel en me racontant une obscure histoire de relation sexuelle avec un homme de son entourage et je me suis rapproché de lui, et il était nu sur le côté, et j’ai seulement baissé mon pantalon et ai collé mon ventre contre son cul, et j’ai déchargé aussitôt, en une seconde, dans un éblouissement terrible, et il a eu un petit rire surpris comme s’il s’attendait à ce que je le pénètre, il paraissait si expérimenté, si précocement instruit, tout en ignorant ce que cela signifiait, tout en étant capable de préciser ce qu’il savait ou voulait. »

Extrait de 'Journal', récit autobiographique de Michel Polac, p.147

jeudi, 08 mai 2008

Petite fiesta coco à l'ULB pour commémorer mai 68 - la rédactrice en chef du journal Le Soir est de la partie

1795418106.jpgCe soir, à l'ULB, c'est la grande soirée de retrouvaille des cocos de tout poil.
Sous le thème Mai 68 quarante ans après : stop et encore !, une soirée ultra-rouge rassemblera tous les nostalgiques de la subversion soixante-huitarde.
Mais justement, de qui parle-t-on ?
Les orateurs annoncés sont Alain Krivine, figure emblématique de la très trotskiste Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR); Clémentine Autain, apparentée au Parti Communiste Français (PCF); Raoul Hedebouw, porte-parole du Parti des Travailleurs de Belgique (PTB), mouvement stalinien-maoïste qui voudrait rompre avec son passé de défenseur du goulag; Philippe Moureaux, "dernier éléphant marxiste du PS" et Josy Dubié, sénateur libertaire Ecolo (parfaite illustration de la pastèque, verte à l'extérieur, rouge à l'intérieur). Que du beau monde !
Et pour animer ce débat ? Laurent Arnauts, directeur du très gauchiste Journal du Mardi, et... Béatrice Delvaux, rédactrice en chef du quotidien Le Soir. Oui, oui, le journal qui avait donné la parole le 28 avril dernier à l'entarteur Noël Godin pour que celui-ci affirme se sentir "extrêmement proche des anarchistes de la guerre d'Espagne qui brûlaient les églises et les couvents". De quoi mieux percevoir, si besoin en était encore, la collusion entre l'extrême-gauche et certains journalistes.
Mais ce n'est pas tout. Il faut encore noter que ce débat est une initiative d'une nouvelle agence de communication, mmC, marquée à l'ultra-gauche et où l'on retrouve... Manu Abramowicz, vieux militant trotskiste autoproclamé spécialiste de l'extrême droite de façon à lui permettre de diaboliser quiconque n'adhère pas à son schéma de pensée.
Sans oublier les associations soutenant cette jolie soirée marxiste, dont Bruxelles Laïque présentée sans rire par les organisateurs de ce débat comme un mouvement organisant des campagnes "contre l'extrémisme au sens large", ce qui ne l'empêche pas de se sentir très à l'aise avec les représentants de l'extrême-gauche la plus sectaire.
Au fait, parleront-ils ce soir de l'apologie de la pédophilie pratiquée par diverses éminences soixante-huitardes sous couvert de révolution sexuelle ?

mardi, 06 mai 2008

Mai 68 et la pédophilie

1428508648.gifLe monde nouveau dont rêvaient les soixante-huitards devait banaliser la pédophilie.
 
Que dit Daniel Cohn-Bendit, principal meneur de Mai 68 ?
 
Daniel Cohn-Bendit, Le Grand Bazar, Paris, édition Belfond, 1975 :
"Il m'est arrivé plusieurs fois que certains gosses ouvrent ma braguette et commencent à me chatouiller. Je réagissais de manière différente selon les circonstances, mais leur désir me posait un problème. Je leur demandais : "Pourquoi ne jouez-vous pas ensemble, pourquoi vous m'avez choisi, moi, et pas les autres gosses ?" Mais s'ils insistaient, je les caressais quand même." (p.203)
 
"Un des problèmes du jardin d'enfants, c'est que les libéraux admettent, à la rigueur, l'existence de la sexualité, alors que nous, on essayait de la développer, d'avoir un comportement qui permette aux enfants de réaliser leur sexualité." (p.209)
 
Mai 1977. Le quotidien Libération, organe "contestataire", porte-parole de l'esprit de Mai 68, publie ce glaçant plaidoyer pour la pédophilie et contre "l'ordre moral" :
"La tyrannie bourgeoise fait de l'amoureux des enfants un monstre de légende qui croque les chaumières. Nous casserons ensemble monstres et chaumières." (Libération du 07.05.1977)
 
Anti-Mai 68 et fiers de l'être !

vendredi, 25 avril 2008

La mobilisation continue : pas de minaret à Bastogne !

2097571455.jpgNous vous avions déjà signalé le projet de construction d'un minaret de 15m de haut rue d'Assenois à Bastogne à la demande de la communauté turque locale.
A Bastogne, le quartier de la route d’Assenois se mobilise contre ce projet de l’asbl Association Culturelle Turque.

La communauté turque a déposé trois dossiers ” a précisé le bourgmestre Philippe Collard. Les deux premiers avaient été rejetés. Le troisième prétend répondre aux critiques et remarques émises par le Collège des Bourgmestre et echevins en diminuant notamment la hauteur du projet de minaret de 19 mètres à 15 mètres. La communauté turque a été informée que le dossier devait être traité en permis public et que la demande introduite à la commune était déclarée irrecevable. Le dossier doit être réintroduit à la Région Wallonne et la commune doit lancer une nouvelle enquête publique au terme de laquelle elle devra rendre un avis dans un bon mois. Philippe Collard déclare que la position n’est pas encore arrêtée et qu’elle sera démocratique et collégiale. Par ailleurs, Sandrine Zéler, une conseillère communale du groupe du bourgmestre, a fait savoir qu'elle donnera la démission de son mandat si l’avis rendu par le Collège est favorable.

Il n'est pas inutile de rappeler qu'un minaret sert à l'appel public à la prière. Autoriser le minaret et refuser l'appel à la prière serait contradictoire. Les administrés musulmans le rappelleront sûrement en temps opportun si on leur accorde ce minaret.

Vous pouvez encore contribuer à empêcher cela !

Continuez à réagir (de façon polie et courtoise) : pas de minaret à Bastogne !


Par mail, par fax, par téléphone, protestez auprès du :
Député-Bourgmestre (MR) Philippe Collard
54 rue des Remparts
6600 Bastogne
Tel : 061/21.97.03.
Tel Hôtel de Ville : 061/24.09.00.
Fax : 061/21.63.03.
bastogne@bastogne.be

mercredi, 23 avril 2008

Pour les 70 ans de Spirou, "Le Soir" sombre dans l'anticléricalisme primaire

1949292948.jpgPour les 70 ans du magazine "Spirou", le journal "Le Soir" s'est fendu d'un supplément présenté pour l'occasion comme un n° pirate. Un hommage au célèbre groom ? Pas le moins du monde. Fidèle à un registre qu'il affectionne, le journal "Le Soir" en a profité pour publier quatre pages de bandes dessinées d'un anticléricalisme primaire, pastiche douteux mettant en scène le jeune Spirou. Un comble quand on se rappelle que "Spirou" était un journal catholique pour la jeunesse et que le dessinateur Jijè illustra des ouvrages de spiritualité pour le scoutisme.

jeudi, 17 avril 2008

Pas de minaret à Bastogne !

2097571455.jpgLa presse a signalé la probable construction d'un minaret de 15m de haut rue d'Assenois à Bastogne. La demande a été introduite par la communauté turque locale.
La décision est maintenant dans les mains du collège des bourgmestre et échevins.

Le projet consiste à transformer une ancienne ferme acquise par une association musulmane dans les années 90, en bâtiment à usage du culte et d'ériger un minaret de 15m de haut en pierre.

Vous pouvez encore contribuer à empêcher cela !
Réagissez (de façon polie et courtoise) : pas de minaret à Bastogne !


Par mail, par fax, par téléphone, protestez auprès du :
Député-Bourgmestre (MR) Philippe Collard
54 rue des Remparts
6600 Bastogne
Tel : 061/21.97.03.
Tel Hôtel de Ville : 061/24.09.00.
Fax : 061/21.63.03.
bastogne@bastogne.be

samedi, 29 mars 2008

Le "gender" est-il une "idéologie" ?

ROME, Dimanche 23 mars 2008 (ZENIT.org) - Le « gender » est-il une « idéologie » ? Marguerite A. Peeters analyse les tenants et aboutissants dans cet entretien accordé à Zenit. Marguerite Peeters est belgo-américaine. Elle a récemment évoqué ce thème lors du congrès international organisé à Rome par le conseil pontifical pour les Laïcs, à l'occasion des 20 ans de « Mulieris dignitatem ».  L'auteur est rédactrice en chef de l' « Interactive Information Services » (cf. iis@skynet.be ), un service d'information spécialisé dans l'étude de la mondialisation, de ses concepts-clefs et de ses mécanismes opérationnels

Zenit - Au congrès qui a marqué les 20 ans de « Mulieris Dignitatem », vous êtes intervenue sur « l'idéologie du gender ». Si beaucoup parlent du gender, peu savent précisément de quoi il s'agit...

1043998668.jpgMarguerite A. Peeters - Gender se traduit diversement en français : entre autres, par égalité des sexes, égalité des genres, parité, sexospécificité, autonomisation de la femme ou diversité des genres ou des sexes. La multiplicité de ces expressions crée une confusion sémantique qui relève en fait d'une stratégie utilisée pour cacher le véritable sens du gender et éviter les définitions claires. Souvent le mot est utilisé dans sa langue originale, l'anglais. Le gender n'est pas à proprement parler une idéologie, mais un phénomène culturel, un processus subtil de déconstruction culturelle et anthropologique. Il est le fruit d'un long parcours révolutionnaire occidental qui, en particulier depuis la révolution française, a été mu par une conception faussée de l'égalité entre les sexes et une volonté perverse de « libérer » l'individu de tout cadre normatif donné par la nature, la tradition, la révélation et Dieu lui-même. L'objectif du gender est de permettre à chacun de choisir « librement » sa fonction sociale, son identité ou orientation sexuelle, sa « forme de famille ». Le gender considère la vocation de la femme en tant que mère et épouse comme une construction sociale contraire à l'égalité, comme un « stéréotype » à déconstruire. La déconstruction se fait  prioritairement par l'éducation des enfants (à l'insu des parents), mais aussi à travers les media, les législations, les politiques, les procédures décisionnelles dites « consensuelles », les « sessions de formation », la propagande tout azimut. La nouvelle culture favorise la promotion des divers droits des lesbiennes, homosexuels, bisexuels et transsexuels. On peut dire que le gender a déjà créé une culture mondiale dans laquelle parler de complémentarité homme-femme est devenu discriminatoire et contraire à l'éthique. Une nouvelle éthique mondiale du « libre choix » ainsi compris menace de remplacer les cultures traditionnelles non-occidentales et l'éthique judéo-chrétienne.

Zenit - Quelle est l'ampleur du phénomène ?

Marguerite A. Peeters - Incommensurable. Depuis la conférence de Pékin de 1995, lorsque ce concept est devenu l'objet d'un prétendu consensus mondial, le gender  s'est intégré au cœur des politiques internationales, régionales, nationales et locales, des instruments juridiques (comme le Protocole de Maputo en Afrique), des manuels scolaires, des codes éthiques des entreprises, des ONGs de développement, des Objectifs pour le Développement du Millénaire (ODM) censés être atteints d'ici 2015. Il s'est imposé comme priorité transversale de la coopération internationale. D'ores et déjà, le gender a pénétré dans nos sociétés par tous ses pores. Nous sommes maintenant en pleine phase d'application. Les agents de transformation exercent sur les pays en voie de développement une pression maximale. Dans de nombreux pays, notamment africains, des ministères du genre ont déjà remplacés les ministères de la famille : même s'il semble s'agir d'abord de promouvoir le développement social de la femme, la porte est désormais ouverte dans les pays en voie de développement à une déconstruction anthropologique opérée par des ingénieurs sociaux radicaux venant d'ailleurs. Le gender avance masqué.

Zenit - Pourquoi dites-vous que le mot « idéologie » ne convient pas ?

Marguerite A. Peeters - Parce qu'il évoque des systèmes de penser se rattachant à la modernité occidentale dont on a dit avec raison en 1989 qu'ils étaient finis en tant que systèmes, c'est-à-dire dans leur dimension intégrée, intellectuellement cohérente, clairement identifiable, totalisante, se rattachant à des « maîtres » à l'origine de « grandes théories » ayant donné naissance à des écoles de pensée : pensons au marxisme-léninisme, au nihilisme, au structuralisme, au kantisme, au positivisme, au modernisme, au nominalisme, à l'existentialisme athée et même, je dirais, au féminisme. Ces idéologies se sont déconstruites d'elles-mêmes les unes après les autres et le processus de déconstruction qu'elles ont enclenché ne charrie maintenant que des résidus. En Occident, depuis mai 68, le passage à la postmodernité s'est accéléré sans qu'on s'en rende compte ; on a basculé du rationalisme moderne à l'irrationnel postmoderne. En tant que processus ambivalent, diffus, insaisissable, sournois, opérant de l'intérieur des institutions et des cultures, difficile à identifier clairement, humainement incohérent, le gender appartient pleinement à la postmodernité occidentale. Les résidus du féminisme sont l à, mais le gender va encore plus loin dans la voie du radicalisme : il « célèbre » culturellement la diversité des choix de comportements sexuels au nom d'une égalité de pouvoir de tous les citoyens.

Zenit - Tout est-il négatif dans ce concept ?

Marguerite A. Peeters - Comme tous les concepts postmodernes, le gender opère une double déconstruction : d'une part celle du dessein de Dieu, et d'autre part celle des abus de la modernité. Le gender tente de répondre aux désordres réels du machisme, de l'autoritarisme, du cléricalisme, du paternalisme, de la domination de l'homme sur la femme qui est une conséquence du péché originel, comme nous le révèle le récit de la Genèse. Parlant à la femme après la chute, Yahvé dit : « Ta convoitise te poussera vers ton mari et lui dominera sur toi. » (Gen. 3, 16) Le gender répond à la domination masculine, non par l'amour et la réconciliation, mais par une révolte et une prise de pouvoir de la femme (empowerment) qui cherche à devenir l'égale de l'homme en termes de pouvoir social. Plaisir, pouvoir, possession de « connaissance » : ces tentations ont été les grands thèmes de la révolution féministe et sexuelle occidentale qui s'est mondialisée dans les années 1990 ; à travers le gender, elles sont même devenues une norme de la coopération internationale actuelle. Depuis la Genèse, on n'invente rien.

Zenit - Que déconstruit le gender ?

Marguerite A. Peeters - La structure anthropologique de l'homme et de la femme telle qu'elle a été créée par Dieu, qui est Père, Fils et1538661926.jpg Saint-Esprit. Autrement dit, le dessein d'amour trinitaire de Dieu sur l'homme et la femme. Le combat dans lequel nous sommes concerne l'homme lui-même, son origine divine et sa prédestination trinitaire. La mort de l'homme n'est-elle pas une conséquence de la « mort de Dieu » proclamée par Feuerbach et Nietzsche ? Nous sommes tous faits pour être père ou mère, fils ou fille, époux ou épouse, frère ou soeur. Or en niant la complémentarité anthropologique homme-femme, en voulant faire de tous des citoyens radicalement « égaux », en s'attaquant à la maternité comme une injustice sociale, en réduisant l'homme et la femme à leur fonction sociale, en en faisant des « partenaires » liés entre eux par un « contrat », on crée une culture qui empêche la réalisation de notre vocation humaine universelle.

Zenit - Un signe des temps, d'après vous ?

Marguerite A. Peeters - Oui, la « fin des idéologies » ne signifie pas pour autant la fin du processus antéchristique dont Saint Jean parlait déjà dans sa première épître (2, 18) : « déjà maintenant beaucoup d'antéchrists sont survenus ; à quoi nous reconnaissons que la dernière heure est là ». Nous savons qu'avant le retour du Christ, comme nous l'annonce Saint Paul dans la seconde lettre aux Thessaloniciens (2, 3-4), « doit venir l'apostasie et se révéler l'Homme impie, l'Etre perdu, l'Adversaire, celui qui s'élève au-dessus de tout ce qui porte le nom de Dieu ou reçoit un culte, allant jusqu'à s'asseoir en personne dans le sanctuaire de Dieu, se produisant lui-même comme Dieu ». Du début à la fin de l'histoire, nous sommes dans un combat apocalyptique. Nous pensons aussi à la question du Christ : « Quand le Fils de l'Homme reviendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? » L'aspect le plus préoccupant de la révolution culturelle mondiale et de l'ingénierie sociale qu'elle opère à une vitesse foudroyante est son lien direct avec l'apostasie. Nous avons constaté en Occident que la révolution culturelle n'a pas été sans conséquences pour la foi. C'est ce que nous rappelait, en novembre dernier, le Patriarche œcuménique Bartholomé : « La philosophie des Lumières en Occident et la révolution française ont déclenché une véritable révolution culturelle visant a remplacer la tradition précédemment chrétienne du monde occidental par une nouvelle conception de l'homme et de la société qui n'est pas chrétienne. »

Zenit - Quelle attitude les chrétiens doivent-ils avoir face à la révolution culturelle ?

Marguerite A. Peeters - Le premier service que l'Eglise ait rendre à l'humanité est d'être et de rester elle-même. Les chrétiens ne sont-ils pas appelés, pour emprunter à nouveau les mots du Patriarche, « à revenir à la plénitude, la jeunesse et la pureté de la tradition chrétienne de l'Eglise primitive » ? L'Eglise ne peut se compromettre avec des paradigmes, des programmes, des « valeurs », une éthique venant d'ailleurs. Or, souvent par ignorance, beaucoup de chrétiens se laissent séduire par la nouvelle éthique, ce qui les entraîne parfois jusqu'à l'infidélité au Magistère.

Zenit - Vous avez adressé votre livre « La mondialisation de la révolution culturelle occidentale : concepts-clefs, mécanismes opérationnels » prioritairement aux africains. Pourquoi ?

Marguerite A. Peeters - L'Occident doit faire son mea culpa et mesurer sa part de responsabilité dans le processus de déconstruction culturelle mondiale actuellement en cours. Le gender est un produit occidental qui est maintenant imposé à l'Afrique comme condition d'aide au développement. Or le gender menace les dons que Dieu lui-même a faits à l'âme africaine ; le sens de la paternité humaine et divine et d'une fraternité qui est filiale et non purement horizontale, la grâce de l'esprit d'enfance, la célébration de la maternité et de la vie.

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