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mardi, 27 mars 2007

France: Le « Programme pour la vie » de l’Alliance pour les Droits de la Vie - En vue de l’élection présidentielle


ROME, Lundi 26 mars 2007 (
ZENIT.org) – Au moment où s’ouvre, en France la campagne officielle pour l’élection présidentielle, l’Alliance pour les Droits de la Vie (adv) vient de lancer la distribution massive d’un Programme pour la vie, édité à 1 million d’exemplaires (cf. Zenit du 23 mars 2007).

Le président de l’Alliance pour les Droits de la vie, le docteur Xavier Mirabel, explique aux lecteurs de Zenit le sens de cette démarche.

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Élections 2007 - Parole d’évêque

Lettre ouverte aux candidats
Mgr Jean-Pierre Cattenoz*

MESDAMES ET MESSIEURS LES CANDIDATS, quand je vous écoute, j’ai mal pour mon pays. (...) Aujourd’hui, je suis consterné par vos programmes qui portent en eux les germes d’une culture de mort pour notre société.

Certes, comme archevêque d’Avignon, il ne m’appartient pas de prendre position publiquement pour l’un ou l’une d’entre vous. De même, en intervenant, je n’entends nullement porter atteinte à la liberté politique des catholiques de mon diocèse. Je voudrais seulement vous alerter et alerter tous les hommes de bonne volonté sur plusieurs points de la campagne électorale dont les enjeux me semblent majeurs pour l’avenir de notre pays.

 

DEFENDRE LE PATRIMOINE DE L’HUMANITE

 

 

Au nom de l’Évangile, je veux défendre la vie, l’Évangile de la vie. Or je constate combien en laissant fragiliser la famille vous portez atteinte au patrimoine de l’humanité.
La famille est le sanctuaire de la vie, une réalité décisive et irremplaçable pour le bien commun des peuples. Elle est la cellule vitale et le pilier de toute vie en société. L’avenir de l’humanité passe par la famille. Elle est le centre névralgique de toute société, une école d’humanisation de l’homme où il peut grandir et devenir pleinement homme. La famille est le lieu privilégié et irremplaçable où l’homme apprend à recevoir et à donner l’amour qui seul donne sens à la vie. Elle est le lieu naturel de la conception, de la naissance, de la croissance et de l’éducation des enfants. Elle est le milieu naturel où l’homme peut naître dans la dignité, grandir et se développer de manière intégrale.

L’institution du mariage
, fondement de la famille échappe à la fantaisie de l’homme ; le mariage plonge ses racines dans la réalité la plus profonde de l’homme et de la femme, il est l’union de l’homme et de la femme. « Impossible de contester cette norme sans que la société ne soit dramatiquement blessée dans ce qui constitue son fondement. L’oublier signifierait fragiliser la famille, pénaliser les enfants et précariser l’avenir de la société » (Benoît XVI, 20 février 2007).

Or la plupart de vos programmes électoraux, loin de protéger et de promouvoir la famille fondée sur le mariage monogame entre l’homme et la femme, ouvrent la porte au mariage entre personnes du même sexe et à l’adoption d’enfants par des couples homosexuels. Aucune autre forme de vie commune que l’union d’un homme et d’une femme ne peut être juridiquement assimilable au mariage ni ne peut recevoir, en tant que telle, une reconnaissance légale. Toute tentative de relativiser le mariage en lui donnant le même statut que d’autres formes d’unions radicalement différentes sont dangereuse pour notre société. Tout cela offense la famille et contribue à la déstabiliser en voilant sa spécificité et son rôle social unique.

Concernant le “mariage homosexuel”, il faut distinguer l’homosexualité comme fait privé et l’homosexualité comme relation sociale prévue et approuvée par la loi. La légalisation d’une telle union finirait par entraîner un changement de l’organisation sociale tout entière qui deviendrait contraire au bien commun. Les lois civiles qui devraient être des principes structurants de l’homme au sein de la société, jouent un grand rôle dans la formation des mentalités et des habitudes. Le respect envers les personnes homosexuelles ne saurait en aucune manière conduire à l’approbation du comportement homosexuel ou à la reconnaissance juridique des unions homosexuelles (cf. Cardinal Ratzinger, Considération à propos des projets de reconnaissance juridique des unions entre personnes homosexuelles, Congrégation pour la Doctrine de la Foin juin 2003).

Le nombre de séparations et de divorces s’accroît, rompant l’unité familiale et créant de nombreux problèmes aux enfants, victimes innocentes de ces situations. La fragilité et le nombre de foyers monoparentaux ne sont pas sans poser question. La stabilité de la famille est aujourd’hui menacée ; pour la sauvegarder, il ne faut pas avoir peur d’aller à contre-courant de la culture ambiante. Les diverses formes de dissolution du mariage sont l’expression d’une liberté anarchique qui se fait passer à tort pour une libéralisation de l’homme. Au contraire, reconnaître et soutenir l’institution du mariage est un des services les plus importants à apporter aujourd’hui au bien commun et au véritable développement des hommes et des sociétés, de même que la plus grande garantie pour assurer la dignité, l’égalité et la véritable liberté de la personne humaine.

Malheureusement bien des projets sur le mariage, le divorce, l’adoption tiennent, certes, compte des désirs des adultes, mais oublient complètement l’intérêt des enfants. Le droit à l’enfant semble prendre le pas sur le droit de l’enfant.

Comme le montre unanimement l’expérience, l’absence d’une maman ou d’un papa au sein d’une famille entraîne bien des obstacles dans la croissance des enfants. Comment des enfants insérés dans des unions homosexuelles où manquent la bipolarité sexuelle et l’expérience conjointe de la paternité et de la maternité pourront-ils grandir et mûrir humainement sans porter les séquelles de cette absence ? Comment assurer l’équilibre de la structure psychologique et sexuelle de l’enfant dans un couple où il n’y a qu’un sexe ?
L’affaiblissement de la cellule familiale est une des causes majeures des difficultés des jeunes. La crise de la famille est une cause directe du mal être des jeunes. La majorité des jeunes en difficultés sont issus de familles humainement et socialement fragilisées

Au nom de l’Évangile, je veux défendre la vie, l’Évangile de la vie, de cette vie qui fait de nous des hommes de l’utérus au sépulcre.

La banalisation de l’avortement
et le silence sur les conséquences psychologiques, les blessures et les souffrances cachées qui marquent à jamais les femmes sont intolérables. L’information tronquée sur les séquelles provoquées par l’avortement chez les femmes qui y ont eu recours est insupportable.

La liberté de tuer n’est pas une vraie liberté, mais une tyrannie. Jean-Paul II dans sa lettre encyclique L’Évangile de la vie a eu des mots très vrais et très durs sur la réalité de l’avortement :
« Parmi tous les crimes que l’homme peut accomplir contre la vie, l’avortement provoqué présente des caractéristiques qui le rendent particulièrement grave et condamnable […].
L’avortement provoqué est le meurtre délibéré et direct, quelle que soit la façon dont il est effectué, d’un être humain dans la phase initiale de son existence, située entre la conception et la naissance. La gravité morale de l’avortement provoqué apparaît dans toute sa vérité si l’on reconnaît qu’il s’agit d’un homicide et, en particulier, si l’on considère les circonstances particulières qui le qualifient. Celui qui est supprimé est un être humain qui commence à vivre, c’est-à-dire l’être qui est, dans l’absolu, le plus innocent qu’on puisse imaginer : jamais il ne pourrait être considéré comme un agresseur, encore moins comme un agresseur injuste ! Il est faible, sans défense, au point d’être privé même du plus infime moyen de défense, celui de la force implorante des gémissements et des pleurs du nouveau-né. »
Alors que la peine de mort a été abolie pour une question de principe, l’avortement devrait être considéré comme atteignant la dignité de la personne à naître.

Certes, l’avortement est désormais inscrit dans les lois, mais il n’en demeure pas moins immoral au regard de l’Évangile et de l’Évangile de la vie.

L’acceptation de l’euthanasie
fait peser des menaces graves sur les malades incurables et sur les mourants. Certes, le contexte social et culturel actuel augmente la difficulté d’affronter la souffrance à l’approche de la mort. Il rend plus forte la tentation de résoudre ce problème en l’éliminant à la racine par l’anticipation de la mort au moment considéré comme le plus opportun. Pourtant, les médecins affirment aujourd’hui savoir soulager la quasi-totalité des douleurs. La vraie question est donc celle des soins palliatifs.

La vie humaine est sacrée, de son commencement naturel jusqu’à son terme. Tout être humain a le droit au respect intégral de ce bien qui est pour lui primordial. Nous ne pouvons accepter la promotion de lois visant à légaliser l’euthanasie.

La manipulation des embryons
fait peser une lourde menace sur notre société. L’embryon est un être vivant qui possède un patrimoine génétique humain. Il est une personne humaine, il faut la protéger parce qu’elle est membre à part entière de l’espèce humaine et mérite notre respect.

Les progrès de la science et de la technique peuvent se transformer en menace si l’homme perd le sens de ses limites. Il faut prendre conscience que la chosification de l’embryon nous conduira tôt ou tard à l’eugénisme.

Effectivement, cette manipulation débouche sur un eugénisme subtil
. En effet, le dépistage prénatal a changé de nature, il n’est plus destiné à traiter mais bien à supprimer. Un tel dépistage renvoie à une perspective terrifiante, celle de l’éradication.

Aujourd’hui, la venue au monde de certains enfants est devenue non souhaitable. La science propose même des outils pour réaliser le rêve de l’enfant sans défaut. Plusieurs de vos programmes construisent pas à pas une politique de santé qui flirte avec l’eugénisme.
Les recherches biotechnologiques toujours plus pointues visent à instaurer des méthodes d’eugénisme toujours plus subtiles et qui visent à la recherche de l’enfant parfait, fruit d’une sélection totalement contrôlée. Par leur maladie, par leur handicap, ou plus simplement par leur présence même, ceux qui auraient le plus besoin d’amour, d’accueil, de soin, sont jugés inutiles et considérés comme un poids insupportable dont il faut se débarrasser, qu’il faut éliminer.

Nous voyons se déchaîner comme une sorte de conspiration contre la vie. (...) 

OÙ SONT VOS PRIORITES ?

(...)Où sont vos priorités ? Sont-elles du côté de groupes de pression susceptibles de vous apporter des voix le temps d’une élection ou sont-elles vraiment au service de notre pays ?
Au nom de l’Évangile, je ne peux que dénoncer avec les Associations familiales catholiques la racine de tout cela : un individualisme à tout crin qui gangrène notre société.
Nous constatons l’évolution du droit civil qui consacre depuis trente ans l’individualisme des droits. Le droit qui dicte et façonne les normes sociales, privilégie l’individu, la vie privée, considère que les choix affectifs ne peuvent et ne doivent avoir aucune conséquence ni sur les enfants ni sur la vie civique, économique et sociale.

Dans notre culture, on exacerbe souvent la liberté de l’individu conçu comme sujet autonome, comme s’il se suffisait à lui-même, en marge de ses relations avec les autres, étranger à ses relations avec autrui. Beaucoup voudraient organiser la vie sociale seulement à partir des désirs subjectifs et changeants, sans aucune référence à une vérité objective comme la dignité de tout être humain, ses droits et ses devoirs au service desquels doivent se mettre les responsables de notre société.

Ainsi toutes les formes d’union conjugale sont mises sur un pied d’égalité, le droit à l’enfant se substitue au droit de l’enfant. On laisse se propager et se développer des pratiques de contraception abortives, l’avortement et les dérives eugénistes. La famille et les familles ne sont plus considérées comme les corps fondateurs de la société, mais comme une juxtaposition d’individus. Ainsi naissent et prospèrent au gré des gouvernements, des politiques à caractère social, destinées à pallier les effets de cet individualisme qui gangrène la société. Cette conception individualiste de la société soumet notre pays aux dérives d’une opinion aux repères brouillés et aux groupes de pression qui pèsent de tout leur poids en cette période électorale (cf. Déclaration des AFC, « Débats préélectoraux 2007-2008 »).

Au nom de l’Évangile et à la veille de l’élection présidentielle et des élections législatives
, je ne peux qu’inviter les hommes politiques, les chrétiens et tous les hommes de bonne volonté à passer au crible de l’Évangile et de l’enseignement de l’Église vos propositions avant de se déterminer dans leur choix.

Avignon, le 22 mars 2007


* + Jean-Pierre Cattenoz,
archevêque d’Avignon

Equateur : Premier congrès « Pro-vie et famille »

La vérité intégrale sur la vie et sur la famille à la lumière de l’Evangile
ROME, Dimanche 25 mars 2007 (ZENIT.org) – Le premier congrès « Pro-vie et famille » s’est ouvert le 21 mars en Equateur, pour « dénoncer la culture de mort et proclamer la vérité intégrale sur la vie et sur la famille à la lumière de l’Evangile et de la doctrine de l’Eglise », précise l’agence vaticane Fides.

Ce congrès national a lieu à Guayaquil (cf. http://www.vidayfamiliaecuador.com) sur le thème « La vérité intégrale sur la vie et sur la famille ». Il est organisé par la Conférence épiscopale équatorienne, par l’archidiocèse de Guayaquil et par le Conseil équatorien des laïcs catholiques.

La rencontre compte sur la présence de plus de 3.500 personnes parmi lesquelles les conférenciers et les experts, les parents, les leaders, les professionnels, les représentants de toutes les Eglises particulières de l’Equateur.

 

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jeudi, 22 mars 2007

le culte agréable à Dieu n'est jamais un acte purement privé

Voici un extrait de l’exhortation apostolique de Benoît XVI Sacramentum caritatis  rendue publique le  mardi 13 mars:

 

 «En effet, le culte agréable à Dieu n'est jamais un acte purement privé, sans conséquence sur nos relations sociales:

il requiert un témoignage public de notre foi. Évidemment, cela vaut pour tous les baptisés, mais s'impose avec une

exigence particulière pour ceux qui, par la position sociale ou politique qu'ils occupent, doivent prendre des décisions concernant

 les valeurs fondamentales, comme le respect et la défense de la vie humaine, de sa conception à sa fin naturelle, comme la famille

fondée sur le mariage entre homme et femme, la liberté d’éducation des enfants et la promotion du bien commun sous toutes ses formes.

 Ces valeurs ne sont pas négociables.

Par conséquent les hommes politiques et les législateurs catholiques, conscients de leur grave responsabilité sociale, doivent

se sentir particulièrement interpellés par leur conscience, justement formée, pour présenter et soutenir des lois inspirées par

 les valeurs fondées sur la nature humaine.) Cela a, entre autres, un lien objectif avec l'Eucharistie (cf. 1 Co 11, 27-29).

Les évêques sont tenus de rappeler constamment ces valeurs; cela fait partie de leur

 responsabilité à l'égard du troupeau qui leur est confié» (n. 83).

lundi, 19 mars 2007

La «loi sur l’homophobie» au Brésil impliquerait une persécution religieuse

Un projet de loi pourrait être voté au Sénat fédéral

ROME, Vendredi 16 mars 2007 (ZENIT.org) – Un projet de loi sur l’homophobie proposée par l’assemblée des députés du Brésil, et visant à punir comme un crime tout type de rejet de l’homosexualité a été soumis au vote des membres du Sénat fédéral le 15 mars.

Les sénateurs ont toutefois, pour l’instant, refusé de procéder au vote, apparemment en raison du nombre important de messages de courrier électronique et d’appels téléphoniques reçus ces derniers jours, de la part de citoyens appelant à renoncer à ce projet.

Selon l’avocate et présidente de la Fédération de Sao Paolo des Mouvements en Défense de la Vie, Maria das Dores Dolly Guimarães, si ce projet était voté, « outre les droits prévus dans la Constitution à l’intention de tout citoyen, la personne homosexuelle, par le simple fait d’être homosexuelle, obtiendra des privilèges ».

« L’homosexualité cessera d’être un vice pour devenir un mérite. Et qui osera critiquer ce comportement sera traité comme un criminel », a-t-elle affirmé.

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jeudi, 15 mars 2007

L’euthanasie, dignité humaine ou lâcheté inconséquente ?

Né en 1952, marié en 1977, viticulteur-arboriculteur de profession, hyper dynamique de nature, je vivais heureux et croquais la vie à pleines dents. 

Un jour, vers la fin de l'année 1985, j'avais 33 ans, j'ai commencé à être gêné pour utiliser un tournevis. 

Six mois après j'étais en fauteuil roulant et, trois ans après, ne pouvant plus tenir ma tête, j'optais pour le lit...  que je n'ai plus quitté depuis ce jour. 

Aujourd'hui, je suis entièrement paralysé, trachéotomisé, branché à un appareil respiratoire et ne peux désormais remuer que les yeux. 

 

Cette maladie, appelée "Sclérose Latérale Amyotrophique" (S.L.A.) ou "maladie de Charcot" entraîne une dégénérescence inexorable de tous les muscles et conduit rapidement le malade à une dépendance totale. 

 

Par bonheur, je possède un ordinateur équipé d'un logiciel spécial qui me permet d'écrire avec les yeux.  C'est grâce à cet équipement que je peux vous écrire aujourd'hui. 

 

Le premier moment d'abattement passé, je me suis tourné vers le Ciel et j'ai demandé :  pourquoi moi ?  ?  ? 

Mon sort me paraissait injuste ;  il y a tant de chômeurs professionnels...  Tant d'individus sans foi ni loi...  POURQUOI MOI ? 

 

Je voulais comprendre...  et j'ai compris ! 

J'ai compris qu'il m'avait fallu cette maladie pour me rendre compte que, comme beaucoup de monde, je me mettais la conscience tranquille en allant à la messe le dimanche mais qu'en fait, j'étais très loin de suivre la route du Seigneur. 

 

Aujourd'hui, je suis entièrement paralysé, je ne peux remuer que les yeux mais je suis heureux : 

 - heureux de marcher à nouveau sur la route du Seigneur,

 - heureux de vivre enfin en conformité avec mon idéal,

 - heureux d'être modestement utile à mon Dieu. 

 

Issu d'une vieille famille terrienne, catholique et pratiquante, ayant toujours eu la Foi, à l’annonce de ma maladie, je me suis jeté en elle avec le désespoir et la frénésie d'un naufragé sur une bouée de sauvetage... 

Malgré l'extrême douleur des premières années :  le désarroi dure tant que dure la descente aux enfers, j'ai maintenu ma confiance en Dieu... 

 

La descente dure tant qu'il reste des muscles à immobiliser, à paralyser.  A partir de là, quand on a touché le fond, quand la maladie ne trouve plus de quoi alimenter son appétit destructeur, on entre dans ce que nos éminents spécialistes appellent la phase terminale. 

Il y a 17 ans que je suis en phase terminale, je m'y suis habitué et, au risque de vous surprendre, ma joie de vivre balayant ou occultant tous les inconvénients et contraintes liés à mon état, je suis heureux ! 

 

J'ai les idées bien en place et aucune envie de me plaindre ! 

Oserai-je dire :  au contraire !... 

Car cette maladie est, pour moi, une sanctification forcée...  à la limite de l'injustice... 

Gloire à Dieu ! 

Réaction au malheur incompréhensible pour la plupart, mais Dieu remplit ma vie et je ne manque de rien.  Le bonheur serait il subjectif et totalement indépendant de toute jouissance humaine ? 

Je laisse à chacun le soin de méditer cette pensée qui est une approche directe de l'influence permanente de Dieu dans nos vies, par une action à la fois permanente et imperceptible sur notre coeur, notre ressenti et nos évidences fondamentales... 


 

Oui, la souffrance existe, aussi bien physique que morale mais il est écrit dans la Bible :  Matthieu 11, 28-30

"Venez à Moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et Moi Je vous soulagerai. 

Chargez-vous de Mon joug et mettez-vous à Mon école, car Je suis doux et humble de coeur, et vous trouverez soulagement pour vos âmes. 

Oui, Mon joug est aisé et Mon fardeau léger.   "

 

Je suis là pour en témoigner !...  J'ai, bien souvent, remonté le moral de gardes-malades désespérées pour des peines légères et passagères mais j'ai moi-même rarement perdu le moral et je n'ai jamais perdu l'espoir parce que je n'ai jamais douté de l’Amour de Dieu. 

 

Comment penser à l'euthanasie quand on a Dieu dans le coeur et quand aucune souffrance ne peut altérer notre confiance en Lui... 

Les « sans Dieu » sont à plaindre car ils ne connaissent pas l'incommensurable bonheur de se sentir aimé de Dieu, ils ne peuvent pas imaginer le secours bien réel dont bénéficient les amis de Dieu dans l'épreuve. 

Quand l'enfer se déchaîne contre nous, nous savons qu'il ne s'agit que d'une épreuve supplémentaire, destinée à tester notre Foi et notre confiance envers le Tout-Puissant, Créateur de tout ce qui est... 

 

Il faut savoir que nous avons été créés par un débordement de l’Amour Infini de Dieu et que toutes nos souffrances sont nécessaires à notre purification, pour la préparation de notre Eternité bienheureuse dans la Gloire de Dieu. 

 

Oui, quand l'enfer se déchaîne contre nous, nous accentuons notre prière, nous implorons le Ciel et nous gardons confiance... alors que les « sans Dieu », dans la même situation, désespèrent, appelent la mort et revendiquent le droit à mourir.

Ils appellent ça « mourir dans la dignité » ! Ne s'agit il pas plutôt de désespoir et de lâcheté ?

Ce qui est grave, parce qu'irréversible, c'est qu'ils refusent la Volonté Divine qui est Lumière et se précipitent dans la mort qui est ténèbres.

Dieu respectera leur choix, leur libre arbitre, et les laissera aller dans les ténèbres éternelles puisque telle est leur volonté, libre et délibérée. 

 

Alors que celui qui accepte et offre sa souffrance se met en phase avec la Volonté Divine parce qu'il fait preuve d’humilité, d’obéissance, de soumission, de confiance et d’amour envers notre Créateur et Rédempteur.

La souffrance acceptée et offerte purifie notre âme, constitue une protection contre l'enfer et fait office de sauf conduit pour le purgatoire dont elle peut réduire sensiblement la durée.

 

L'euthanasie est donc criminelle à double titre : pour le temps et pour l'Eternité. Par son refus radical de la Volonté Divine elle est un billet pour l'enfer.  

 

Il en est de même pour l'avortement. La culpabilité de l'avorteuse est même bien pire car, pour un confort égoïste, elle ôte la vie à son propre enfant qui possède déjà une âme immortelle et vivra donc éternellement dans le Ciel en qualité de martyr de sa propre mère.

 

Mais il est IMPORTANT de savoir que Dieu pardonne au pire des criminels qui implore son pardon avec un repentir sincère.

Chacun peut donc décider de revenir à Dieu à tout moment mais, en nos temps troublés,
il serait quand-même prudent de ne pas attendre. 

 

En conclusion, qu'importe notre vie actuelle, offrons la joyeusement à la Divine Justice, soyons des amis fidèles de notre Dieu d'Amour et de Miséricorde, des esclaves de l'Amour, car nous savons que nous passerons l'Eternité dans Sa Gloire et que la Vision Béatifique chavirera perpétuellement notre coeur dans le ravissement et dans l'extase. 

 

Pierre PANIS.

 

 

autorisation pour diffusion maximum

mardi, 13 mars 2007

Nouvelle offensive laïque contre l'identité chrétienne de notre pays

Le 28 février dernier, le ministre wallon des Affaires intérieures, Philippe Courard, a pris une circulaire demandant que l'ensemble des locaux publics donnent "une image absolue de neutralité en matière de convictions religieuse, philosophique et morale". Les autorités communales sont dès lors invitées à retirer tout signe distinctif qui pourrait choquer les convictions des citoyens et des membres du personnel.

En pratique, on aura compris que, sans le dire, les seuls signes distinctifs visés par cette circulaire sont les signes chrétiens, notamment les crucifix, qui sont restés en vue dans quelques lieux publics.

Une fois de plus, nous devons déplorer une attaque spécifique contre la religion chrétienne. Qu'on le veuille ou non, la Belgique est un pays de tradition catholique. Mais certains ne veulent absolument pas accepter ce fait et veulent tout faire pour gommer les signes qui en témoignent.

Il ne nous semble absolument pas hors de propos de faire ici référence au débat qui a eu lieu très récemment au Québec au sujet du crucifix qui orne l'Assemblée Nationale. Suite à la proposition de le faire enlever, de nombreuses personnalités politiques québécoises, dont certaines résolument partisanes de la laïcité, ont demandé le maintien du crucifix. Voici leurs réactions :

« Ce n’est pas un objet de culte, c’est un symbole, un objet commémoratif, qui rappelle des traditions. On ne peut pas faire abstraction de la tradition catholique » (Lise Grondin, chef de cabinet du président de l’Assemblée).

« Le débat sur l’accommodement raisonnable commence par l’affirmation de notre identité et de nos valeurs comme Québécois ». Cette identité comprend « une langue commune qui est le français » et une tradition historique « fortement liée à la religion catholique et au christianisme » (Philippe Couillard, ministre de la Santé).

« Moi je veux qu’il (le crucifix) reste. (...) Lorsqu’on vient d’une autre société, qui n’est pas la nôtre, on a un devoir, une responsabilité de s’intégrer dans la société.» (Sam Hamad, député d'origine syrienne).

Les arguments mis en avant peuvent être appliqués au cas qui nous occupe.

Mais un fait révélé par la presse le même jour que la circulaire de M. le Ministre Courard nous montre comment il faut comprendre la notion invoquée de "neutralité".

Nous apprenions en effet que le service laïque d'aide aux personnes du Brabant Wallon avait réalisé, avec le soutien de la province (!), des affiches avec des slogans tels que : "Avez-vous pensé à la cérémonie laïque de mariage ou d'accueil de votre enfant ?" . Il est prévu d'apposer 700 exemplaires de ces affiches dans divers lieux, y compris les maisons communales (!) (cfr LLB du 28/2/2007)
En clair, on décroche le crucifix et on le remplace par une affiche de propagande pour les cérémonies laïques, rites de substitution à ceux de l'Eglise (baptême, mariage, enterrement).

Les maisons communales donnent-elles alors "une image absolue de neutralité en matière de convictions religieuse, philosophique et morale" ? Et pourquoi le soutien de la province ?

De toute façon, le fait de demander expressément de décrocher un signe religieux présent dans un lieu depuis longtemps ne peut pas être neutre. N'est-ce pas une prise de position contre la religion à laquelle le signe en question se réfère ?

Aussi les catholiques ne peuvent accepter l'application de cette circulaire. A eux peuvent se joindre ceux qui n'adhèrent pas à la Foi chrétienne mais qui reconnaissent l'apport du christianisme dans notre civilisation. Nous les invitons à faire connaître à leurs autorités locales leur attachement profond aux signes chrétiens là où ils sont encore présents et à en exiger le maintien.

 
 
Nous les encourageons également à
 
 


 
 

vendredi, 09 mars 2007

Mgr PIAT : "L'avortement équivaut à un meurtre"

 

Sur l'Ile Maurice où l'avortement est interdit, le Mauritius Planning Family Association (MPFA) a profité de la Journée de la Femme pour relancer le débat sur sa légalisation au nom de la "liberté de la femme".

L'évêque de Port-Louis, Monseigneur Maurice Piat a rappellé que :

medium_82000_1.jpg" L’Eglise catholique (...) est fondamentalement opposée à la légalisation de l’avortement. L’avortement équivaut à un meurtre. La question est de savoir si un Etat a le droit d’offrir le cadre légal nécessaire pour autoriser cette suppression de vie dans certaines circonstances (...). Légaliser l’avortement, c’est refuser de respecter le droit à la vie d’un être innocent même si celui-ci a été conçu dans des circonstances difficiles." 

... 

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LE SALON BEIGE 

 

 

lundi, 05 mars 2007

«La volonté de Dieu est votre sanctification»


Deuxième dimanche de carême

04.03.2007 

 

Dieu veut la sainteté pour chacun de nous. Qu’est-ce que la sainteté ? Dieu est saint parce qu’Il est séparé de tous les autres êtres : nul n’est comme Lui. La sainteté est la proximité avec Dieu et si un être est proche de Dieu, alors il est séparé de ce qui n’est pas Dieu. Dieu veut cette proximité avec chacun de nous. Cette proximité ou sainteté compte trois niveaux.

Le premier degré de sainteté ou de proximité avec Dieu est la sainteté commune. Cette sainteté commune consiste dans l’observation des commandements qui se résument au commandement de l’amour de Dieu et au commandement de l’amour du prochain. Ce premier degré est inséparable de la charité ou de l’état de grâce ; sans la charité, sans l’état de grâce, il n’y a aucune sainteté, aucune proximité d’avec Dieu.

Le deuxième degré de sainteté est la sainteté des conseils évangéliques. C’est la sainteté de tous ceux qui vivent selon les trois conseils évangéliques ou vœux de religion : chasteté, pauvreté et obéissance. Cette sainteté, cette proximité est donc réservée aux religieux et aux religieuses.

Le troisième degré de sainteté est la sainteté héroïque. L’héroïcité des vertus est requise pour être canonisé. Nous sommes ici au sommet de la sainteté et il est impossible d’imaginer une plus grande proximité entre Dieu et une personne humaine.

 

En quoi consiste l’héroïcité des vertus ? Elle demande quatre conditions : l’objet de la vertu doit être au-dessus des forces communes des hommes ; les actes doivent être accomplis avec facilité ; avec la joie de celui qui offre un sacrifice à Dieu ; et si l’occasion se présente, ces actes doivent être fréquents.

Il n’y a pas d’héroïcité, si ce qui est fait ne dépasse pas la forces communes des hommes comme donner sa vie pour un inconnu ou pardonner un meurtre. Mais il faut en plus que l’acte vertueux soit fait avec facilité et avec joie. Facilité et joie ont ensemble : comment se réjouir si ce qui est fait donner beaucoup d’efforts ? Il n’y a pas d’héroïcité, si on passe son temps à se plaindre des difficultés de la vie. Le saint respire la joie et non la tristesse : il offre un sacrifice à Dieu. Dieu peut permettre que ces actes soient répétés fréquemment par exemple pendant les temps de persécution ou pendant une maladie particulièrement douloureuse.

Voici quelques exemples de cette héroïcité. Pie IX a canonisé un petit garçon japonais du nom de Maxime qui demandait avec larmes d’être martyrisé ; il n’avait que 11 ans. Annette était la fille d’un ouvrier communiste. Après la mort de sa mère, elle élève ses quatre frères et sœurs. Non contente de s’occuper que leur corps, elle les convertit à la foi catholique. Son père qui s’est retrouvé au chômage se laisse entraîner par des amis pour commettre un vol dans une église. Annette s’interpose et meurt après avoir reçu un coup extrêmement violent. Elle n’a que 14 ans. Son geste si héroïque obtient la conversion de son père. Les exemples ne manquent pas. Au Kenya, au début du XXe siècle, un instituteur reste fidèle à Dieu malgré la persécution : sa fiancée l’abandonne en apostasiant, ses élèves menacent de le tuer pendant un de ses cours. Finalement, il meurt sauvagement assassiné par les persécuteurs. Un dernier exemple concerne une petite fille de Hongrie qui va résister à son institutrice communiste qui terminera ses jours dans un asile psychiatrique.

 

L’héroïcité est encore possible de nos jours et le ministère permet de voir de temps en temps ces magnifiques exemples. L’héroïcité ne s’invente pas ; elle ne tombe pas du ciel. Elle s’obtient par l’effort de chaque jour. Si nous sommes abonnés à la facilité, l’héroïcité n’apparaîtra jamais dans nos vies. Pour être un saint, saint Thomas nous dit qu’il n’y a qu’une solution : « Le vouloir, le vouloir et encore le vouloir » Et je pense que tout le problème est là : qui veut vraiment devenir saint ?

 

samedi, 03 mars 2007

La défense de la vie n'est pas facultative

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Nous sommes désormais en plein dans la campagne électorale. Celle-ci n’est pas près de finir car, après les présidentielles, viendront les législatives : nous en avons donc jusqu’à l’été à entendre promesses (qui n’engagent que ceux qui les croient), petites phrases et déclarations d’intention. Malgré un spectacle aujourd’hui trop souvent dérisoire ou pathétique, la politique reste un art utile et noble, parce qu’elle sert le bien commun, un bien « plus divin », dirait Aristote, puisqu’il touche plus d’hommes.

Nous comprenons tous intuitivement que la politique, parce qu’elle se meut dans la sphère des réalités contingentes, comporte inévitablement une part de souplesse, d’adaptation aux circonstances, de tolérance envers des maux qui ne peuvent provisoirement être supprimés.

Même si un gouvernement digne de ce nom le voulait, il ne pourrait changer en quinze jours et de fond en comble le système d’imposition, le Code du travail ou l’organisation de l’Éducation nationale. Et s’il entreprenait de le faire, le chaos qui en résulterait serait sans doute pire que les inconvénients de la situation actuelle.

Cependant, si certains maux marginaux et ponctuels peuvent et doivent sans doute être supportés pour un temps, en fonction des exigences du bien commun, tout ne peut être l’objet de tolérance et de longanimité. Des maux qui mettent directement en péril l’essentiel du bien commun, des maux qui ruinent sans retour les principes mêmes de la société, les fondements de la communauté humaine, doivent être combattus immédiatement et sans réserve.

Prenons un exemple pour mieux comprendre. Il est permis à des parents de fermer les yeux sur certaines frasques d’un enfant, lors d’une crise d’adolescence difficile. Laisser passer, en quelques circonstances, une colère, une bouderie, une paresse, peut s’avérer nécessaire. En revanche, si l’adolescent entreprend de mettre le feu à la maison, aucun parent sensé ne le laissera faire, même sous prétexte de tolérance, ou pour « éviter une crise ». La tolérance, en ce cas, serait criminelle et suicidaire.

Eh bien ! une société qui, chaque année, assassine froidement, de façon officielle et légale, plus de 200 000 de ses membres, est une société qui détruit, par le fait même, sa raison d’être, ses fondements de société humaine, son propre bien commun. Aucun homme politique digne de ce nom ne peut prétendre qu’il faudrait agir, face à ce crime insoutenable, « par paliers », « avec tolérance », « de façon graduée ». L’assassinat légal et massif doit être aboli de façon immédiate, sans phrase et sans atermoiement.

Peut-être, dans les faits, les avortements ne cesseront-ils pas complètement. Peut-être la répression de ce crime serat- elle très diffi cile, voire provisoirement impossible. Sur le terrain pratique, la prudence, la sagacité, l’habileté de l’homme politique auront tout loisir de s’exercer. Mais, au plan des principes, l’abolition du « droit » légal à l’avortement doit sans aucun doute être l’une des premières mesures d’un gouvernement digne de ce nom, sinon la première mesure. La défense de la vie n’est pas facultative, car tant qu’une prétendue société assassine ainsi une part notable de ses citoyens, elle ne peut être considérée comme une société véritablement humaine.

Pour notre part, nous nous situons sans hésiter dans le camp de la vie, de l’accueil des enfants et d’une éducation qui mène à la vie éternelle. C’est dans cette perspective que nous vous proposons en ce catalogue la vie de saint Jean Bosco, dans notre collection « Chemins de lumière ». L’oeuvre de son existence fut l’accueil et l’éducation des jeunes abandonnés pour diverses raisons (orphelins, délinquants, jeunes travailleurs exilés loin de leur famille, etc.). Même dans une société parfaitement organisée, selon les meilleurs principes chrétiens, il resterait une vaste place pour l’action de la charité, afin de suppléer aux défaillances de la nature, des circonstances, des personnes. Mais ce travail de la charité est évidemment encore plus nécessaire dans une société désorganisée par le rejet du christianisme. Par sa vie, Don Bosco nous donne l’exemple d’une telle charité surnaturelle, active, intelligente, industrieuse.

Et également joyeuse. Ce n’est pas un hasard si la première société qu’il créa avec des camarades de classe s’intitulait la « Société de la Joie ». C’est ce qui fait que la lecture de sa vie est à la fois passionnante et enthousiasmante, et ceci « de 7 à 77 ans ».

Faites-en l’expérience : je vous assure que vous serez vous-mêmes soulevés par cette joie communicative de Don Bosco, qui vous donnera le goût de servir avec toujours plus de zèle Notre Seigneur Jésus-Christ.

Abbé Grégoire Celier †

Extrait du catalogue Clovis n° 71 de février 2007

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