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mardi, 28 août 2007

Le mot d'ordre de notre première session d'été : faire face

Du 16 au 19 août, des jeunes filles et garçons des quatre coins de France ont sacrifié quelques jours de leurs vacances pour assister dans le superbe domaine de l'école Sainte-Marie près de Saint-Malo à la première session d'été de France Jeunesse Civitas.

L'idée principale de cette session d'été peut se résumer en deux mots : faire face. Faire face à un engrenage social, économique, politique, moral et religieux bien inquiétant. C'est sur ce vaste sujet que nos courageux conférenciers se sont penchés pour nous montrer l'importance de l'action à mener pour servir notre foi et notre pays.

Beaucoup de jeunes manquent trop souvent d'arguments. Ils ont une connaissance trop superficielle des sujets dont ils doivent pourtant débattre dans la vie de tous les jours. Aussi le combat qui s'impose ne peut être envisagé sans une formation sérieuse.

Puiser l'expérience qui nous manque en étudiant l'Histoire, ce fut là le préambule de la première conférence, donnée par Alain Escada, notre président, qui, pour l'occasion, attira plus particulièrement notre attention sur la vie du Général Franco. Non certes qu'il fut un homme parfait, mais parce que son principal souci fut de voir l'Espagne gouvernée de façon catholique. Nous ayant resitué le contexte menant à la guerre d'Espagne, avec le désordre général imposé par les mouvements de gauche et d'extrême gauche et les persécutions dirigées contre les catholiques, Alain Escada rappela les moments épiques et tragiques de ce conflit.
Contrairement aux hommes politiques d'aujourd'hui, le Général Franco ne distinguait pas sa vie publique de sa vie privée : il se revendiquait catholique en toutes circonstances, lui qui déclarait que tous les problèmes devaient être résolus à la lumière de la théologie.
Ce fut pour nous un bel exemple d'un chef sachant défendre avec courage ses convictions.

Que peut devenir un monde sans Dieu ? Alors que la France repose sur de profondes racines chrétiennes, nous sommes aujourd'hui à la fois les témoins et les victimes d'une révolution immorale qui s'attaque aux individus et aux familles, par le divorce, la contraception, l'avortement, les manipulations génétiques, la remise en cause de la définition du mariage au profit du lobby homosexuel,...
Dans tout cela, notons bien que la première victime est l'enfant, cible de cet égoïsme, de cet individualisme croissant, de ce désir de plus en plus fort de jouissance qui rend l'homme de plus en plus malheureux puisqu'il l'éloigne de son Dieu, seule source du vrai bonheur. Le Docteur Perrel sut fort bien nous faire comprendre les enjeux de cette révolution par les mœurs.

Michel Tougne
nous fit ensuite découvrir une autre facette de la révolution cherchant à nous précipiter dans un monde sans Dieu : la mondialisation. Très intéressant, pour les jeunes que nous sommes, d'apprendre comment la subversion s'étend avec perversion dans l'entreprise, dans le monde du travail.

Joël Morin dressa un portrait très détaillé du Judaïsme, à la fois d'un point de vue théologique, historique et politique, avec quantité de documents à l'appui. Captivant !

Notre aumônier, M. l'abbé Tranchet, pointa la lumière sur la franc-maçonnerie et ses objectifs réels, dans la suite du premier exposé qu'il nous avait fait lors de notre week-end de formation en Mayenne.

Alain Escada analysa le rôle particulier de l'Islam dans l'immigration en France. Le simple énoncé des données démographiques fait frémir l'assistance. Sauf resaisissement inattendu, dans 25 ans, la France (et toute l'Europe) sera méconnaissable. L'Europe musulmane ? Inévitable si notre aveuglement reste de mise.

Mais il n'y a pas de fatalité. Hugues Revel nous donna quelques pistes pour un retour des catholiques en politique. M. l'abbé Duverger insista sur l'importance des élections municipales de 2008 et sur la nécessité d'un ferme engagement des catholiques sur le terrain politique. Et M. l'abbé de Cacqueray nous fit l'honneur de prononcer le mot de la fin. Une heure durant, il n'eut de cesse de nous encourager à nous donner avec générosité dans ce combat politique pour la rechristianisation de la France.

Hormis ces conférences édifiantes, des ateliers pratiques étaient organisés avec soin pour nous aider à mieux diffuser nos idées. Peut-être pensez-vous que l'utilisation d'une caméra, la réalisation d'une interview filmée, le montage d'un clip, la diffusion d'une vidéo sur le net, la création de tracts et d'affiches, ne sont que des jeux d'enfants ? Eh bien, venez donc participer à ce dur labeur, autant intellectuel que pratique. Imaginez-vous bien embarrassé devant la caméra, recommençant inlassablement la même petite phrase pour éviter que l'assemblée n'étouffe de rire au moment de la projection !

Et puis il faut encore citer les moments de détente et de camaraderie : veillée nocturne autour du feu, sortie sur les remparts de Saint-Malo,...

Ce qui n'empêchait pas les nombreux moments de reccueillement indispensable à la solidification de notre combat. Messe quotidienne, temps de méditation, chapelet récité en commun. Et une présence permanente du clergé qui constitue pour nous à la fois un soutien et une garantie doctrinale.

Et maintenant, à nous de réagir, jeunesse catholique de France. Vous sentez au fond de votre cœur une ardeur s'enflammer, la volonté d'agir, d'essayer de sauver ce qui peut l'être ? Alors, sachez que le soldat dont nous avons besoin est un militant formé et entraîné. Sans ces deux conditions, la victoire n'est pas possible, le combat n'est même pas envisageable !
Rejoignez vite France Jeunesse Civitas !

Elisabeth Perron et Nadège Guerlin

Lettre de France Jeunesse Civitas

http://francejeunessecivitas.hautetfort.com/ 

mercredi, 08 août 2007

Tintin, nouveau rassembleur des rebelles au politiquement correct ?

Il y a quelques semaines à peine, tant aux Etats-Unis qu'en Angleterre, et sur base d'un seul plaignant, l'album "Tintin au Congo" était transféré au rayon adulte, parmi les bandes dessinées pornographiques ! La Commission britannique pour l'égalité des races renchérissait en recommandant aux libraires de retirer cette célèbre bande dessinée de la vente.

 

Sans doute en mal de notoriété à bon marché (sera-t-il candidat aux prochaines élections régionales bruxelloises ?), M. Mbutu Mondondo Bienvenu a lui déposé une plainte pour racisme à Bruxelles.

"Je veux qu'on arrête de mettre en vente cette bande dessinée, que ce soit pour les enfants ou pour les adultes. C'est un livre raciste, rempli de propagande colonialiste", a déclaré Mbutu Mondondo Bienvenu.

Les volontés de cet éminent citoyen congolais étudiant à Bruxelles seront-elles des ordres ? Il faudra sans doute attendre au moins six mois pour en connaître les suites judiciaires.

 

Néanmoins, nous nous permettrons de donner dès à présent notre avis.

Les aventures de Tintin ont, depuis 1929, fait rêver des millions d'enfants sur différents continents. Même en Afrique, Tintin a fait et continue à faire les délices des gamins.

Il fallait arriver à cette époque de grande repentance obsessionnelle de la civilisation occidentale pour que l'on cherche malice y compris dans ces albums pour enfants.

Ceci n'est pas de l'ordre de l'anecdote mais préfigure les campagnes de censure et d'autodafés que l'on nous prépare à échelle planétaire : certains ont bel et bien l'intention de rendre sulfureux tout ce qui contrarie l'imagerie du grand métissage organisé.

La liste sera longue. Fini les vieux films de Tarzan. Fini, d'ailleurs, une bonne partie de tout le cinéma qui a précédé 1968. Trop empreint de toute façon de valeurs morales et réactionnaires. Il ne faudra laisser accessible au grand public que la part du cinéma moderne qui aura reçu le précieux label attestant le souci de distiller une vulgarité égalitariste.

Même chose pour la littérature, pour la bande dessinée, pour la chanson, pour le dessin, pour la peinture, pour la sculpture,...

Oui, toutes les formes d'expression devront être épurées pour satisfaire au terrorisme intellectuel qui se met en place.

L'homme occidental est condamné. Il n'est plus toléré que s'il avance le dos courbé. L'évolution démographique finira de l'achever.

 

Ce scénario vous indispose ? Vous refusez de renier vos ancêtres ? Au contraire, vous persistez à assurer que la civilisation occidentale et chrétienne fut longtemps et à juste titre le phare qui éclairait le monde ? Vous voilà de facto dans le camp des rebelles, voués à l'insulte. Il vous faut dès lors faire face, de toute urgence. Résister ou disparaître...

 

Alain Escada,

président de "Belgique et Chrétienté"

Quel est notre rôle dans la Cité ?

Extrait du discours prononcé par M. l'Abbé de Cacqueray le 19 VI 2007       

 

    L’on a trop souvent vu les clercs à travers les temps et plus particulièrement depuis quelques décades, se croire investis d’une mission politique et vouloir faire l’éducation politique de leurs ouailles. C’est la raison pour laquelle au lendemain des élections en notre pays, je me garderai  bien de vous proposer un commentaire de cette nouvelle oscillation politicienne où la vague bleue l’a emporté sur le champ des roses.

      

    Pourtant, nous ne pensons pas que cette vague, que l’on nous dit être bleue, pourra laver notre sol de ses péchés et de ses turpitudes. Etant sale en elle-même, elle n’a pas la puissance de rafraîchir, de renouveler et de rajeunir. C’est peut-être bien une vague, mais elle se trouve au fond d’un égout ; c’est pourquoi la solution politique de notre pays ne sera pas trouvée tant que l’on s’obstinera à penser qu’elle peut provenir d’ un va et vient tantôt bleu, tantôt rose.

     

      Mais il ne nous vient pas à l’idée, parce que notre pays se trouve englué dans cette sentine, de nous en désintéresser ni d’attendre qu’il soit retiré du croupissement où il se trouve, par l’effet de nos seules prières ni même par un miracle de Dieu. Bien sûr, Dieu peut faire  un miracle s’il le souhaite, mais ce miracle demeure un moyen extraordinaire qui ne saurait nous dispenser d’œuvrer sur nos créneaux.

   

    Il ne faut donc pas nous indigner, si la France baigne dans un tel cloaque, que ceux qui n’ont pas encore désespéré du salut politique de notre pays, aîent parfois du mal à ne pas être imprégnés d’odeurs nauséabondes. Puisque nous vivons sur cette terre, nous sommes bien obligés d’en fouler le sol ; ce serait donc un rêve que d’imaginer y vivre sans nous préoccuper de nos campagnes et de nos cités et ce n’est pas parce que l’air y est empesté qu’il faut pour cela que nous nous arrêtions de respirer. L’homme est un animal politique et il est impossible à celui qui vit sur la terre d’échapper à la situation concrète telle qu’elle est,  si peu reluisante qu’elle soit.

 

    L’orientation essentielle de cette  politique est d’établir le règne de Notre Seigneur,  pas seulement  dans les sacristies ni au fond des âmes, mais aussi très réellement dans nos campagnes, nos cités et sur tout notre pays. Tout est à Lui. Qui a donc le droit de retirer quelque chose à Son empire et comment le monde peut-il tourner s’il ne Le reconnaît pas comme le seul axe valable ?

 

   En matière de politique, la France possède la gloire d’une espérance incarnée  de la façon la plus sublime par sainte Jeanne d’Arc. Nous ne perdrons jamais notre temps à réfléchir ni à tirer les leçons de l’exemple qu’elle nous a laissé et ce serait commettre un contre sens désastreux de ne voir dans sa mission, qu’une chevauchée éthérée où les murailles tombent d’elles-mêmes, où les anglais cessent d’être les excellents combattants qu’ils sont et où la reconquête du sol français se produit la fleur au fusil.

   

     La spiritualité de Jeanne ne consistait pas à croire Dieu tellement puissant qu’il eût fallu tout lui laisser faire et le regarder agir en se croisant les bras. Bien au contraire, elle a enfourché un véritable destrier, s’est fait donner une véritable épée et elle a payé de sa personne : au siège de Paris sa cuisse est traversée par un trait d’arbalète ; à Jargeau, elle tombe sous le poids d’une pierre lancée du haut des remparts ; à Orléans, un premier trait d’arbalète la traverse du sein à l’aisselle. Elle paye de sa personne et de sa chair jusqu’aux flammes du bûcher.

Elle a dû vaincre les tendresses familiales et laisser sa mère filer la laine,

S’arracher aux siens pour obéir à l’appel de la mission divine,

Partir pour suivre ses voix contre la sagesse de tous les sages,

Partir contre toutes convenances au milieu des soldats,

Habillée en homme, dût-elle être moquée et condamnée,

Passer outre au dessus des juristes, des diplomates et des clercs !

Faire fi de la médiocrité de bien des hommes,

Braver les autorités, chanceliers ou capitaines,

Menacer un roi étranger, attaquer ses troupes, forcer ses bastilles,

Lui enlever des villes,

Remonter le moral de tout un peuple abattu par la défaite,

Imposer le respect de Dieu à l’armée et le sacre de Reims aux politiques,

Vaincre l’inertie du roi et le persuader de sa légitimité,

Aller malgré l’intrigue et la trahison,

Accepter les prisons, la calomnie, le calvaire moral,

Toujours résistant à l’imposture, à 17 ans.

Pour servir Dieu d’abord, à temps et à contre temps.

 

   L’inspiration divine qui était si manifestement présente en elle, n’a pas épargné les transpirations de l’âme et du corps. Nous autres, qui sommes si loin de ce souffle divin, nous ne croyons plus aux vertus de l’inspiration qui a instruite Jeanne du chemin à parcourir ni même aux nécessités des transpirations de l’âme et du corps, pour que triomphe cette inspiration. Et que nous manque-t-il donc ? Précisément il nous manque l’inspiration et  la transpiration.

 

    Il nous manque l’inspiration qui est pourtant bien donnée par Dieu à ceux qui l’écoutent et qui sont prêts à le suivre à travers toutes les chevauchées et toutes les cavales de l’âme et du corps qu’il exigera. Cette inspiration ne manquera pas de produire la vraie respiration de l’âme que l’on renouvelle dans la fidélité quotidienne à la prière, à la recherche studieuse de la vérité, aux Exercices Spirituels de saint Ignace qui retrempent les âmes.

 

   Il nous manque la transpiration, l’effort que l’on maintient, qui ne se couche pas dans les adversités, qui ne désespère pas dans les défaites, qui sait que le combat selon le mot de Jeanne est le combat d’aujourd’hui et qu’il  vaut mieux «  aujourd’hui que demain et demain que plus tard ».

 

     Mais me direz-vous, en ce qui concerne la France et la question politique, que nous faut-il faire concrètement ?  Il nous faut freiner la descente et la déchéance.

     D’abord par la prière : elle doit être omniprésente dans notre vie parce qu’elle soutient notre pureté d’intention dans l’action ; elle nous tourne vers le Sacré Cœur pour Lui consacrer tout ce que l’on arrive encore à Lui consacrer de tissu social.

 

    Ensuite, par l’utilisation de tous les moyens légaux qui sont à notre disposition, mais sans nous bercer d’illusion sur ces moyens. Aussi, dans cette intention, mes encouragements vont-ils à tous les catholiques qui oeuvrent courageusement dans la cité pour défendre les vestiges d’ordre qui subsistent encore et cherchent à reconstruire ce qui peut encore l’être.
 
    Abbé de Cacqueray

jeudi, 02 août 2007

Citation du jour :

"Les tentatives pour islamiser les pays occidentaux ne doivent pas être dissimulées. La menace que cela fait peser sur l'identité de l'Europe ne devrait pas être ignorée sous prétexte de respect mal placé."
Mgr Georg Gänswein, secrétaire particulier de Benoît XVI,
au quotidien allemand Süddeutsche Zeitung

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