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jeudi, 01 février 2007

Avorter c'est tuer

Dans Présent, Jeanne Smits revient sur la Marche pour la vie et rappelle que si l'aide aux femmes enceintes est nécessaire dans l'accueil de la vie, la dénonciation de ce qu'est l'avortement ne l'est pas moins :

 "Il y a un tabou, il est clair est net : on peut parler tant qu’on veut de créer des conditions favorables à l’accueil des enfants, mais dire qu’avorter est un crime, qu’avorter c’est tuer, est jugé politiquement suicidaire. Et si c’était cette absence de vérité qui plombait nos combats ? Ne mésestimons pas, à cet égard, la chape de plomb que font peser les médias sur cette information. Mais force est de constater que nombre de candidats, dont nous ne mettons pas en doute l’opposition à l’avortement à titre personnel, ne veulent parler publiquement que de «drame», de «tragédie» et de la souffrance des femmes ayant avorté. Certes, il faut souligner ces choses-là ; mais voyezvous, trente ans après, ce langage «compassionnel» n’a pas fait avancer les choses d’un iota sur le plan du droit. Oui, le combat juridique sera long et ne se fera, probablement, que par étapes. Mais même pour cela il faudra bien faire sauter le verrou du politiquement correct.

Le Portugal est appelé aux urnes le 11 février pour un référendum sur la libéralisation de l’avortement [...] et l’Eglise a clairement pris position, multipliant les campagnes d’information où l’on parle certes de l’indispensable soutien aux mères mais où revient le 5e commandement : tu ne tueras pas. Parce qu’un Etat qui organise la suppression de ses propres enfants est l’auteur de sa propre déchéance : comment le croire capable d’oeuvrer pour la justice ?"