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mercredi, 12 mars 2008

Discours d'Alain Escada lors de la commémoration des attentats de Madrid

662388301.jpgVoici 4 ans, jour pour jour, Madrid était plongée dans la terreur.
Au matin, dans les trains de banlieue bondés transportant travailleurs et étudiants, dix bombes explosaient faisant 191 morts et plus de 1.800 blessés.
C’est à ces nombreuses innocentes victimes que nous songeons aujourd’hui. A leurs familles aussi. A ceux qui ont perdu un enfant, un époux, un parent. Simplement, un jour ordinaire, par la folie barbare d’un réseau islamiste.
Si nos pensées et nos prières vont vers les victimes et leurs familles, ce moment de commémoration est aussi l’occasion d’une réflexion plus profonde sur un mal qui ronge notre siècle.
Il nous faut, c’est certain, regarder avec horreur les islamistes barbus poseurs de bombes. Mais notre condamnation ne doit pas s’arrêter là. Elle vise aussi ceux qui commanditent et ceux qui manipulent, tapis dans l’ombre. Et ceux qui savent et laissent faire, par machiavélisme géopolitique.
Le terrorisme est un phénomène étrange où des adversaires déclarés peuvent se retrouver complices de circonstance, où des réseaux criminels et des services secrets peuvent emprunter les mêmes chemins, où la vérité n’est souvent pas aussi simple qu’on voudrait nous le faire croire.
Mais si le terrorisme peut aussi facilement frapper notre continent, ce n’est pas seulement par la faute d’éléments extérieurs, c’est aussi par l’incurie de nos gouvernants.
Veut-on vraiment lutter contre le terrorisme islamique ? Il faut alors véritablement contrôler l’immigration, rétablir le contrôle aux frontières, donner de réels moyens à nos forces de police et à nos armées, et il faut, surtout, que notre justice cesse d’appliquer aux criminels des peines qui frisent le risible et le scandale tout à la fois.
Il faut enfin, et c’est là une condition sine qua non pour assurer l’ordre intérieur, que l’Europe retrouve sa fierté, que les Européens reprennent conscience de leurs racines, de leur foi, de leur identité.
Il y a lieu de puiser dans notre histoire pour trouver non pas source de repentance mais de volonté.
C’est parce que l’Europe est lâche, résignée, décadente, matérialiste, relativiste, masochiste et mortifère, qu’elle permet à des islamistes d’œuvrer à l’instauration de la charia sur notre continent.
C’est lorsque l’Europe aura retrouvé foi, courage, volonté et fécondité qu’elle découvrira les chemins de la reconquête.
C’est à cela que nous travaillons aujourd’hui !

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