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lundi, 04 août 2008

Rendons hommage à Alexandre Soljenitsyne

L'écricain russe Alexandre Soljenitsyne, le 13 décembre 2000 à Moscou

L'écricain russe Alexandre Soljenitsyne, le 13 décembre 2000 à Moscou

L’écrivain russe Alexandre Soljenitsyne, 89 ans, grande figure de la dissidence en URSS et auteur de romans monumentaux sur les camps soviétiques tels “L’Archipel du Goulag”, est décédé dans la nuit de dimanche à lundi à son domicile à Moscou.

 

Le prix Nobel de littérature est décédé “à la suite d’une insuffisance cardiaque aigue” dimanche à 23H45 heure de Moscou (19H45 GMT), a déclaré son fils Stepan, cité par l’agence de presse Itar-Tass.

L’écrivain, très affaibli depuis plusieurs années, n’apparaissait plus que rarement en public. Des images télévisées le montraient alors recevant des hôtes dans sa maison de Troïtse-Lykovo, au nord-ouest de Moscou, en fauteuil roulant.

Le président russe Dmitri Medvedev a exprimé ses condoléances à la famille de l’écrivain, a annoncé sa porte-parole Natalia Timakova, citée par Itar-Tass.

Alexandre Soljenitsyne a révélé au monde la réalité du système concentrationnaire soviétique dans ses ouvrages “Une journée d’Ivan Denissovitch”, “Le premier cercle” et “L’Archipel du Goulag”.

Prix Nobel de littérature en 1970, il a été privé de sa citoyenneté soviétique en 1974 et expulsé d’URSS. Il a alors vécu en Allemagne, en Suisse puis aux Etats-Unis, avant de revenir en Russie en 1994 après la chute de l’URSS.

“A la fin de ma vie, je peux espérer que le matériel historique (…) que j’ai collecté entrera dans les consciences et la mémoire de mes compatriotes”, avait-il dit en 2007 alors que le président Vladimir Poutine venait de lui remettre le prestigieux Prix d’Etat russe.

“Notre expérience nationale amère aidera, en cas de nouvelles conditions sociales instables, à nous prévenir d’échecs funestes”, avait ajouté l’écrivain.

Depuis son retour sur sa terre natale, il s’était montré critique envers l’Occident et aussi envers l’évolution de la Russie post-soviétique, appelant à un retour aux valeurs morales traditionnelles.

Il appréciait néanmoins le rôle de Vladimir Poutine, président (2000-2008) reconverti Premier ministre et partisan du retour d’une Russie forte et fière d’elle-même, malgré son passé d’officier du KGB.

“Poutine a reçu en héritage un pays pillé et à genoux, avec une majorité de la population démoralisée et tombée dans la misère. Et il a commencé sa reconstruction (…) petit à petit, lentement. Ces efforts n’ont pas été remarqués et appréciés tout de suite”, déclarait-il en avril dans un album dédié au président.

En 2006, Alexandre Soljenitsyne avait accusé l’OTAN de préparer “l’encerclement total de la Russie et la perte de sa souveraineté”, en “renforçant méthodiquement et avec persistance sa machine militaire dans l’est de l’Europe”.

M. Poutine, qui lui avait rendu visite le 12 juin 2007 pour lui remettre le Prix d’Etat, avait alors loué celui qui a “dédié sa vie à la patrie”.

“Des millions de gens dans le monde lient le nom et les oeuvres d’Alexandre Issaevitch Soljenitsyne au sort de la Russie elle-même”, avait-il dit. “Comme il l’a dit lui-même: +La Russie, c’est nous-mêmes. Nous sommes sa chair et son sang, son peuple+”, avait ajouté le président.

(source : www.nationspresse) 

vendredi, 01 août 2008

"Le Soir" assure la promotion de Bertrand Sassoye et permet l'apologie du terrorisme

Terrorisme-communisme.gifHier, le journal "Le Soir" a franchi un pas de plus dans sa complaisance à l'égard de l'extrême gauche la plus radicale.

Depuis le 5 juin dernier, le journal "Le Soir" nous avait déjà habitués à des articles tentant de minimiser les faits concernant les inculpés du Secours Rouge. Etape supplémentaire, "Le Soir" publia sur son site internet diverses lettres écrites en prison par Sassoye et consorts. Mais les limites n'étaient pas encore atteintes au regard de la déontologie élastique de ce journal. Hier, en page 4 du journal, un article était intitulé Bertrand Sassoye, invité du "Soir". Bertrand Sassoye, bien connu pour ses activités terroristes sous l'étiquette des Cellules Communistes Combattantes (CCC), était transformé hier en vedette par l'un des quotidiens les plus importants de Belgique francophone. L'article en question annonçait que, de 12h à 13h, "Le Soir" organisait sur son site internet un "chat" (entendez un dialogue électronique) avec Bertrand Sassoye. Et après-demain avec Ben Laden ?
On peut lire sur le site internet du "Soir" 150 messages échangés. Si beaucoup de messages témoignaient d'une véritable indignation à l'égard de cette attitude scandaleuse du "Soir", on notera aussi que ce fut l'occasion pour Bertrand Sassoye et ses amis de répéter leur goût pour la violence.
Alors que Bertrand Sassoye commençait par déclarer froidement que le "choix du déclenchement d'une lutte armée dépend de la conjoncture", un certain Eric écrivait tranquillement : "Je me dis que l'action violente n'est sans doute pas moins justifiée aujourd'hui qu'hier". Thierry Delforge, l'un des porte-parole du Secours Rouge, écrivait lui que "l'épisode des attentats était une réplique justifiée à la stratégie de la tension (...)". Quelques instants après, le même Thierry Delforge écrivait ce terrible aveu : "Soyons clairs : la violence c'est l'ABC du marxisme". Bertrand Sassoye, peu prolixe, lâchait sans honte : "Le renversement d'un système coûte des vies." Et une Marie-Claire écrivait : "vous êtes un véritable héros du non conformisme". Le mot de la fin fut laissé à Bertrand Sassoye pour faire la promotion du site internet des CCC et de celui du Secours Rouge. Y a-t-il encore quelqu'un au "Soir" qui se rende compte de l'indécence de tels propos alors que deux pompiers sont morts et que trois autres pompiers furent blessés à la suite d'un attentat commis en 1985 par ce fameux Bertrand Sassoye et ses complices des CCC ?